11SA tout pile : urgences again.

Après avoir passé une soirée de marde à ne pas oser bouger pour ne pas réveiller l’evil Ectropion, après avoir passé la nuit à se tortiller à cause des crampes qui malgré le spasfon lui faisaient super mal, après s’être réveillée avec encore des traces de saignements, mais pas de nausées, Madame Pimpin a rendu les armes. Exit le courage et la fausse zénitude, direction les urgences.

Une sage-femme reçoit Madame Pimpin dans la petite salle d’examen qu’elle commence à bien connaître, et pour la énième fois depuis l’épopée reproductive des Pimpin, elle détaille ses antécédents dont la listes s’allonge avec le temps. La sage-femme déjà très gentille se transforme en bisounours en entendant les mots PMA, fausses-couches, grossesse gémellaire. On passe à la table d’examen, l’appareil à échos manque à l’appel, mais la sage-femme rassure Madame Pimpin, l’interne fera l’écho dans une autre pièce. Soit. Introduction du spéculum et recherche du col. Elle demande à Madame Pimpin si le col est en avant, oui il l’est du moins il l’était il y a dix jours. Raté ! Il est passé en arrière, ce qui pourrait expliquer pourquoi ces crampes étaient si douloureuses, d’autant que l’utérus est rétroversé ET petit ET que Madame Pimpin n’est pas épaisse : voilà le cocktail pour en chier des ronds de chapeaux le temps que tout ça se détende. Rassurage numéro un. Puis la sage-femme, après une recherche digne des Experts à Miami, tombe nez à nez avec le suspect : un ENORME Evil Ectropion bien volumineux, bien saignotant, bien copieux. Rassurage numéro deux. L’arrêt des nausées corrrespond bien à la fin du troisième trimestre, pas d’inquiétude à avoir là dessus. Pour le reste tout est ok, col bien fermé, bien long et bien tonique. Soupir d’aise, mais le principal reste à venir.

Les Pimpin retournent dans la salle d’attente. Une fille attend avec sa mère. Elle pleure. Madame Pimpin qui sait trop ce que c’est sent ses yeux s’embuer en entendant la fille chuchoter « méthotréxate » et se remettre à pleurer. Cette fille la touche mais elle ne peut rien faire et n’est même pas sûre d’être elle-même tirée d’affaire alors tout ce qu’elle fait, c’est baisser la tête, et puis fermer son grand caquet. Monsieur Pimpin sans un mot adopte la même attitude. Ce n’est pas le cas de la dinde qui vient de les rejoindre, une pregnant bitch déjà équipée d’une petite fille à qui elle n’arrête pas de répéter qu’il y a un bébé dans le ventre de maman lolilolilol. Connasse.

L’interne arrive, c’est parti pour l’écho, abdominale only (une première qui permet à Madame Pimpin de réaliser qu’ils ont bien remonté). Ils sont là, cette fois ça dure assez longtemps pour bien les voir, et pour la première fois ils bougent, ils se tortillent même (j’ai pensé à toi Miss K). C’est dingue. L’interne a clairement l’air de penser que les Pimpin sont venus se faire une petite séance de cinoche… mais Madame Pimpin s’en balance de ce qu’il pense, il n’était pas avec elle hier soir et cette nuit, il n’a pas vu cette angoisse que l’examen gynéco a bien contribué à apaiser et il ne peut pas comprendre ce besoin viscéral d’être rassurée au moindre accroc. L’interne, il ne compte plus. Monsieur Pimpin est tout ému, les abdos de sa femme se contractent et se relâchent tous seuls, entre sanglots silencieux et rire de soulagement. Ca gêne la manoeuvre alors elle retient son souffle. Les petits sont pile dans la norme, espérons que la prochaine rencontre n’ait lieu que dans 10 jours, comme convenu, pour l’écho officielle.

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IAC2 – J15 – Brèves #4.

Madame Pimin ne saurait pas exactement dire ce qui se passe dans son utérus en ce deuxième jour post-IAC2, mais contrairement à la fois précédente, elle l’a bien sentie passer.

Déjà sur le coup, elle a bien douillé grâce à la pince à clamper le col (mais quel outil barbare). Son utérus étant retroversé depuis toujours (du moins, elle le sait depuis l’hystérosalpingographie de février 2013), il faut avouer qu’elle s’attendait déjà à rencontrer ce problème pour la première IAC, ce qui n’a pas été le cas. A se demander d’ailleurs si la première IAC a bien été réalisées dans les règles de l’art, et non pas par-dessus la jambe.

Ensuite, elle a eu mal au ventre toute la journée. Des douleurs de règles, des douleurs de col, un peu le même genre de douleurs qu’après l’hystérosalpingographie. Alors je t’arrête tout de suite, toi qui va commencer les IAC dans peu de temps et te pose déjà mille questions : un IAC ça ne fait pas aussi mal qu’une HSG, loin de là. On n’a pas à supporter la détestable mise en pression des trompes et de l’utérus et ça fait toute la différence. Seulement, cette fois-ci, l’IAC a été suivie de fortes douleurs de règles qui ont duré toute la journée. Moralité : prendre du spasfon par précaution juste avant.

En allant aux wc quelques heures après l’IAC, surprise : la vaniuche de Madame Pimpin était spottée. Tout le reste de la journée, elle a constaté de petites traces de saignements plutôt légers et plutôt anciens (sang marron). Sachant que son col saigne très facilement, Madame Pimpin ne s’est pas trop affolée d’autant que lesdits saignements ont plutôt eu tendance à se calmer dans la journée.

Après une bonne nuit de sommeil et une journée de boulot par-dessus, plus de saignements. L’usine à Poney a donc repris du service (bah quoi, faut pas qu’ils s’ennuient les Yacks Domestiques, tous seuls là dedans, sinon ils risquent de se barrer). Très mauvaise idée. Je te dis pas la tête de Monsieur Pimpin, quand après l’effort et le réconfort il s’est rendu compte que sa dulcinée pissait littéralement le sang. Du bon sang rouge et bien homogène, épais, du sang de quand tu t’es blessée, pas du spotting, pas du sang de règles. Monsieur Pimpin n’a rien en commun avec Rob Patt et le sang c’est pas trop son délire. Il était tout pâle et tout désolé. Sur le coup, pas de douleurs, c’est un peu plus tard qu’elles sont revenues (plus légères que le jour de l’IAC toutefois). Pourtant, c’était un mignon Poney Sauvage, gentil et bien élevé, pas du genre à faire mal.

Alors qu’est ce que c’est que ce bordel ? Aurait-on inséminé à Madame Pimpin des Yacks Domestiqués carnivores qui se seraient embusqués au détour de l’endomètre pour se jeter sur les Poneys Sauvages ? Ces derniers étant un peu faiblards d’origine, ils se seraient laissé massacrer dans un bain de sang ?

Est-ce juste le col de Madame Pimpin qui en a ras la casquette, qui aurait bien aimé prendre des vacances entre deux IAC et qui pour montrer son mécontentement fait la grève de la discrétion ?

Ou bien son endomètre, qui déjà n’avait rien de trop, et se met à lui faire faux bon ?

On n’en sait rien ma bonne dame. Et c’est bien embêtant, d’autant que sur ce coup là, Doctissimarde et autres Aufémidinde.com ne sont d’aucune aide : si les Octobrettes Lolilol et les Essayeuses 2013 parlent parfois de spotting ou légers saignottements, personne ne semble avoir terminé dans ces conditions. Bon, on ne va pas se mettre en panique pour si peu hein, elle a encore tout plein de sang dans ses veines Madame Pimpin. La nuit semble avoir un peu apaisé les affrontements faisant rage dans la Bande de Gazon (tu noteras mon humour de marde, c’est que je suis toujours bien vivante). Espérons que la team Yacks Domestiqués n’ait pas été trop vilaine avec la team Poney Sauvage, et qu’ils aient laissé un peu d’endomètre pour la mission «prélassons nous dans ce frifri moelleux et hospitalier».

Ce n’était qu’un brouillon.

Et ça devient IAC#1. Car il y aura IAC#2. C’est Claire la Pute (enfin sa consoeur low cost) qui l’a dit ce midi. 16dpo – J28, léger spotting hier soir, échec confirmé par la triste solitude de la ligne rose, la ligne de test, dans la petite fenêtre de plastique transparent. A 5mm du bonheur, Madame Pimpin se fait déposer comme un vieux pneu crevé sur le bord de la route.

« Dream your life » qu’il disait, le joli graffiti d’hier. Et non pas « Live your dream ». Toute la nuance était là. Les Pimpin n’auront que le droit de rêver. Que faire maintenant de tous ces jolis signes, que faire du petit rouge-gorge mignon fidèle au rendez-vous encore ce matin, que faire de ce chagrin… La réponse est facile, il suffit d’en faire une nouvelle boule d’énergie et de repartir aux charbons. Facile…

Facile aussi de se dire que tout ça c’est de la merde, que les bestioles dans l’eau de cologne ça fait des bébés pour les autres, que l’espoir c’est pour les autres, que la victoire c’est pour les autres, que le bonheur est hors d’atteinte. Mais on n’a pas le droit de dire ça, hein. Dire ça c’est pas bien.

Alors bien sûr, se foirer à la première IAC c’est d’un banal, d’un commun… Et puis, de quoi tu te plains Madame Pimpin, un TG- c’est quand même moins la merde qu’une autre fausse-couche. Bien sûr demain soir la mère Pimpin sera au rendez-vous pour festoyer, parée de sa jolie robe, de son sourire carnassier de pacotille, planquée derrière son humour et son acidité habituels. Bien sûr elle va jouer le jeu, rire de bon coeur, faire un voeu à minuit et y croire à son voeu malgré le pincement au coeur. Bien sûr il y a plus à plaindre, les gens seuls, les gens qui ont faim, les gens malades, les gens qui meurent. Et les cons. Oh oui plaignons les, les cons, les cons heureux de ne pas se savoir cons.

Ce matin Madame Pimpin a compté ses fioles de Ménopur. Quand J1 sera là, elle appellera le Caméléon et prendra RDV dès que possible. Et si jamais le RDV n’est possible qu’après J3, fuck it. A J3 elle se piquera. Ensuite on avisera.

Pour finir sur une dernière note joviale, merci à tous les nouveaux followers, qui osons le supposer ont followé ces derniers jours pour apprendre au plus vite la belle et réjouissante nouvelle, et ont fait exploser les stats de ce chouette blog. On n’avait pas vu ça depuis la disparition tragique de la Petite Chose. Merci et désolée, osons le supposer, vous êtes probablement déçus. La direction vous prie de bien vouloir excuser ce contretemps fâcheux et s’efforce de tout mettre en oeuvre pour vous servir du beau, du neuf, du sensationnel en 2014.

Et merci à toi surtout, toi qui depuis longtemps espère sincèrement avec moi, que ce soit en silence ou bien activement, et supporte mes jérémiades, mes sautes d’humeur, mes accès d’aigreur, et les rares instants de grâce au cours desquels je suis contente de mon sort.

On se débrouillera pour publier quelque chose d’ici demain parce qu’il n’est pas question de finir l’année sur cet article aussi pourri, pas question d’accorder ce petit plaisir à DNLP.

Fragmentation, implication, planification, illusions.

Après avoir stressé toute la matinée d’hier, et après avoir appelé le secrétariat de la PMA une bonne demi-douzaine de fois dans la matinée pour s’entendre dire que les résultats n’étaient pas prêts, Monsieur Pimpin a réussi à obtenir le verdict. Oui, tu lis bien, c’est Monsieur Pimpin qui s’est farci l’attente, le froid dehors parce qu’il faut sortir pour téléphoner discrétion oblige, bref, les réjouissances habituellement subies par sa femme.

Et donc vers midi, il a rappelé Madame Pimpin pour lui annoncer que ses bestioles n’ont pas de problème de fragmentation sur leur ADN. Amen.

L’intégralité des résultats n’a pas été transmise, il est probable qu’ils ne le reçoivent que par l’intermédiaire du Caméléon. On ne saura donc pas tout de suite ce qu’il en est du reste du spermogramme (enfin en trois semaines il y a peu de chance pour que les choses se soient améliorées), mais on sait déjà que Monsieur Pimpin n’aura pas besoin de démissionner de son travail pour cause d’incompatibilité avec la qualité de sa production de gamètes. Convenons-en c’est bien commode, d’autant qu’il n’était pas encore au courant que Madame Pimpin projetait de le faire démissionner et que l’histoire ne nous dit pas s’il aurait été jouasse-jouasse.

Dans la foulée de son implication sur le projet « faisons un gosse », c’est encore Monsieur Pimpin qui a passé le coup de fil de prise de RDV avec le Caméléon pour débriefer de tout ça. Nan mais WHAT THE FUCK ? Il a du se prendre le chou avec le planning croisé des déplacements de sa femme et de ses jours de garde à lui, négocier avec la secrétaire pour obtenir une date au plus tôt mais à une heure qui convienne… bref, les réjouissances habituellement subies par sa femme.

Tu noteras comme l’homme se sent tout de suite plus concerné quand ses bouboules sont sur la table. Madame Pimpin ne va pas s’en plaindre bien au contraire. C’est beaucoup plus agréable quand les tâches sont réparties. C’est juste un peu dommage que cette implication active n’arrive que maintenant.

Et ça ne s’arrête pas là. Hier soir dans la cuisine, Monsieur Pimpin, le regard dans le vague, a laissé échapper une petite réflexion, de celles qui doivent te trotter souvent dans la tête à toi la galérienne de la reproduction.

–          «pffff… avec tout ça on n’a même plus l’impression d’être en train de faire un bébé.»

Ah bah tiens. Maintenant que tu le dis, ça fait deux ans que j’y pense… Bref, les réjouissances habituellement subies par sa femme.

Il ne manquerait plus que Monsieur Pimpin se mette à jouer à DDDJ1 ! D’ailleurs c’est peut-être ce qu’il avait en tête, parce que sans le savoir, il a pris le RDV avec le Caméléon le 2 décembre, soit J28. Anticipation de la planification ? Acte manqué ? Quoi qu’il en soit cette connasse de DNLP a toujours un coup d’avance comme aux échecs. Et ce matin à J17, elle a manifesté ses signes habituels d’intimidation : je te le donne en mille, bonjour le spotting. Spotting d’ovulation, spotting de nidation, mon cul œil.Ca n’arrive jamais, ça, chez Madame Pimpin. C’est du spotting annonciateur de J1. Fallait pas se réjouir trop vite du C9 réparé suite à prise de pilule, ça n’aura pas duré bien longtemps. Et pourtant là, faut que ça tienne encore bordel de marde. Il faut que ça tienne.

Tout de même, ça va faire trois cycles de rang que Madame Pimpin demande audience au Caméléon en visant le J1. Trois mois qu’elle attend qu’il relève et qu’il donne le go pour la stim ou l’IAC. Pour les deux premiers, le J1 s’est tenu à carreau mais il manquait toujours un truc (le 100%, le spermo, l’avis de la PMA…). Ors, cette fois on est dans les clous. On a le 100%. On a fait le spermo qui finalement n’est pas trop foireux pour les IAC, et qui ne nécessite pas de traitement préalable. On a l’avis de la PMA. Alors bordel de J1 de marde, tu vas rester chez toi encore un peu.

Parce que la Mère Pimpin, ok elle est un peu down, niveau moral et niveau énergies de l’Univers. OK elle est pas assez au top pour faire des putains de FIV de marde. OK elle ne chante pas assez la vie pour chanter des berceuses à un potentiel / improbable embryon. Mais elle va se soigner. Et semaine 50 elle ne bouge pas de Village sur Mer, et semaine 51 elle est en vacances, alors ce serait fort pratique pour apprendre à se faire les piqûres, aller faire des échos et des prises de sang le matin et se faire inséminer le 16. Alors J1 de marde, tu vas rester chez toi jusqu’à nouvel ordre, le Caméléon, tu lances les hostilités le 2 décembre, et on féconde technologiquement le boule de Madame Pimpin le 16.

Siouplé.

Et en bonus, on dépose un TG+ sous le sapin pour le nouvel an, on commence 2014 en chantant la vie et sans fumer. Et on le laisse + pendant 9 mois, le TG. Ca fera tout pile un an d’écart avec le Koala de la LOL, et un an d’écart c’est formidable pour lui fabriquer une fiancée. Et puis ça fait un vêlage pendant le mariage de Madame Loutre, ou comment sanctionner sa connerie de deux ans d’âge en lui volant la vedette le jour J. Bon. On se projette un peu là. Mais on a pas dit qu’il fallait avoir la win ? Hein ? Nom de nom de nom de Zeus !

Liste des Jolies Choses #8.

Pimp my job.

Madame Pimpin est dans une très très très bonne phase professionnelle. Bon, forcément il y a toujours un peu à redire. Mais le sentiment d’être bien à sa place, d’être écoutée et d’être respectée, de se sentir utile, d’aimer ce que l’on fait, de faire avancer les choses… Il y a quelque semaine, Madame Pimin a été sollicitée pour prendre de nouvelles activités dans son périmètre. Sur le coup, ça l’a profondément emmerdée. Et puis finalement elle s’est dit que comme au surf, le meilleur moyen de prendre une grosse vague c’est de la rider (oui tu peux prononcer avec l’accent anglais, je n’ai pas peur de me la raconter avec mon vocabulaire de roots). Et bien lui en a pris parce que c’est une nouvelle Madame Pimpin qui rentre à la maison le soir, maintenant. Une toute pimpante et toute motivée. Et tout ça, ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivé.

Mail de vérité.

Hier Madame Pimpin a reçu un mail de Madame Ecureuil. Un mail tout anodin l’air de rien, pour prendre des nouvelles et montrer qu’elle ne dressait pas de barrière de la honte entre sa grossesse et sa copine, tout en évitant d’en faire des caisses. Madame Pimpin a apprécié la démarche. Elle a sauté sur l’occasion pour essayer de s’exprimer sur ses sentiments. Elle s’est armée de sa plus grande bienveillance et a couché sa frustration sur le papier, et ses difficultés. Frustration de ne pas réussir à se réjouir comme il se doit, difficultés à le dire, difficultés à le vivre. Figure-toi que ça lui a fait bien plus de bien que de bitcher dans le dos de sa copine, la mauvaise foi comme cheval de bataille. Ecrire ce mail l’a libérée, livrer ses sentiments a ôté un peu de fiel. Et si elle ne parvient pas plus maintenant à se réjouir, elle a au moins l’impression d’avoir été loyale et sincère. Madame Ecureuil n’a pas encore répondu, Madame Pimpin espère vraiment qu’elle aura compris. C’est la seule chance de survie à leur amitié. Et si le mail est mal passé, au moins Madame Pimpin n’aura pas de regrets.

Day Off.

Comme ça comme une envie de pisser, Madame Pimpin a posé sa journée de demain. C’est un fait assez rare pour le mentionner ici, assez rare pour qu’elle profite comme une malotrue de ce week end de quatre jours.

L’avertissement.

Ce week end, les Pimpin sont invités à la crémaillère de Miss Kangourou et son amoureux. Ils ne connaissent pas trop les amis de l’amoureux, mais forcément qu’il en a, et qu’ils seront là. Et si du côté de Miss Kangourou, la guest-list est claire et dépourvue de polichinelles dans le tiroir, côté Monsieur c’est l’inconnue. Tu penses bien que Madame Pimpin n’a pas osé poser de questions à sa copine là-dessus, pas envie de passer pour un dragon control-freak, en vous remerciant. Ca n’a pas empêché Miss Kangourou d’envoyer une petit sms hier soir pour prévenir les Pimpin que les polichinelles seraient au nombre de deux, et qu’ils se voient plutôt bien. Le cœur de Madame Pimpin a fondu d’amour. Un homme averti en vaut deux, une femme avertie en vaut trois (soyons fous), les Pimpin seront donc blindés comme une armée de cinq hommes pour affronter la situation.

Défi.

Elle court elle court la mère Pimpin (et au passage sans me vanter elle redevient bonnasse héhéhéhé – rire gras). Monsieur Pimpin a profité qu’elle soit pompette l’autre jour pour la mettre au défi de s’inscrire à une course dimanche qui vient. Alors ce n’est pas un marathon, ni même un semi. Mais c’est tout de même 10 bornes, le cap que Madame Pimpin ne parvient pas à franchir. Espérons que l’esprit de compétition lui donne des ailes et ne la laisse pas sur le bas côté, toute dépitée… Mais le défi est accepté. Et ça lui fait penser à cette pub nike qui passe en ce moment et qui lui donne furieusement envie de se dépasser (contrairement à la dinde mal chaussée de l’appli zombiesque dont on parlait l’autre jour…).

Réparée.

On ne parle pas encore de régularité, ni même de longueur de cycle normale. Mais le vilain C7 sous éthynil, ce vilain cycle sous contraceptif, il aura au moins le mérite d’avoir chassé les vilains spottings qui avaient pris l’habitude de squatter dès le surlendemain de l’ovulation de Madame Pimpin. Pour une ovulation vers J15, on est à J23, et la culotte de Madame Pimpin, c’est Blanche Neige (tu vois comme je fais des efforts pour te sortir des comparaisons poétiques et mignonnes quand je suis joie et amour). Le double bonus, au-delà du fait de fortement apprécier cette normalité (provisoirement ?) retrouvée, c’est que ça nous place déjà le J1 au-delà de cette semaine si tout va bien. Qu’il tienne jusqu’à lundi et il ne restera que deux ou trois jours à tenir pour que je RDV du 8 novembre avec le Caméléon tombe aux alentours de J3. Et permette de commencer le protocole sur C9. On dit merci le Caméléon pour cette réparation magique de C8. (mais ne parlons pas trop fort des fois que les soptts se baladent dans le coin).

Le Faucon Mignon.

Last but not least, Madame Pimpin a gardé pour la fin cette jolie et adorable surprise d’une gentille copinaute. Elle n’a pas le droit de te dire d’où vient la carte ni pourquoi cette étrange illustration, mais elle peut te dire qu’elle vient de très très loin en termes de kilomètre, mais de très très près en termes de pays de cœur. Elle peut aussi te dire qu’elle provient d’une chouette personne, et qu’elle apporte du soleil avec elle. N’est-ce pas Madame H. ?

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En vrac #17.

Le TG- qui ne faisait pas venir le J1.

Par dépit, ne voyant pas venir le J1 à J29 après des épisodes intermittents de spotting depuis J13 (ça ne s’améliore pas), Madame Pimpin a dégainé son tout dernier TG Simply Marde. Conformément à la logique implacable de la loose et des statistiques, une seule barre s’est affichée. Madame Pimpin n’est pas tellement déçue (au bout d’un moment, la déception ça devient has been), et ne s’attendait pas à autre chose (au bout d’un moment on s’habitue à la loose, c’est pas moi qui vais te l’apprendre). A la rigueur, elle s’inquiète juste un peu que ce TG de marde n’ait pas fait venir J1 dans la foulée (mais c’est pas comme si c’était le quatrième mois consécutif de festival du grand n’importe quoi dans l’utérus Pimpinesque). En revanche, un TG+, au delà de tout ce qu’il pouvait signifier, aurait grandement simplifié l’existence de Madame Pimpin pour les jours à venir. Ce qui nous conduit au point suivant.

Le retour de l’écureuil.

Comme tu sais, Madame Ecureuil a commencé ses « essais bébé » il y a 6 mois, est tombée enceinte il y a 5 mois, et a subi la dure épreuve d’une fausse-couche il y a 2 mois. Les dernières nouvelles à ce sujet se trouvent ici. Il se trouve que Madame Ecureuil est de passage à Village Sur Mer. Il se trouve que demain, les Ecureuil dînent chez les Pimpin, et que vendredi c’est soirée gonzes. Il se trouve que Madame Pimpin, en parallèle, a reçu le sms suivant de la part de son amie :

« Madame Pimpin, je sais qu’on se voit déjà jeudi et vendredi mais j’aimerais bien qu’on puisse se caler un moment toutes les deux avant mon départ ».

Madame Pimpin arpentera donc les rues du marché de Village Sur Mer dimanche matin en compagnie de son amie. En attendant, son cerveau surchauffe. Après la découverte du bébé des cousins, après l’annonce de la grossesse de Madame Chaton, Madame Pimpin a l’impression que le principe de ces vacances, c’est « 1 semaine, 1 annonce ». Elle s’attend donc à ne servir que du jus d’orange à Madame Ecureuil demain soir. Au lendemain d’un TG- ça pique, quand même. Alors c’est sûr que c’est une nouvelle réjouissante et que Madame Pimpin sera contente que son amie soit vite consolée de son malheur. Mais Madame Pimpin est une connasse et elle préfèrerait être consolée elle-même de sa propre loose. Après, peut-être que tout ça ne sont que des élucubrations à deux sous. Peut-être que Madame Ecureuil a besoin de parler de ce qui lui est arrivé, après tout peu de personnes le savent. Peut-être qu’elle veut parler de tout autre chose. Peut-être qu’elle a grillé le blog de cette commère de Madame Pimpin, et qu’elle a l’intention de l’engueuler pour avoir raconté son secret sur internet. On ne le saura que dimanche, sauf si le sixième sens de Madame Pimpin a encore tapé dans le mille, auquel cas le jus d’orange de demain soir risque de lui mettre le cerveau en marmelade et de la faire replonger dans le rosé. Alors voilà. Oui ce serait une bonne nouvelle, et oui le TG- de ce matin était prévisible. Mais on est une connasse ou on ne l’est pas, et Madame Pimpin a choisi son camp : tout ça lui donne la nausée pour de mauvaises raisons.

Man’s Man’s world.

James Brown disait que ce monde d’homme ne serait rien sans les femmes. Il n’a pas tort mais bon, l’inverse est vrai aussi. D’ailleurs aujourd’hui Madame Pimpin veut leur rendre hommage, aux hommes… Parce qu’elle leur doit une fière chandelle. Depuis longtemps, elle se trouve souvent plus à l’aise avec eux qu’avec les femmes. C’est pour cette raison que pendant les repas de famille, Madame Pimpin se retrouve bien souvent à siroter un petit verre de cognac en fumant avec les hommes de la famille, plutôt qu’à s’expédier un pisse-mémé en jouant au scrabble. C’est pour cette raison qu’elle a pris, très jeune, la décision de s’orienter vers un domaine professionnel très masculin parce que même si certains sont de vils gougniafiers, les crêpages de chignons entre collègues, c’est bien souvent le lot des gonzesses (d’ailleurs elle en a déjà fait les frais et on ne l’y reprendra plus).

Depuis qu’elle a découvert son infertilité, Madame Pimpin, en soirée, esquive de plus en plus souvent les autres femmes et préfère mille fois la compagnie des hommes. On ne parle pas de couches avec les hommes, ou alors très peu et c’est très drôle. On n’annonce pas des « essais bébés », parmi les hommes, et on ne scrute pas le verre de son voisin pour savoir s’il s’est fait féconder le boule. Les hommes parlent de leur boulot et pas de leurs congés mat’, de leurs bagnoles et pas de poussettes, et de plus en plus, Madame Pimpin trouve refuge auprès d’eux. Ne sois pas fâchée, copine qui lit ce blog. Je suis sûre qu’à toi aussi il est déjà arrivé que tu quittes une conversation trop portée sur les utérus des unes et des autres pour aller t’assurer que les hommes s’en sortent autour du barbecue. Mais toi l’homme qui ne lis sûrement pas ces pages, Madame Pimpin te remercie d’être là dans sa vie, de tout son coeur. Tu lui es essentiel, comme une petite bouffée d’air frais dans un monde de patchouli.

 

Test sondage (prétexte pour te pomper l’air avec mes DPO et mon J1 – again)

Pour s’entraîner à faire des sondages, Madame Pimpin a choisi le thème « mongolisation », illustré superbement dans le cadre de ce cycle capricieux qui lui fond les neurones à petit feu.

Récapitulons tout ça.

J20 : rien de rien*.

J21 : petit filet de sang au beau milieu de sa glaire d’ovulation.

J22 : spotting marron-beige le matin.

J23 : rien de rien*.

J24 : spotting marron beige + filet de sang.

J25 : rien de rien*.

J26 : rien de rien*.

J27 : rien de rien*.

J28 : spotting le soir + filet de sang.

J29 : rien de rien pendant la journée. Poney le soir, pertes rosées dans la soirée.

J30 : rien de rien*.

* rien de rien : que du transparent – blanc, avec examen « à la source », et col fermé. Au final Madame Pimpin se demande si ce ne sont pas ces examens débiles « à la source » qui lui ont abîmé son col et le font saigner, ou je ne sais quoi.

Voilà le nuancier de ce cycle, je sais, c’est pas classe de partager ce genre de détails mais comme précisé plus haut les neurones de Madame Pimpin fondent à vue d’oeil. Et puis bon, même si on n’est qu’à C4 elle s’est donné du mal Madame Pimpin pour ce putain de cycle : ostéo à C3, hypnose à C4, avec auto-hypnose TOUS LES SOIRS, zéro clope et zéro alcool en phase folliculaire, Poney à J11 J13 J15 et J17… C’est dur de se convaincre soi-même de ne pas y croire.

Madame Pimpin a tout de même arrêté de pratiquer des examens « à la source », elle ne veut pas risquer de s’auto-infliger une infection pas cool avec ses conneries.

Madame Pimpin pourrait tester et se débarrasser de sa mongolisation. A J30 – 16dpo présumés, avec un FDC blanc de blanc, elle aurait probablement fait péter le TG et se serait mangé son mur dans la face, ça l’aurait calmée une bonne fois pour toute et elle serait repartie au charbon pour C5.

Mais cette semaine, elle passe les examens de sélection pour la Chouette Ecole. Elle ne veut pas arriver aux entretiens avec une mine déterrée de meuf qui vient de se manger un TG-. Et en cas de TG+ (auquel Monsieur Pimpin, dépourvu d’hormones et donc en possession de toute sa raison, ne croit absolument pas), il serait juste impossible de garder sa concentration pour les épreuves écrites (4h pour la plus longue : NO WAY).

Elle envisage donc d’attendre patiemment que son J1 se décide à débouler pour de bon, et arrêter de la faire mongoliser (ou bien de se barrer pour de bon, ce qu’elle continue de juger possible puisqu’elle n’a plus de neurones donc plus de jugement). Si jamais au grand jamais le J1 n’est pas arrivé mercredi soir, jour de la fin des épreuves, on avisera. Ou alors, si J1 n’est pas arrivé au moment de recevoir le verdict de la Chouette Ecole, on avisera. Les probabilités d’admission sont plus élevées que les probabilités de J1, une bonne nouvelle pourrait en compenser une mauvaise. Oui mais alors si les 2 sont mauvaises, quid de la corde que Madame Pimpin va mettre de côté à cet effet…. On ne sait pas. En tous cas, si savoir maintenant que c’est foutu permettrait de clore le chapitre, savoir maintenant si c’est pas foutu mettrait un sacré foutoir et ne servirait pas à grand chose, à part arrêter de fumer et de prendre l’apéro… se mettre à l’utrocrado ? No way. Never again l’utrocrado, sauf ordonnance expresse ou démonstration que Madame Pimpin est défficiente de la progestérone. On voit bien à quel point ça a sauvé la vie de Madame Pimpin pour FC2 : la Petite Chose est partie encore plus vite que pour FC1. Merci bien.

Comme Madame Pimpin n’a plus de neurones, elle s’est dit qu’elle pourrait peut-être solliciter ton avis. On est dimanche, il fait très chaud, si toi aussi tu attends quelques heures pour sortir de peur de mourir foudroyée par la canicule (ouais, même à Village Sur Mer il fait un temps de ouf), peut-être tu pourrais cocher une case.