Check List pour une IAC à Village Sur Mer.*

*«à Village Sur Mer» : c’est-à-dire, quand la grande maison de la PMA ne vous ouvre pas ses portes parce que vous ne faites pas de FIV mais des IAC, et que le suivi médical est donc réalisé par le Gynéco de ville ou d’ailleurs, la PMA ne prêtant que son labo et les conseils de son biologiste. 

J-7 : Le J1 n’est pas encore dans la place, mais soyons réalistes et arrêtons de rêver cinq minutes, il va débarquer d’ici une semaine. Il est temps de : 

–          Zieuter l’agenda afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de déplacements au moment supposé du J1, et commencer à émettre des suppositions quand à la date présumée de J3 pour l’écho de contrôle post-IAC#N-1.
–          Vérifier les stocks de médicaments et de consommables (médicaments, aiguilles et seringues, vaniuches). Le stock de médicaments déterminera l’importance du RDV de J3. En cas de stock liquidé, se débrouiller pour obtenir une ordonnance avant J3, rapport au délai de commande de la pharmacie.
–          Vérifier la validité des pièces administratives constituant le dossier soumis au laboratoire PMA qui prépare les recueils : date du dernier spermogramme, date des sérologies, date du dernier bilan hormonal à J3, validité du 100% (m’enfin à J-7 c’est trop tard).

J1 : Bah voilà hein on s’en doutait un peu. Si c’est un samedi, ou pire un dimanche avec J3 lundi, on est dans la marde si le point de J-7 n’a pas été fait correctement. 

–          Chialer un bon coup.
–          Essayer d’obtenir un RDV le jour même si le stock de médicaments est à zéro.
–          Essayer d’obtenir un RDV à J3 si tout est RAS.
–          Se dépatouiller avec la pharmacie.
–          Voir avec l’infirmière si besoin (surtout en cas de pénurie d’aiguilles).

J3 : normalement, le stock de médicaments est OK, partons sur l’hypothèse d’une secrétaire de gynéco conciliante. 

–          RDV de contrôle post-IAC.
–          Première injection.

J4 :
–          rappeler la secrétaire pour caler les rendez-vous de suivi de stimulation ovarienne.
–          Injection.

J5 :
–          Injection

J6 :
–          Injection

J7 : début du suivi de stimulation ovarienne.
–          Température.
–          Prise de sang au labo de Village Sur Mer de bon matin.
–          Penser à imprimer les résultats et vérifier qu’ils aient été faxés à la Chouette Clinique.
–          Faire la courbe.
–          RDV gynéco.
–          En fonction de l’écho, commencer à tenter de deviner la date de l’IAC pour s’assurer des disponibilités de tout le monde (labo, gynéco, et accessoirement son conjoint et soi-même).
–          Ne pas oublier l’injection.

J8 :
–          Température.
–          Injection

J9 : deuxième RDV de suivi de stimulation ovarienne.
–          Température.
–          Prise de sang au labo de Village Sur Mer de bon matin.
–          Penser à imprimer les résultats et vérifier qu’ils aient été faxés à la Chouette Clinique.
–          Faire la courbe.
–          RDV gynéco.
–          En fonction de l’écho, commencer à tenter de deviner la date de l’IAC pour s’assurer des disponibilités de tout le monde (labo, gynéco, et accessoirement son conjoint et soi-même).
–          Ne pas oublier l’injection.

J10 : 
–          Température.
–          Injection

J11 : troisième RDV de suivi de stimulation ovarienne. 
–          Température.
–          Prise de sang au labo de Village Sur Mer de bon matin.
–          Penser à imprimer les résultats et vérifier qu’ils aient été faxés à la Chouette Clinique.
–          Faire la courbe.
–          RDV gynéco.
–          Très probablement, calage de la date de l’IAC pour J13.
–          Ne pas oublier l’injection habituelle OU la piqûre de déclenchement.

J12 :
–          Température.
–          Prise de RDV avec le labo de la Clinique PMA pour le recueil, prise de RDV avec la secrétaire du Gynéco au cabinet de la Chouette Clinique pour l’IAC.
–          Vérification des papiers du conjoint et de ses propres papiers (carte d’identité, carte vitale, 100%, copie des examens au cas où).
–          Préparer un en-cas pour le lendemain midi.
–          Poney.

J13 : jour de l’IAC.
–          Température.
–          Départ du conjoint pour le recueil à la Clinique PMA.
–          Prise de sang au labo de Village Sur Mer de bon matin.
–          Eventuellement, aller au boulot.
–          Prise de nouvelles auprès du conjt (en évitant de faire sonner son téléphone au moment où il fait sa petite affaire…)
–          Penser à imprimer les résultats de prise de sang et vérifier qu’ils aient été faxés à la Chouette Clinique.
–          Départ pour récupération du recueil à la Clinique PMA.
–          Convoyage du recueil, des ovaires et de l’utérus concernés vers la Chouette Clinique.
–          Massacre cervical et IAC.
–          Penser à récupérer l’ordonnance pour l’utrogestan (à Village sur Mer, la pds pour recherche des BHCG, on s’assoit dessus pour les IAC).
–          Retour à la maison pour grignotage de l’encas et repos d’une heure (si possible…).
–          Retourner au boulot.
–          Pharmacie (utrogestan)
–          Poney si possible (à la maison, hein).

J14 :
–          Poney.
–          Utrogestan.

J15 à J21 :
–          essayer de ne pas penser.
–          Bordel, J21, c’est aussi J-7… il faut recommencer.

IAC2 – J13 – Brèves #3.

A J11 (samedi, donc) Madame Pimpin a tenu à recontrôler ses hormones, craignant que les sensations de tiraillement dans son col et sa glaire bien présente ne signifient une ovulation en cours, cata, donc, puisque l’IAC n’était prévue que ce matin et l’ovitrelle samedi soir.

Résultat : LH=1,8 / E2=339.

Ouf, pas de drame. L’E2 est un chouïa plus élevé qu’au même stade la dernire fois (318) mais l’écart n’est pas assez élevé pour permettre de penser que Number Two est encore dans la course (à moins que le dernier dosage de ce matin ne montre un taux formidable, mais ne nous laissons pas trop aller à la rêverie).

Madame Pimpin s’est donc rendue confiante (mais seule) au labo récupérer les Yacks domestiques dans leur petit flacon, après que Monsieur Pimpin (retourné au boulot), en mode super stressé, n’y ait déposé son précieux produit, puis s’est rendue à la Chouette Clinique avec trente minutes d’avance. Le Caméléon n’avait pas de retard, pas de stress. Madame Pimpin n’a pu accorder que quelques dizaines de minutes à son récalcitrant niveau Candy Cruche (depuis le début de la stimulation ça n’a pas avancé bordel de marde), et dieu merci l’attente fut brève rapport au lardon braillard de quelques semaines exhibé fièrement par une mère semi-obèse (qu’on ne vienne pas me dire qu’être gros rend infertile, et qu’on foute la paix aux copines de galère quand elles ont trois kilos en trop bordel), TOUTES les grosses patientes du Caméléon sont enceintes ou mère ou les deux. Bref je m’égare.

La mère béate s’éclipse pour changer son lardon (bah oui, ça chie, fallait y penser avant), Madame Pimpin en profite pour passer devant elle dans l’ordre des patientes (et BIM ça fait deux pregnant bitches esquivées).

Après les politesses d »usage, on passe dans la petite salle d’écho (première fois que Madame Pimpin la voit en plein jour). Madame Pimpin s’installe. Le Caméléon la fixe du regard pendant un instant. Madame Pimpin lui rend son regard et pense à l’épisode de Bref, ce qui la fait sourire et la détend un peu.Insertion du spéculum, ouille ouille ouille. Il est plus délicat avec la sonde. Puis au grand dam de Madame Pimpin, il sort sa pince pour lui clamper le col et lui remettre l’utérus dans le droit chemin bordel ça fait super mal (souvenirs de l’HSG) VILAIN UTERUS QUI N’EN FAIT QU’A SA TÊTE ! Heureusement le col semble à peu près ouvert puisque à part la pince elle n’a rien senti. Elle n’a pas eu le temps de regarder le flacon des Yacks domestiques flottant dans l’eau de cologne mais ce n’est pas plus mal, la dernière fois ce flacon rikiki lui avait plutôt inspiré des craintes rapport à sa petite taille ridicule.

Déclampage de col, extraction de spéculum. Ouf. Madame Pimpin se redresse mais le Caméléon lui ordonne de ne pas bouger et appuie sur un bouton puis se barre dans son bureau. Le siège de Madame Pimpin se met à basculer vers l’arrière, et n’en finit plus de descendre au point que le sang lui monte à la tête. Ah elle doit être belle comme ça tiens, frifri au vent ! L’image lui donne un micro fou-rire mais elle se retient, pas le moment que la contraction de ses abos se mettent à vouloir faire des bulles d’eau de cologne avec son vagin, bulles qui éclateraient gentiment dans l’air ambiant, dispersant les Yack Domestique là où ils n’auraient rien à faire. Seulement, l’image du frifri en irruption, laissant échapper des bulles d’eau de cologne, ça la fait encore plus marrer. Au terme de cette bonne tranche de rigolade, le Caméléon revient la mettre en position frifri en bas – tête en haut. Je VEUX ce fauteuil chez moi. T’imagines toutes les choses qu’on doit pouvoir faire avec ?

Le Caméléon prépare l’ordonnance d’Utrogestan, toujours pas de pds au programme. T’façons, les pds… plus de place sur les bras. Puis il demande à Madame Pimpin si elle bosse cet après-midi et tique un peu quand elle répond que oui. Le deal : reprise à 14h après une bonne heure de glande allongée chez elle dans son canap (glande mise à profit pour te narrer l’épopée matinale). Selon lui, le repos n’est pas une aide prouvée et empirique mais si ça peut aider et si ça ne dérange personne, c’est mieux. Madame Pimpin se lance donc pour sa grande question du sport : mollo la première semaine, puis comme d’hab, comme on le sent. Ce n’est pas dramatique d’en faire bien sûr mais autant éviter pour mettre toutes les chances de son côté. Madame Pimpin est soulagée, je t’avoue qu’elle craignait surtout qu’il se foute d’elle avec sa question de faignasse.

Bref voilà, J13 DPO0, c’est parti pour deux semaines de rêve (RDV Reiki à J23 pour donner des bonnes ondes au cas où l’un des follicules-patates a décidé de faire quelque chose de bien de sa vie). Espérons que les bestioles de Monsieur Pimpin trouvent la route et se fassent bien accueillir, espérons que les Poneys Sauvages cèderont la priorité aux Yacks Domestiqués en cas de duel, Espérons tout plein de choses.

Et puis on n’oublie pas de croiser les doigts pour la joulie Flhope qui elle aussi a du avoir une journée bien chargée.

 

 

T’ovules ?

Quelques petites news en passant vite fait car Madame Pimpin est en vadrouille à la Grande Ville pour la dernière ligne droite avant les vacances (ô graal tant attendu).

« T’ovules ? » c’est la grande question qui taraude Monsieur Pimpin depuis une semaine. Après un C4 plutôt bien foireux et un C5 qui a démarré par un J1 d’une durée d’une semaine, lui apporter une réponse relève de compétences extra-lucides dont Madame Pimpin ne dispose pas. Hélas (nan parce que sinon elle se demanderait directement si un jour elle sera mère, on perdrait moins de temps). Donc elle n’en sait fichtrement rien, comme ça à chaud.

Alors Monsieur Pimpin s’improvise gynéco et profite de cet élan de libido retrouvé (y aurait-il une corrélation avec cette ignorance quant à la date du J1 ?) pour procéder à une étude de la glaire en terrain réel (d’ici à ce qu’il publie ses travaux dans la gazette de Village Sur Mer, on assouvirait ainsi la curiosité de la voisine… allons allons pas de mauvais esprit). Madame Pimpin ayant décidé de ne pas se prendre le chou ce mois-ci (comme tous les mois précédent, avec un succès relatif ^^) elle ne lui est d’aucun secours. Pas de TO, pas de prise de température, que dalle.

Mais comme tu sais, dans la vie de Madame Pimpin, pas besoin de TO : les voyages à Grande Ville remplissent tout à fait cet office. C’est ainsi qu’après trois jours de glaire croissante, hop : un déplacement ! Et hop : pic de glaire hier soir, pas de poney à portée de main (pas de poney autorisé par les liens sacrés du mariage, du moins) (ou ressemblant de près ou de loin à Monsieur Pimpin) (et non Zapette, je n’ai pas imaginé une seconde me reproduire avec un gougniafier, nan mais t’imagine un bébé qui naîtrait avec déjà une cravate autour du cou et la fâcheuse manie de répéter sans cesse « typiquement », « factuellement » tout en pianotant sur son blackberry… au secours). C’est donc officiel : Madame Pimpin a ovulé entre hier après-midi et ce matin, et de ce fait C5 est bâché. Forcément ça ne pouvait pas louper. Il y a des choses comme ça, qui ne changent pas. Enfin c’est pas grave, Madame Pimpin s’en cogne, de C5 (méthode Coué pour aboutir au lâcher prise).

En lieu et place de poney, elle a tout de même passé une chouette soirée avec une collègue de boulot café-cantine qu’elle ne connaissait pas tant que ça, puisque ladite collègue travaille à Grande Ville et que Madame Pimpin ne s’y rend que pour travailler. Comme ladite collègue est tout de même très sympa et que son contrat se terminait hier soir, avec Madame Pimpin elles ont décidé d’aller dîner ensemble pour fêter ça (Ladite Collègue avait bien d’autres collègues réguliers, mais faut croire qu’ils avaient une life trop captivante pour lui accorder du temps. C’est comme ça la Grande Boîte, des gougniafiers ingrats consommateurs de viande). Direction Bastille, petite bouffe entre filles, ça fait un bien fou. Et c’est super agréable de découvrir quelqu’un dans un autre cadre que celui du boulot et des réunions collet serré. D’autant qu’avec Ladite Collègue, elles se sont trouvé tous pleins de points communs, et qu’à la fin elles avaient l’impression d’être copines depuis longtemps. Et qu’au final, c’est pas parce qu’elles ne seront plus collègues qu’elles ne pourront pas se revoir, au contraire. Une nouvelle copine, ça vaut bien un poney ça nan ? (bah, et puis ce soir, avec un avion atterrissant à Village Sur Mer pour 22h il ne sera peut-être pas trop tard, mouahahah).

Test sondage (prétexte pour te pomper l’air avec mes DPO et mon J1 – again)

Pour s’entraîner à faire des sondages, Madame Pimpin a choisi le thème « mongolisation », illustré superbement dans le cadre de ce cycle capricieux qui lui fond les neurones à petit feu.

Récapitulons tout ça.

J20 : rien de rien*.

J21 : petit filet de sang au beau milieu de sa glaire d’ovulation.

J22 : spotting marron-beige le matin.

J23 : rien de rien*.

J24 : spotting marron beige + filet de sang.

J25 : rien de rien*.

J26 : rien de rien*.

J27 : rien de rien*.

J28 : spotting le soir + filet de sang.

J29 : rien de rien pendant la journée. Poney le soir, pertes rosées dans la soirée.

J30 : rien de rien*.

* rien de rien : que du transparent – blanc, avec examen « à la source », et col fermé. Au final Madame Pimpin se demande si ce ne sont pas ces examens débiles « à la source » qui lui ont abîmé son col et le font saigner, ou je ne sais quoi.

Voilà le nuancier de ce cycle, je sais, c’est pas classe de partager ce genre de détails mais comme précisé plus haut les neurones de Madame Pimpin fondent à vue d’oeil. Et puis bon, même si on n’est qu’à C4 elle s’est donné du mal Madame Pimpin pour ce putain de cycle : ostéo à C3, hypnose à C4, avec auto-hypnose TOUS LES SOIRS, zéro clope et zéro alcool en phase folliculaire, Poney à J11 J13 J15 et J17… C’est dur de se convaincre soi-même de ne pas y croire.

Madame Pimpin a tout de même arrêté de pratiquer des examens « à la source », elle ne veut pas risquer de s’auto-infliger une infection pas cool avec ses conneries.

Madame Pimpin pourrait tester et se débarrasser de sa mongolisation. A J30 – 16dpo présumés, avec un FDC blanc de blanc, elle aurait probablement fait péter le TG et se serait mangé son mur dans la face, ça l’aurait calmée une bonne fois pour toute et elle serait repartie au charbon pour C5.

Mais cette semaine, elle passe les examens de sélection pour la Chouette Ecole. Elle ne veut pas arriver aux entretiens avec une mine déterrée de meuf qui vient de se manger un TG-. Et en cas de TG+ (auquel Monsieur Pimpin, dépourvu d’hormones et donc en possession de toute sa raison, ne croit absolument pas), il serait juste impossible de garder sa concentration pour les épreuves écrites (4h pour la plus longue : NO WAY).

Elle envisage donc d’attendre patiemment que son J1 se décide à débouler pour de bon, et arrêter de la faire mongoliser (ou bien de se barrer pour de bon, ce qu’elle continue de juger possible puisqu’elle n’a plus de neurones donc plus de jugement). Si jamais au grand jamais le J1 n’est pas arrivé mercredi soir, jour de la fin des épreuves, on avisera. Ou alors, si J1 n’est pas arrivé au moment de recevoir le verdict de la Chouette Ecole, on avisera. Les probabilités d’admission sont plus élevées que les probabilités de J1, une bonne nouvelle pourrait en compenser une mauvaise. Oui mais alors si les 2 sont mauvaises, quid de la corde que Madame Pimpin va mettre de côté à cet effet…. On ne sait pas. En tous cas, si savoir maintenant que c’est foutu permettrait de clore le chapitre, savoir maintenant si c’est pas foutu mettrait un sacré foutoir et ne servirait pas à grand chose, à part arrêter de fumer et de prendre l’apéro… se mettre à l’utrocrado ? No way. Never again l’utrocrado, sauf ordonnance expresse ou démonstration que Madame Pimpin est défficiente de la progestérone. On voit bien à quel point ça a sauvé la vie de Madame Pimpin pour FC2 : la Petite Chose est partie encore plus vite que pour FC1. Merci bien.

Comme Madame Pimpin n’a plus de neurones, elle s’est dit qu’elle pourrait peut-être solliciter ton avis. On est dimanche, il fait très chaud, si toi aussi tu attends quelques heures pour sortir de peur de mourir foudroyée par la canicule (ouais, même à Village Sur Mer il fait un temps de ouf), peut-être tu pourrais cocher une case.

Topo de mi-dpo.

On en est  à J20, et on ne comptera pas ce C4 en dpo pour plusieurs raisons :
– les dpo c’est chiant
– les dpo c’est so 2012
– les dpo pour les compter, faut déjà savoir sa date d’ovulation
– les dpo ça rend Madame Pimpin débile
– les dpo ça porte la poisse (La dernière fois que Madame Pimpin a oublié de compter ses dpo, elle a fini en cloque, alors essayons de la refaire. Comment ça, je suis infertile et je risque pas de finir en cloque à C4 ?)
M’enfin en se basant sur la courte durée du précédent cycle, on peut supposer qu’on en est à 6 ou 7dpo, et que ça va donc se terminer dans 6, 7 ou 8 jours, on en est donc à peu près à la moitié. Alors voilà le bilan (Profites-en parce qu’à C4 il n’y en aura qu’un seul, et c’est bien parce que Madame Pimpin aime à relire ses notes de dpo d’un cycle à l’autre. Et surtout elle aime comparer avec le cycle de son dernier TG+, cycle pour lequel forcément elle avait pris peu de notes puisqu’elle s’en foutait : never again) :
 Ca fait 6 ou 7 jours que Madame Pimpin a vaguement mal aux nichons. Comme à C3, donc. C3 qui n’a rien donné. Bon, c’était plus gênant à C3, ça faisait mal tout le temps. Là, c’est juste un peu quand on appuie. Et Madame Pimpin a ponctuellement assimilé qu’il est inutile de se tripoter les boobs à longueur de temps, donc elle n’appuie pas souvent. Donc en fait, elle a très peu mal aux boobs.
Depuis 2 ou trois jours, Madame Pimpin ressent de légères crampes à l’utérus (hier et avant-hier) et une crampe au col aujourd’hui, ça c’est nouveau. Mais aussi bien, elle a juste raté son ovulation, elle vient seulement de la finir (C2 = 33 jours, rappelle toi), et c’est son col qui se referme en lui faisant mal (dans ce cas on serait mal parce que côté poney, on serait pas dans les clous).
Autre nouveauté : les glaires d’ovulations sont là depuis J12 et ont fait leur travail de base : alerter Madame Pimpin sur le fait qu’il soit possible qu’elle ovule sous peu. Eh bien pour ce cycle elles font du zèle. Et alors ça, c’est super bizarre, parce que pour Madame Pimpin la glaire post-ovulatoire, elle est habituellement totalement différente. Alors encore une fois peut-être que Madame Pimpin vient seulement de finir son ovulation. Ou peut-être que son ovulation dure 8 jours, va savoir. Peut-être qu’elle a ovulé deux fois (oui je me rends compte de ma connerie, allez on peut rigoler). Peut-être qu’elle a raison de vouloir ignorer tout ça.
Petit point glaire cervicale :
– Glaire d’ovulation : filante, transparente, plus ou moins abondante.
– Glaire post-ovulatoire habituelle : pas filante, blanche, plus épaisse au fil du cycle.
– Glaire post-ovulatoire C4 : filante, transparente, mais pas aussi abondante qu’à J12-13-14.
(qu’on m’achève si un jour je fais état de mes sécretions intimes sur le web. Mouahahahahahaha.
(tu veux une légende avec des couleurs ?)
Voilà voilà, miam, hein ? Comme tu vois, Madame Pimpin et sa pause, ça se passe super bien.
Bon, on n’est pas plus avancés avec ça, mais l’idée n’était pas de tirer des conclusions comme le fait ce bon vieux Doctissimo lolesque « C4 J20 DPO6, crampe utérus + mal aux seins, enceinte ou pas ? », c’était simplement de consigner quelques notes pour la postérité.

Une discussion de J1.

Nuit agitée, journée productive. On en est à J21, dpo7 (en théorie). C’est donc bien en avance que Madame Pimpin s’est ramassé la vague de découragement qui lui tombe sur le paletot habituellement à J1. Ca a donné lieu à une longue discussion sur l’oreiller, quand Madame Pimpin s’est trouvée bien incapable d’honorer son devoir conjugal car trop découragée. Ce n’est pas le fait de ne plus être en « période fertile », qui lui a coupé l’envie. Bien au contraire. C’est pourtant ce que Monsieur Pimpin semblait penser au début. Alors elle lui a tout bien expliqué.

 

Qu’elle n’en peut plus de tout donner pendant les six jours où l’on pense que ça pourrait marcher. Que passés ces six jours, elle est à bout et n’a plus envie de rien. Comme si elle venait de passer six jours à s’empiffrer de gâteaux à la crème et qu’après ça, même une petite pomme lui donnait la nausée. Que ça lui fout la rage, parce qu’elle préférerait garder son appétit pour faire du vrai sexe et pas pour faire un bébé. Qu’elle en a marre de ne pas pouvoir se contenter de faire l’amour pour faire un bébé. Qu’il faille compter, tout donner, se forcer, et finir par rater.

 

Elle lui a aussi expliqué à quel point elle culpabilise de cette pression qu’elle met malgré elle sur leur couple. Qu’elle sait bien que pour lui, l’urgence se situe au niveau de sa santé mentale à elle. Qu’elle culpabilise aussi, bien qu’on ne lui ait rien trouvé de déconnant, d’être la cause de cette galère. Elle en est la cause, et elle en est aussi la conséquence invivable. Qu’elle est soulagée d’avoir ce spermogramme impeccable sous la main, mais que ça la bouffe de porter ce poids. Qu’elle culpabilise de ne pas être capable de garder les bébés qu’il arrive à lui faire en dépit de son infertilité.

 

Elle lui a dit qu’elle voudrait tout laisser tomber jusqu’en septembre mais qu’elle n’y arrive pas, qu’elle ne peut pas, que c’est tellement plus fort qu’elle et tellement plus fort que ce dégoût d’elle-même qu’elle ressent quand elle y pense trop. Elle lui a dit qu’elle craignait qu’il ne finisse par se tirer. Et quand elle en a eu fini de lui dire tout ça, elle s’est mise à pleurer dans le noir en silence.

 

Monsieur Pimpin a bien essayé de lui remonter le moral et de lui donne mille arguments pour qu’elle ne culpabilise pas. De lui faire comprendre qu’il veut tout faire, lui aussi, pour qu’on l’ait ce bébé. Que ce n’est pas elle toute seule qui met la pression sur leur couple. Que cette pression ils sont deux à l’exercer, ils sont deux pour l’endurer, ils sont deux pour la supporter, ils sont deux pour lui botter le cul.

 

Monsieur Pimpin a été au top, il l’a prise dans ses bras et lui a dit que ce n’était pas grave tout ça. Qu’ils s’aiment et que c’est la seule chose qui compte. Qu’il ne voulait pas qu’elle s’accable comme ça. Madame Pimpin a fini par s’endormir… Mais la culpabilité plane toujours comme un gros vautour au dessus de sa tête, prêt à s’abattre n’importe quand.

 

C’était donc une discussion de J1. A J21. Sauf que ce matin, spotting de J-1. Non, Madame Pimpin ne va pas retomber dans le piège du mois dernier. Non elle ne va pas se faire croire que c’est une nidation (LOL). C’est  juste que ses cycles sont de plus en plus pourris, que le mois passé ça a commencé de 10 à 11dpo pour reprendre à 14dpo et que ça annonçait bien le J1 de J33. VLAN dans ta face Madame Pimpin. Ce sera même pas la peine de mettre tes baskets et d’essayer de rentrer dans la boîte de night.

Un peu de TheDø pour illustrer tout ça en douceur.

La fin tragique d’une ovulation. (tuto inside)

**suite de l’épisode précédent**

Lundi matin, au saut de l’avion, une seule chose en tête :TO. Tu peux te lever à cinq heures du matin, traverser la France, enchaîner des réunions avec différentes personnes, quand tu comptes en année le temps passé pour tomber enceinte et que tu as un TO à faire dans la journée, plus rien d’autre ne compte. Madame Pimpin a traversé la journée comme un automate, ne pensant qu’à une seule chose : 13h55, le temps de faire son TO entre la pause dèj et la première réunion de l’après-midi. Plus tard c’était pas possible, et plus tôt ça marche moins bien.

Mode opération pour faire un TO en milieu hostile (procédure tout aussi applicable pour un TG,quand on a du bol).

– au préalable, veillez à disposer un TO dans une poche de votre sac à main.
– Une heure avant l’heure prévue, commencez à repérer le moment propice (surtout si vous êtes dans un open space avec des collègues pot-de-colle) pour transférer le TO de votre sac à main vers votre poche, ou sous votre t-shirt.
– Transférez le TO, faites attention au bruit que peut faire l’emballage sous vos vêtements.
– Si vous n’êtes pas doué(e) pour viser, (oui ami lecteur homme, toi aussi tu as le droit de faire des TO.), il vous faut un gobelet. Dirigez vous nonchalamment vers la fontaine à eau.
– Prenez non pas un, mais deux gobelets empilés (c’est dans ce détail que réside toute l’intelligence du plan), et versez-vous de l’eau.
– Faites une petite ronde déambulatoire dans le couloir, devant la porte des chiottes, en sirotant votre eau, l’air absorbé, sourcils froncés. Un air préoccupé dissuadera vos collègues de s’arrêter pour vous parler, ils passeront leur chemin. Un téléphone portable greffé à l’oreille peut vous être bien utile.
– Assurez-vous que la voie soit vraiment libre, et entrez dans les toilettes en priant pour que personne ne s’y trouve déjà. Des fois qu’on vous voit rentrer aux toilettes avec votre gobelet et qu’on trouve ça bizarre.
– Si votre ronde a été correctement menée, et pendant une durée suffisante, si une personne se trouve déjà dans les toilettes, c’est qu’elle sera elle-même dans une posture tout aussi embarrassante que vous de part le temps qu’elle y aura passé et même si vous n’êtes pas censé(e) le savoir (le petit caca puant VS le gobelet dans les chiottes ?), vous ne craignez donc rien.
– Une fois dans l’enceinte sécurisée et rassurante de votre petit box, dédoublez vos gobelets, videz l’eau du premier et jetez-le, puis faite votre petite affaire avec le deuxième gobelet. Déballez discrètement votre TO, testez, débarrassez vous de l’emballage et du second gobelet.
– Fourrez le TO dans votre poche après l’avoir séché avec du papier toilettes (on peut être cracra, mais pas trop).
– Lavez-vous les mains comme si de rien n’était, et retournez à votre place.
– Discrètement, retransférez le TO dans un endroit où vous pourrez le consulter 5 minutes plus tard.
– N’oubliez pas de jeter le TO une fois chez vous, sinon c’est un coup à en retrouver dans votre sac à main l’hiver prochain (et franchement, retrouver un TO par hasard dans un sac six mois plus tard ça met un coup au moral, crois moi c’est du vécu).

Bon ben voilà. A 14h05, le TO de Madame Pimpin, un poil plus clair qu’hier, lui a clairement indiqué qu’elle était en train d’ovuler à 600 bornes de son époux (et de fait, pour une fois elle a l’impression de la sentir son ovulation, et pour une fois la glaire était comme il faut au bon moment). Fuck it, bye bye C3 c’était sympa mais on va s’en tenir là. Elle a ensuite passé toute la réunion de l’après-midi à ressasser son TO de marde (bonjour la productivité), et a ensuite mis les voiles en direction du lieu du séminaire.

Pour te la faire courte, après avoir galéré avec sa valoche pendant une demi-heure pour trouver l’hôtel, Madame Pimpin s’est clairement fait chier toute la soirée. Mauvaise stratégie de placement à table, pas dans le mood, résultat des courses : à 22h Madame Pimpin s’est esquivée et s’est réfugiée dans sa chambre (d’où on a d’ailleurs une vue à couper le souffle sur Grande Ville), enroulée dans son peignoir, avec une furieuse envie de fumer sauf que si elle redescend elle va croiser des gens, et là c’est juste pas possible de croiser des gens, tellement Madame Pimpin a l’impression que personne ne la comprend. Le fait d’avoir du répéter cinq ou six fois à des personnes différentes que oui, elle s’est mariée il y a deux ans, que non elle n’a pas encore d’enfants, et que la vie de nullipare c’est tellement chouette qu’elle a décidé de prendre tout son temps (le tout en ricanant), n’est peut-être pas étranger à cet écoeurement qu’elle ressent.

Une fois seule dans sa chambre, Madame Pimpin a contemplé le coucher du soleil sur les toits de la capitale. Elle a vu les petites lumières des petites fenêtres s’allumer une à une, elle a pensé que peut-être dans le tas il y en avait des comme elles, des tristes à cause d’un fucking TO. Elle a allumé la télé, et elle est tombée sur la 6, l’émission des fermiers qui cherchent l’amour. D’un concept aussi pathos, sont nés 22 enfants, la voix off l’a répété dix fois en un quart d’heure. Les petites lumières de la ville se sont alors transformées en autant de foyers où l’on vit normalement, où ça sent le mustella, où l’on reste enceinte pendant 9 mois, où l’on ne se pose pas de questions. Des foyers où l’on souhaite bonne nuit à ses enfants sans se douter que cette connasse, là, petit point lumineux derrière sa fenêtre tout là-haut dans son hôtel de bourges, avec ses ongles rouge pouffe, son carré bien lisse de nullipare qui n’a rien d’autre à foutre que se lisser les cheveux, ses talons de 10 et sa fausse assurance, celle qui vient juste de clamer haut et fort qu’avoir des enfants n’était pas sa priorité, elle se sent tellement nulle qu’elle en chialerait devant l’amour est dans le pré (t’inquiète on est au seizième étage mais la fenêtre ne s’ouvre pas). Madame Pimpin s’est sentie seule au monde au milieu de tous ces gens, les gens du séminaire, les gens de l’hôtel, les gens du quartier, les gens de Paris, les gens de la France, les gens du Monde, les gens de la planète. Et comme pour parachever ce sentiment d’isolement, pas moyen de faire fonctionner le wifi. Tu ne liras donc cet article que mercredi matin et ce n’est peut-être pas plus mal, d’ici là il y a fort à parier que la pouffe à talons aura repris le dessus et que tout ira bien.

«Edit» post-rédaction mais pré-publication (épilogue de la chasse à l’ovulation):

Après avoir passé toute la matinée d’hier à penser à son ovulation et constater l’amenuisement de sa glaire heure après heure, Madame Pimpin a fait son TO à 14h entre deux conférences. TO négatif. A J14. Ce qui a bien confirmé que depuis dimanche J12, elle était à point. La vie est une pute, CQFD. Ca la fout en rogne parce qu’elle était bien belle cette ovulation, avec pour une fois la glaire comme il faut. Seulement le dernier poney remontait à samedi dans la journée (ouais les nullipares peuvent baiser à l’heure qui leur chante). Monsieur Pimpin bossait dimanche, nuit comprise (le jour ou le TO a été le plus foncé). Alors le poney d’hier soir (mardi) avait un petit goût de loose, c’était trop tard de toutes manières et Madame Pimpin était crevée. On compte un peu sur une ovulation plus tardive qu’il n’y paraît (le pic de LH indiqué par le TO ne survient que 24 à 48h avant l’ovulation, il reste un espoir infime. Ceci dit la belle glaire s’était déjà fait la malle (Madame Pimpin commence à penser que tout le problème pourrait venir d’une glaire présente trop tôt par rapport à l’ovulation) (foi, foi, foi en les IAC), et malgré le pre-seed, on peut déjà dire au revoir à C3 à mon humble avis), merci la Grande Boîte.

Ce qui fait vraiment chier, dans tout ça, c’est d’avoir passé 48h à ne penser qu’à une chose : l’ovulation, et pour quoi ? Pour un gros foirage au bout du compte. C’est de devoir faire l’amour même si on n’en a pas envie et qu’on est crevés, même si on sait qu’il ne reste plus qu’une infiniment petite chance, juste pour avoir la conscience tranquille, en sachant que le mois prochain ce sera pareil. C’est d’en arriver à se dire qu’on se force à faire l’amour parce que faire l’amour reste notre seule chance d’avoir un bébé. C’est d’en avoir les larmes aux yeux, parce qu’on se sent seuls, qu’on ne se sent pas aidés, parce que notre couple prend sur lui et reste plus fort que tout, mais qu’il commence vraiment à souffrir de cette libido artificielle. C’est d’en arriver à souhaiter que tout ça se termine en FIV et qu’on puisse enfin recommencer à faire l’amour par désir et non par contrainte. Ouais c’est con. Pour l’heure, le chapitre ovulation C3 est terminé, il y a peut-être une chance de retrouver un semblant de vie normale l’espace d’une dizaine de jours. En attendant les psychotages de fin de dpo. LOL.

Bref, comme convenu plus haut t’inquiète, la pouffe à talons reprend les rênes, elle ne va pas se laisser abattre. The show must go on, comme disait l’autre.

Et c’est reparti pour la chasse à l’ovulation.

Pause, vous avez dit pause ?

Il n’en est rien, clairement. Madame Pimpin a balisé, avec les symptômes de la semaine dernière et notamment une glaire cervicale plutôt stylée, elle a cru qu’elle ovulait à J10. T’imagines la tronche d’un follicule, sans stim’, si on l’expulse à J10 ? (Déjà qu’avec stim, Madame Pimpin fabrique des minitrucs…). Bref, elle a donc ressorti ses bons vieux tests d’ovulation de la marque bien connue par ici : Simply Marde.

Samedi à domicile : blanc de blanc.

Dimanche à domicile : légèrement plus clair que la bande test. Ouf, Madame Pimpin n’a pas encore pondu, ses oeufs vont pouvoir grandir encore un peu. (dans le doute, y’a eu moultes sessions de Poney Riding : gratos !)

(A ce propos, as-tu remarqué comme la crise se fait ressentir même chez Simply Marde, qui pourtant grâce à nous a mis la main sur une manne non négligeable ? Il y a quelques mois, la bande test virait sur un beau pourpre, aujourd’hui on est plutôt sur un rose pâle super difficile à comparer. Scène ubuesque dans la salle de bains, sous la lampe, avec Monsieur Pimpin…) (Bref).

Là où ça va devenir vraiment ubuesque, c’est aujourd’hui (J13) et demain. Parce que tu te doutes bien que si l’ovulation de Madame Pimpin est sur le point d’arriver, il fallait bien que les complications elles aussi pointent le bout de leur nez.

Ce matin, c’est départ pour Grande Ville : séminaire de deux jours, trop bien, tout ce que Madame Pimpin aime. Des néologismes anglicistes, des costards mal coupés, des rires stridents de gonzesses surexcitées, toute une basse cour qui se la pète.

Madame Pimpin  a bien d’autres considérations en tête. Son TO dans le sac à main, elle part à la conquête de son ovulation, avec l’espoir que le test ne soit pas plus clair que dimanche. Sans quoi Madame Pimpin se verra contrainte de choper un Gougniafier au hasard pour qu’il lui féconde le boule (rhooo, si on peut plus se fendre la poire…) (tu crois que les mini-Gougniafiers naissent avec un costard mal taillé et un rire strident ?) faire une croix sur ce C3 avant même les dpo. Alors, chère petite ovulation si tu m’entends, attends demain.

Bref, la journée de demain va être longue, très longue. Et que ce soir Madame Pimpin va se coucher tard, très tard, pour réseauter parmi les illustres convives du séminaire tout en bénéficiant du Tchampaïne Open Bar, gracieusement mis à disposition, la Poney Riding session de demain soir promet de relever de la corvée. Madame Pimpin aimerait bien que son ovulation tombe un peu plus souvent à des moments où on pourrait faire semblant de ne pas faire l’amour juste pour ne pas rater le coche. comment ça, elle est pas claire, ma phrase ?

Hühner. Sa mère.

Bon… Tu as des petits gâteaux, un thé et un plaid ? Non parce que ça promet d’être longuet cette affaire. Le test de Hühner, ou la journée la plus longue de la vie de Madame Pimpin. Elle ne t’épargnera pas les détails (elle n’est plus à ça près, en une semaine sept personnes auront vu son minou… Pudeur ? C’est quoi déjà ? )

Réveil mis à six heures, comme convenu, Monsieur et Madame Pimpin se font un chaste bisou (interdits de poney dimanche soir) et se disent bonne nuit. LOL. Madame Pimpin a dormi par tranches de dix minutes, puis se réveillait, se rendormait… Elle est prête pour le Vendée Globe. A chaque tranche de dix minutes, elle faisait le même rêve. Sauf que le décor changeait. Madame Pimpin a rêvé d’un coït forcé dans une cabine d’essayage, puis dans un chantier, puis sur un parking… A chaque fois le rêve se terminait par une panne sexuelle et l’annulation du test de Hühner.

A partir de quatre heures, elle a arrêté de rêver, elle s’est mise à imaginer. Quand le réveil a sonné, tu peux imaginer son état d’excitation et d’appétit sexuel. Surtout qu’en plus, elle avait cette chanson qui ne lui quittait plus le cerveau, MERCI Stéphanie Sandrine. Non mais ECOUTE les paroles, quoi. Quand le réveil a sonné, donc, c’était Beyrouth. Madame Pimpin s’attendait à ce que cette partie de poney matinale ne soit pas une chevauchée sauvage au pays du glam. Mais elle ne pensait pas que ce serait si horrible. Entre deux tentatives, elle s’est effondrée et à beuglé qu’elle allait annuler le RDV. => so glamour. Madame Pimpin s’y connait quand il s’agit de causer à un homme. Finalement à 6h30 pétantes, Monsieur Pimpin, dans un élan de fougue et d’amour désespéré, a réussi à déposer son offrande dans la grotte d’amour de Madame Pimpin.

Les 20 minutes d’étoile de mer préconisées après le rapport se sont transformées en 10 minutes, et dans la bataille Madame Pimpin a oublié de prendre sa température : elle ne sait donc pas si l’ovulation était consommée ce matin. Elle a opté pour la solution douche, avec savonnage sauf entre le nombril et les genoux, soyons prudents. Et roule ma poule, une craquinette et au boulot, avec l’impression d’avoir fait les quatre cent coups toute la naïte.

Après un début de matinée relou chargée au bureau, ponctuée de douze cafés et autant de pipis où Madame Pimpin a pu constater que sa grotte d’amour semblait aussi sèche que le désert de Gobi, Madame Pimpin s’esquive (merci au centre de PMA d’habiter à moins de dix minutes du bureau de Madame Pimpin). Pendant qu’elle patiente dans la salle d’attente, une fille arrive et annonce à la secrétaire qu’elle vient de faire deux TG positifs, et qu’elle a rendez-vous pour sa PDS. La hyène. Madame Pimpin se rappelle qu’elle est au centre de PMA, la demoiselle en question en a probablement chié encore plus qu’elle, elle fait appel à toute le joie et au bonheur dont elle est capable et se concentre sur ses mains.

Le Docteur biologiste sort de son bureau, dit bonjour d’un air ronchon (AU SECOURS, il est jeune. Madame Pimpin n’aime pas montrer ses fesses à des gens jeunes), Madame Pimpin va pour se lever mais il s’enferme dans la salle d’examens. Well well well. Au bout d’un long moment, il en ressort et appelle Madame Mademoiselle Pimpin. Le galant homme. Finalement il n’est pas si ronchon, il serre la main gentiment et pose quelques questions sur le « parcours » de Madame Pimpin. Elle prend confiance, et lui fait part de ses suspicions non vérifiées d’ovulation dominicale. Il lui dit que ça vaut quand même le coup de faire le test maintenant qu’on en est là. Elle lui pose deux ou trois questions, et il lui dit (attention, crise d’orgueil) : – « vous avez l’air bien au courant, vous travaillez dans le domaine médical ? ». Madame Pimpin lui dit que non, sa voix se brise, elle est juste bien renseignée parce qu’elle en a assez de galérer. Ensuite il lui explique le but du test de Hühner (LOL) et l’invite à prendre place. Il farfouille pas mal avec son speculum, gratouille, inspecte, sa tête est tout près, Madame Pimpin regarde ses chaussettes (sans trous, clin d’oeil à La Fille). Le test de Hühner, ça ne fait pas plus mal qu’un examen gynéco normal. Ca fait un peu mal au couple, c’est tout.

En se rhabillant, Madame Pimpin demande au docteur le délai d’obtention du résultat. Ca ne devrait pas être long qu’il dit et il lui demande si elle est anxieuse. Elle lui répond que oui, même si elle ne s’attend pas à un miracle et que ça ne changera quasiment rien au fait qu’elle passe de toutes façons en PMA, elle trouve ça dommage de ne pas réussir à concevoir un bébé « normalement » alors que ça a déjà marché une fois. Il lui répond que les couples de PMA c’est sa « normale » à lui, et que souvent on commence le protocole de PMA et la grossesse spontanée survient immédiatement, parce qu’un frein psychologique se relâche. Ah ouais, va dire ça à mes coupines de blog, tiens tu les feras bien marrer sourire poli. Le docteur est jeune, et si gentil que Madame Pimpin ne lui en tient pas rigueur.

Au final, ça n’aura duré que trente minutes, entre l’ouverture et la fermeture de la porte du bâtiment. Madame Pimpin devait déjeuner avec Madame Loutre au port, elle a une demi-heure d’avance. Il fait beau, elle se dit qu’elle a bien mérité une pause contemplative devant les bateaux. Elle se pose sur un banc, allume une clope (ouais, les bonnes résolutions… Elles n’ont pas survécu au dernier J1). Devant elle se balance un petit voilier nommé Espoir. Elle sourit, un peu ironiquement.

Madame Loutre arrive, ça se passe bien mieux avec elle ces derniers temps. Comme elle n’en rate pas une, elle fait tout de même remarquer au passage qu’elle aurait bien étouffé sa fille ce matin, lolilol. Bref. Au final ce déjeuner est agréable, il a une saveur de printemps avec tout ce soleil dans la verrière, et il offre à Madame Pimpin une chouette transition entre le labo et le bureau. Le reste de la journée se traîne, Madame Pimpin checke ses mails tous les quarts de seconde en attente du résultat : que dalle.

Elle rentre chez elle, checke ses mails, que dalle, checke les blogs des copines, répond à ses commentaires, fume une clope, checke ses mails sur son smartphone en fumant sa clope… tililit, les résultats du labo. Elle écrase sa clope (ça valait bien le coup tiens) se rue à l’intérieur, tililit, le téléphone sonne c’est môman qui vient aux nouvelles… Arf, pas le courage de parler trop longtemps, les résultats attendent. Madame Pimpin raccroche et s’avachit sur son canapé pour composer fébrilement le mot de passe et accéder au pdf.

Elle ne devrait pas avoir la pression pour ces résultats. Après tout, c’est pas un dosage b-HCG. Au pire un négatif ne ferait qu’accélérer le processus, sauter la case Clomid Again #5, passer directement aux IAC. Mais voilà il y a l’honneur aussi, ce truc qui rime avec pudeur, et dont Madame Pimpin n’est pas dépourvue. A ce moment là du récit, Madame Pimpin préférerait avoir de la glaire à gogo et pas tant d’honneur. Ou bien pas de glaire, et pas d’honneur. Comme ça, ça serait pas grave. Ouais elle est con Madame Pimpin, mais ça lui ferait plaisir d’avoir une belle glaire de chaudasse.

Eh ben non. Glaire moyenne, abondance moyenne, filance pas top, cristallisation de chiotte, le ph n’est pas indiqué. Et malgré tout, quelques rares bestioles égarées continuent à surnager dans ce magma inhospitalier. Ils ont bien du courage, les spermatozoïdes de Monsieur Pimpin. Comme lui, d’ailleurs. Lui aussi parfois il nage dans un milieu hostile, mais il reste, paré à toute épreuve. Bref, ça donne un 6/12. Madame Pimpin a toujours été une petite fayote à l’école. Elle ne supporte pas les mauvaises notes. Et là, c’est clairement de sa faute ce score tout pourri.

Mais bon, ça va hein y’a pas mort d’homme. On est en 2013, allô, la glaire ça sert à rien. Et puis Madame Pimpin se console dans sa bulle de mauvaise fois en se disant qu’hier, elle aurait sûrement eu une glaire de compèt’. Et au final, toutes ces petites contrariétés tombent plutôt bien, merci au Docteur Colley d’avoir condensé tous ces examens de marde sur le même cycle, et sans traitement. Ca traîne pas, on ne perd pas de temps. Et comme ça on ne gâche pas le clomid. Parce que bon, pas de poney dimanche, glaire de marde aujourd’hui, Monsieur Pimpin de garde ce soir… Mal barré pour une fécondation févrière. Au moins Madame Pimpin économisera son Espoir. C’est peut-être ça qu’il voulait lui dire, ce petit voilier qui se balançait dans le port de Village Sur Mer ce midi.

La magie des TO.

Afin de se prémunir de toute déception trop cuisante lors de la réception des résultats de son test de Hühner, Madame Pimpin a décidé de ressortir ses tests d’ovulation du placard.

Vendredi soir, elle rentre du travail, envie pressante, à peine le pipi terminé, Madame Pimpin se rend compte qu’elle a complètement zappé la case TO ! Elle s’enfile donc son thé du soir, en espérant que ça lui redonne envie, sans trop diluer les hormones, le tout avant 20h (heure limite de testage). 20 heures pétantes, soit une heure plus tard, re-envie pressante. Madame Pimpin se rend au petit coin et en ressort vite fait : elle était sur le point de zapper à nouveau la case TO. Elle installe son petit dispositif, fait son affaire, dépose la bandelette sur une surface plate, sèche, propre et non absorbante (merci simplytest pour tes instructions précises) et ressort des wc. 10 minutes plus tard, elle va pour appeler une amie, et se rappelle du TO qui sèche dans son coin. Dans le genre préoccupé, on peut mieux faire. Pas de surprise, TO –  blanc comme neige (à J12, donc). Madame Pimpin est soulagée, pas d’ovulation surprise à J14 à prévoir. Elle appelle sa copine.

Le lendemain, J13 rebelotte. Cette fois elle n’oublie pas de mettre un peu de produit de côté pour y tremper la bandelette, il est 16h elle repose le bouzin sur une surface plate, sèche, propre et non absorbante, et elle attend. Au bout de 10 minutes, elle n’y pense plus. Monsieur Pimpin sort des gogues, l’air vaguement dégoûté « euh, y’a ton pipi qui sèche là ». Oups. 16h15, le verdict est très clair : la deuxième barre est pourpre, Madame Pimpin va ovuler. Sur le coup, ça lui fait tout drôle d’avoir un test positif entre les mains. Même si ça n’est pas LE positif qu’elle attend, ça fait toujours plaisir !

Donc elle va ovuler, oui mais quand ? On est samedi J13. Si Madame Pimpin se décide à ovuler demaine J14, on est pas bon pour le Hühner, bordel. Attend, petit ovule, attend. Madame Pimpin décide de renouveler l’expérience le lendemain, dimanche J14. Nous y voilà donc, Madame Pimpin sort juste à l’instant des wc pour te donner les résultats du jour (ouais le dimanche quand il pleut elle s’emmerde un peu). La deuxième barre du TO est un peu moins foncée qu’hier, disons qu’aujourd’hui elle est de la même couleur que la barre test.

Alors alors… TO, dis moi ce que tu vois…

Sachant qu’un TO + détecte le pic de LH.

Sachant que le pic de LH a lieu 24 à 48h avant l’ovulation.

Sachant qu’un TO est considéré positif si l’intensité de la couleur de la deuxième barre est supérieure ou égale à l’intensité de la couleur de la barre de test.

Sachant que d’habitude, Madame Pimpin ovule toujours à J16.

Sachant que l’augmentation de température basale a lieu juste après l’ovulation.

On peut concure…

    On peut conclure…

        On peut conclure….

– Que demain matin, avant la séance de poney imposée à 6h, Madame Pimpin aura gagné de droit de reprendre sa relation tumultueuse et non exclusive avec son thermomètre. (Espérons que cette fois il ne finisse pas sa triste vie dans le mur, après un bien vilain vol plané.)

– Qu’il y a des chances que l’ovulation arrive trop tôt et que le test de Hühner soit mauvais.

– Que Madame Pimpin a bien fait de ressortir ses TO. CQFD.