IAC2 – J13 – Brèves #3.

A J11 (samedi, donc) Madame Pimpin a tenu à recontrôler ses hormones, craignant que les sensations de tiraillement dans son col et sa glaire bien présente ne signifient une ovulation en cours, cata, donc, puisque l’IAC n’était prévue que ce matin et l’ovitrelle samedi soir.

Résultat : LH=1,8 / E2=339.

Ouf, pas de drame. L’E2 est un chouïa plus élevé qu’au même stade la dernire fois (318) mais l’écart n’est pas assez élevé pour permettre de penser que Number Two est encore dans la course (à moins que le dernier dosage de ce matin ne montre un taux formidable, mais ne nous laissons pas trop aller à la rêverie).

Madame Pimpin s’est donc rendue confiante (mais seule) au labo récupérer les Yacks domestiques dans leur petit flacon, après que Monsieur Pimpin (retourné au boulot), en mode super stressé, n’y ait déposé son précieux produit, puis s’est rendue à la Chouette Clinique avec trente minutes d’avance. Le Caméléon n’avait pas de retard, pas de stress. Madame Pimpin n’a pu accorder que quelques dizaines de minutes à son récalcitrant niveau Candy Cruche (depuis le début de la stimulation ça n’a pas avancé bordel de marde), et dieu merci l’attente fut brève rapport au lardon braillard de quelques semaines exhibé fièrement par une mère semi-obèse (qu’on ne vienne pas me dire qu’être gros rend infertile, et qu’on foute la paix aux copines de galère quand elles ont trois kilos en trop bordel), TOUTES les grosses patientes du Caméléon sont enceintes ou mère ou les deux. Bref je m’égare.

La mère béate s’éclipse pour changer son lardon (bah oui, ça chie, fallait y penser avant), Madame Pimpin en profite pour passer devant elle dans l’ordre des patientes (et BIM ça fait deux pregnant bitches esquivées).

Après les politesses d »usage, on passe dans la petite salle d’écho (première fois que Madame Pimpin la voit en plein jour). Madame Pimpin s’installe. Le Caméléon la fixe du regard pendant un instant. Madame Pimpin lui rend son regard et pense à l’épisode de Bref, ce qui la fait sourire et la détend un peu.Insertion du spéculum, ouille ouille ouille. Il est plus délicat avec la sonde. Puis au grand dam de Madame Pimpin, il sort sa pince pour lui clamper le col et lui remettre l’utérus dans le droit chemin bordel ça fait super mal (souvenirs de l’HSG) VILAIN UTERUS QUI N’EN FAIT QU’A SA TÊTE ! Heureusement le col semble à peu près ouvert puisque à part la pince elle n’a rien senti. Elle n’a pas eu le temps de regarder le flacon des Yacks domestiques flottant dans l’eau de cologne mais ce n’est pas plus mal, la dernière fois ce flacon rikiki lui avait plutôt inspiré des craintes rapport à sa petite taille ridicule.

Déclampage de col, extraction de spéculum. Ouf. Madame Pimpin se redresse mais le Caméléon lui ordonne de ne pas bouger et appuie sur un bouton puis se barre dans son bureau. Le siège de Madame Pimpin se met à basculer vers l’arrière, et n’en finit plus de descendre au point que le sang lui monte à la tête. Ah elle doit être belle comme ça tiens, frifri au vent ! L’image lui donne un micro fou-rire mais elle se retient, pas le moment que la contraction de ses abos se mettent à vouloir faire des bulles d’eau de cologne avec son vagin, bulles qui éclateraient gentiment dans l’air ambiant, dispersant les Yack Domestique là où ils n’auraient rien à faire. Seulement, l’image du frifri en irruption, laissant échapper des bulles d’eau de cologne, ça la fait encore plus marrer. Au terme de cette bonne tranche de rigolade, le Caméléon revient la mettre en position frifri en bas – tête en haut. Je VEUX ce fauteuil chez moi. T’imagines toutes les choses qu’on doit pouvoir faire avec ?

Le Caméléon prépare l’ordonnance d’Utrogestan, toujours pas de pds au programme. T’façons, les pds… plus de place sur les bras. Puis il demande à Madame Pimpin si elle bosse cet après-midi et tique un peu quand elle répond que oui. Le deal : reprise à 14h après une bonne heure de glande allongée chez elle dans son canap (glande mise à profit pour te narrer l’épopée matinale). Selon lui, le repos n’est pas une aide prouvée et empirique mais si ça peut aider et si ça ne dérange personne, c’est mieux. Madame Pimpin se lance donc pour sa grande question du sport : mollo la première semaine, puis comme d’hab, comme on le sent. Ce n’est pas dramatique d’en faire bien sûr mais autant éviter pour mettre toutes les chances de son côté. Madame Pimpin est soulagée, je t’avoue qu’elle craignait surtout qu’il se foute d’elle avec sa question de faignasse.

Bref voilà, J13 DPO0, c’est parti pour deux semaines de rêve (RDV Reiki à J23 pour donner des bonnes ondes au cas où l’un des follicules-patates a décidé de faire quelque chose de bien de sa vie). Espérons que les bestioles de Monsieur Pimpin trouvent la route et se fassent bien accueillir, espérons que les Poneys Sauvages cèderont la priorité aux Yacks Domestiqués en cas de duel, Espérons tout plein de choses.

Et puis on n’oublie pas de croiser les doigts pour la joulie Flhope qui elle aussi a du avoir une journée bien chargée.

 

 

IAC2 – J11 – Brèves #2.

Brèves du Labo.

Hier matin, c’est la vilaine infirmière cauchemardesque qui a piqué Madame Pimpin. Pourquoi cauchemardesque ? Parce que c’est elle qui avait fait quasi toutes les pds de traque anti-PetiteChose, pendant que les BHCG hésitaient à redescendre. Conformément à la tradition, malgré les aiguilles pour enfants, elle a flingué le bras de Madame Pimpin. Elle lui a ensuite demandé le but de ces dosages, et lui a ensuite dit en rigolant qu’avec des veines pareilles, ça allait être compliqué, la pds mensuelle pendant la grossesse… Ca n’a pas fait rire Madame Pimpin qui lui a répondu qu’en PMA non seulement on en a mini 4 par mois mais en plus, on n’est même pas enceinte. Alors, on va pas les plaindre non plus, les pregnant bitches.

Brèves du (ci-)Boulot.

 Mademoiselle K : MERCI ! Un petit coup de Reiki pour les insomnies + des vilaines chaussettes pour dormir + un petit tour à la clinique véto d’Afwique = une bonne grosse nuit de sommeil. Et ça ne fait pas de mal.

 Brèves de l’Endo.

J10 :  LH à 2,3 / E2 à 194.

Dans la salle d’attente du Caméléon « l’autre » PMette (manifestement on est les deux seules) est déjà là, Fifty est bien entamé. Il y a aussi une autre femme, enceinte, vieille, grosses, moche, piercée partout, cheveux gras… Je continue ?

Le Cam appelle la coupine. Marde, l’infériorité numérique se rapproche. Et Bim, une deux et trois autres femmes enceintes se pointent. Ah on se sent bien toute seule dans huit mètres carré avec 4 pregnant bitches. L’une d’entre elles en tient une bonne couche, on voit à peine son ventre mais elle se rigidifie les bras pour poser les mains dessus, que tout le monde le voit bien. Nan mais y a un moment donné où ça se voit, que la posture n’est pas naturelle et qu’elle est inconfortable. (pardon hein, mais bitcher sur les femmes enceintes que je ne connais pas me permet de réserver du capital sympathie pour celles que j’aime).

La copine sort, le Cam appelle Madame Trucmuche. L’une des femmes enceintes se lève. Moment d’émotion. Il fronce les sourcils et lui dit « non, pas vous ». Son doigt se pointe sur Madame Pimpin. « Vous ». Regard à gauche, regard à droite… Moi ?! « Oui, vous ».

Ohmaaaaagaaaaaaad, thank you love, thank you life, thank you Los Angeles, I’m so proud to stand in front of you today…

Sous les regards outrés des quatre grognasses, Madame Pimpin se lève, traverse la salle d’attente, trébuche (heureusement le Cam est déjà dans son bureau et n’a pas vu le faux pas). On se connait bien maintenant, on enlève directement le bas. Le téléphone du Cam sonne, il ressort de la salle d’écho et laisse Madame Pimpin en plan, le boule à l’air (ou presque) les pattes écartées. Ca dure trente minute… Il est vingt heures… Pas que ça à foutre, l’IAC2 c’est aussi l’IAC du Poney Sauvage.

Au final, deux follicules, un de 17 et un de 12. Le Cam hésite un peu mais finalement lance les hostilités pour une IAC lundi, ovitrelle ce soir. Ca devrait donner 23 et 18, s’ils n’ont pas décidé de se faire la malle d’ici là.

Ce matin Madame Pimpin a donc appelé la secrétaire du Cam pour caler le RDV d’IAC lundi. La fois précédente, on lui avait gentiment répondu « nan mais vous savez, il y a un délai de 6 mois pour obtenir un RDV avec Copain de Caméléon » (et comme Madame Pimpin avait cafeté, la secrétaire s’était fait gronder). Cette fois ce sera fait par le Caméléon himself (joie), et sa secrétaire se montre juste adorable et arrangeante. En deux minutes elle fait sauter une écho morpho, et rappelle Madame Pimpin pour lui confirmer l’horaire… « il n’y a pas de quoi Madame Pimpin, pour les RDV importants on trouve des solutions, bisous bisous ». De deux choses l’une : soit elle s’est vraiment fait enguirlander depuis l’autre fois, soit elle a pris de bonnes résolutions en décidant de chouchouter les PMettes (en même temps vu qu’on est que deux…).

Bref. IAC2, calée. Chef prévenu de l’absence, motif non précisé, petite manip pour éviter les questions (si ça marche je t’expliquerai). Si un jour on avait dit à Madame Pimpin qu’elle annulerait deux grosses réunion pour…. aller se faire féconder le boule dans une clinique à l’autre bout de la ville… Mais bon c’est comme ça ma bonne dame c’est pas à toi que je vais apprendre ce qu’est l’abnégation.

Le premier jour.

Premier jour de l’année, à minuit, on a trinqué, on s’est levés de table, on s’est embrassés, on s’est souhaité une bonne année, on a re-trinqué, on  a joué aux cotillons comme des enfants. A ce stade, toujours pas de trace du J1. Madame Pimpin faisait attention à sa consommation de champagne parce que Sam c’était elle, mais surtout parce qu’elle se disait qu’en fait… Elle avait peut-être testé trop tôt. A minuit, on passait à J31 – 18 dpo. A minuit trente, passage aux wc (probablement le six ou septième de la soirée) et bonjour le J1. J1 de 2014, J1 de C11 – tentative 3. Tu noteras le sens pratique de DNLP, un J1 qui tombe un premier, ça facilite les calculs. Tu noteras aussi son sens de la bitcherie au passage, mais ça on commence à s’y faire. Mais qu’à cela ne tienne, on était prévenu qu’il allait se pointer le J1. Alors pas de larmes, pas de drame. Madame Pimpin n’a pas fait la diva qui s’enferme pendant trois plombes pour chouiner aux chiottes. Elle ne s’est pas vengée sur le champagne et tard dans la nuit – ou tôt le matin, elle a ramené sobrement le carosse et le Prince au bercail.

Le programme à venir, c’est 1 dose de Ménopur dans deux jours quoi qu’il arrive. Et puis demain, tentative d’obtention d’un RDV Caméléonesque pour sa fameuse écho de J3 pour s’assurer qu’IAC#1 n’ait pas laissé de kyste. Et si le RDV n’est pas négociable, comme on a dit l’autre jour : fuck it. Madame Pimpin se stimera toute seule, en se monitorant toute seule. Et qu’on reparte sur une IAC ou une stim (sait on jamais) le délai d’abstinence de 4 jours avant l’insémination : fuck it. Le dernier spermo n’était pas si pire, on se contentera de deux jours et il y aura poney dans la foulée de l’ovitrelle. Madame Pimpin a la désagréable impression qu’elle peut avoir ovulé la veille de l’IAC (le médecin qui l’a pratiquée lui avait dit qu’elle était probablement en fin d’ovulation) et ne veut pas risquer de tout miser sur une seule journée. Mais ça c’est pour les jours à venir, revenons sur cet étrange réveillon.

Il y avait trois couples, dont les Souris qui hébergeaient la soirée, et deux couples sans enfants : Madame Arrêt Pilule (qui n’était pas encore enceinte, ouf) et Madame Sans Intérêt (AP et SI) (accompagnées de leurs conjoints, sur qui il n’y a rien à dire). Il y avait aussi Monsieur Tout Seul (TS, donc), et sa petite fille. Il y avait donc deux enfants dans la maison : bébé Souris, 9 mois, et Petite TS, deux ans.

Monsieur TS est Tout Seul parce que sa Madame Connasse s’est barrée. Elle l’a planté là, lui et la petite qu’elle n’a donc qu’un week end sur deux, pour mieux se faire sauter par un type de son boulot, que nous ne jugerons pas car nous ne le connaissons pas, mais par souci de cohérence nous pouvons l’appeler Monsieur Connard de toutes façons il ne reviendra pas dans l’histoire. C’était pour planter le décor de Petite TS.

Bébé Souris lui aussi était tout seul hier soir, parce que sa maman Madame Souris était malade au point de ne pas pouvoir se lever. Alors bien sur, les deux enfants n’étaient pas complètement tous seuls puisque les papas étaient là. Mais il leur manquait une maman. Madame Pimpin s’est spontanément intéressée à Bébé Souris. Il est craquant comme tout avec ses bonnes joues, elle n’a pas pu résister, à la moindre occasion elle s’occupait de lui. Il y a eu beaucoup d’occasions, rapport au mauvais sommeil et à plusieurs tentatives de couchage. Et tu sais quoi ? Bien loin de lui faire de la peine, Madame Pimpin a trouvé un apaisement incroyable au contact du bébé. Alors qu’habituellement elle se sent toujours observée, jugée, attendue au tournant quand elle s’occupe du bébé d’une autre – et même s’il s’agit d’une bonne amie, hier soir tout était naturel. Alors, elle se disait que forcément l’absence de J1 rendait les choses plus faciles. Quand on est dans ce moment de sursis où le miracle est encore possible (moui, même après un TG- on peut encore se figurer naïvement que le miracle est possible) on voit forcément la vie avec un regard plus… optimiste.

Pour Petite Toute Seule, c’était différent. Déjà, Madame Pimpin ne la connaissait pas. Et puis deux ans c’est un âge un peu sauvage, ça ne se laisse pas forcément approcher facilement. Et surtout, Petite Toute Seule est la fille d’une Connasse. Une Connasse qui a décrété vouloir un bébé avec un homme qui se trouvait être son conjoint. Une Connasse qui l’a eue facilement, sa petite. Une Connasse qui très probablement ne méritait pas sa chance. Dans le cerveau parfois trop manichéen de Madame Pimpin, ça fait un gros blocage. Bien sûr la Petite, et même son père, n’y sont pour rien. Mais ils représentent à eux deux l’insupportable gâchis de ce trésor que Madame Pimpin convoite avec tant de force : une famille unie. Alors elle n’avait pas tellement envie de leur tourner autour (ouais Madame Pimpin est une connasse, elle ne supporte pas les gens heureux, ni les gens malheureux. La messe est dite.)

Mais il va falloir qu’on lui explique à Madame Pimpin, comment on fait pour résister à une Petite Toute Seule de deux ans, quand elle escalade tes genoux en te réclamant un « momage » (apéricube), et qu’ensuite elle te défonce ta tranche de foie gras en se tortillant de plaisir. Qu’on lui explique comment refuser un câlin quand après une première tentative de coucher échouée, quand elle revient toute perdue de ne pas être chez elle et de ne pas trouver sa maman (partie se faire tirer par un Connard, je te l’avais dit), et que ses petits yeux gonflés de sommeil te font l’honneur d’être celle à qui ils veulent bien sourire. Nan mais tu peux pas. C’est mort. Tu fonds c’est obligé. Et ça pourtant, c’était après le J1 de minuit et quelques…

Alors, il est finalement arrivé ce jour de la réconciliation avec les tous petits enfants des autres-que-la-Soeur. Le besoin de sentir l’odeur des petits cheveux, le plaisir de sentir un petit corps se détendre et s’endormir, tout abandonné sur les genoux, le bonheur d’obtenir un éclat de rire, une toute petite main qui serre la tienne… *

Putain Bébé Pimpin, tu vas te magner et tu vas te ramener parce que là on n’en peut plus de t’attendre. T’es même pas là que tu nous manques déjà, et Madame Pimpin elle va vraiment finir par voler un caddie rempli de joufflus dans le Super U de Village Sur Mer en faisait ses courses un beau matin. Et quand elle sera en prison, ça va devenir tendu de se faire yacker le fondement. J’espère que tu as saisi l’urgence.  

Just Yacked.

C’est une Madame Pimpin toute bouleversée par vos encouragements, commentaires, messages et… wait for it… Ce dessin de Zapette, juste énorme, qui s’est rendue à la Chouette Clinique pour se faire Yacker le popotin ce matin. Je ne te cache pas que comme pour chacune des journées de ce Yack, le calendrier de l’avent réservait sa petite surprise du jour : une grosse crève pour Monsieur Pimpin qui a passé la nuit à suer sa fièvre, malade au point que Madame Pimpin s’attendait presque à ce que le labo ne parvienne pas à trouver le moindre bestiau assez vivant pour faire la préparation. Au final, ils sont malgré tout repartis avec leur précieux réceptacle, sans savoir combien de warriors avaient survécu. Peut être pas plus mal de ne pas savoir, tu me diras.

Le rendez-vous s’est bien passé, même si ce n’est pas le Caméléon himself qui a pratiqué l’IAC mais son collègue (surprise du vendredi bonjour). Madame Pimpin a tout de même du mal à croire qu’une si petite pipette recelant une si petite quantité de produit catapulté dans son immense utérus pourrait un jour changer sa vie et permettre d’en finir avec cette traversée du désert, alors dans le doute, malade ou pas malade : même tarif. Tant qu’il reste de l’espoir que l’ovule rencontre un bestiau, on va la jouer artisanalement en mode poney et pis c’est tout (à ce propos, Madame Pimpin s’est mis une bonne claque en consultant ce lien à propos de la fécondation, et s’est rappelé à quel point la conception est un putain de miracle – qui n’empêche pas quelques millions de connasses de se faire engrosser en C1).

Le stress est retombé tout seul à la sortie du rendez-vous. Madame Pimpin a eu un peu peur quand elle a senti des bulles de je ne sais quoi dans son frifri juste après l’insémination et s’est dit que bordel ce serait dommage que la moisson finisse sa course sur un protège-slip Vaniuche Supa Fresh, mais a priori après examen FDC approfondi, ce n’était pas ça, plutôt la glaire qui se réveillait après avoir brillé par son absence pendant plusieurs jours. Tu me diras en IAC : OSEF. Mais bon le but d’une stim c’est bien d’avoir de meilleurs paramètres que d’habitude, et là pour le coup, niveau glaire, on ne remercie pas le Ménopur. Le collègue du Caméléon a toutefois indiqué qu’il avait pu observer une glaire normale, nous n’aurons donc pas à solliciter les services de ce brave Jacques Pradel pour un spécial Perdu de Vue.

Bon, eh bien nous voilà partis pour deux semaines de mongolisation, parce que même si Madame Pimpin trouve que la pipette ressemblait à un placebo, ça ne va pas l’empêcher de célébrer comme il se doit les DPO en consacrant huit heures par jour à examiner ses Vaniuche. Ca tombe bien, elle est en vacances.

Objectif des deux prochaines semaines : tenter de se débarrasser des deux cernes mauves qui ornent son regard bovin, essayer de ne pas finir par se ferme interner en unité spéciale pour cause de violent burn out, vivre normalement (vélo footing et réveillon), et ne pas perdre de vue que ce Yack est un brouillon, une chance d’avoir pu le caler avant la fin de l’année, ne nous suicidons pas avec une coquille d’huitre ou une bouteille de champ’ quand la bise sera venue. A ce propos, Madame Pimpin s’est bien vu remettre une ordonnance de Progestan (t’façons il lui en reste une brouettée depuis la fausse couche de la Petite Chose) mais point d’ordonnance de BHCG : preuve que ce premier Yack est un brouillon.

Et maintenant, passage de flambeau à la Zapette : que ce Yack à venir soit vif, brillant, splendide et insolemment succesful !

Et puis… Encore merci <3

L’écho de trop.

Ce soir les Pimpin se sont rendus de concert à la dernière écho de contrôle de cette stim pour IAC. Madame Pimpin en avait ras la casquette de se coltiner les heures d’attente toute seule. L’auguste présence de Monsieur Pimpin s’est vue honorée de paramètres plutôt pas mal :

J11, un follicule à 18,5 mm et un endomètre à 8 mm, des taux nickel, et une planification d’IAC samedi midi qui devrait tomber pile au bon moment.

Sauf que ça a été un peu plus dur que prévu.

Dans la salle d’attente, un couple est arrivé juste après les Pimpin. Ca n’a pas empêché que le Caméléon les appelle en premier. Un couple d’environ 35 ans. Je te préviens je vais bitcher. Hem. J’y vais, bouche-toi les oreilles. Des putain de cassos, en limite d’obésité morbide, sapés comme des ploucs, parlant trop fort, sans pochette (pas de pochette = pas de pma), et en prime le type empestait le tabac. bref des gros beaufs bien moches.

Pendant qu’ils étaient en consultation, une jeune femme est sortie du cabinet d’en face en larmes. Ca a forcément rappelé de mauvais souvenirs à Madame Pimpin. Elle a eu envie de courir dans le couloir pour la réconforter comme elle pourrait, mais elle s’est bien souvenue qu’elle, quand elle sort en pleurant de chez le gynéco, elle pourrait être très méchante avec quiconque lui adresserait la parole. Alors elle s’est abstenue, ce qui tombait bien puisque les cassos sont sortis peu de temps après, mais quelque chose s’était abîmé.

Les Pimpin prennent place. Ils sont les derniers, le Caméléon s’éclipse un instant pour éteindre et fermer la salle d’attente. En passant devant la petite salle d’écho, ils constatent que l’écran est toujours allumé. Monsieur Pimpin lance un « tiens, un follicule sur l’écran, tu vois eux aussi ils galèrent, c’est mal d’avoir dit du mal d’eux ».

Mouais. Un follicule. Madame Pimpin, gynéco de son état, capte en une fraction de seconde qu’il s’agit bel et bien d’un follicule, mais un follicule fécondé d’environ 8 SA. Elle lui répond sèchement que c’est un bébé. Et ça lui flingue le moral à Madame Pimpin.

Le Caméléon revient, on cause oestradiol, lh, tout ça, et on passe à l’écho. Il règle son matériel, c’est interminable. L’écran affiche toujours ce bébé d’une autre, cette image que Madame Pimpin connait bien, mais qu’elle n’a eu le droit de voir jusqu’ici que pour regarder des absences de vie. Là, sous ses yeux, le début de vie d’une AUTRE, ce qu’elle désire tant voir un jour, ce qu’elle ne verra peut-être jamais, cette image dont elle rêve obsessionnellement à chaque putain de nuit qui passe depuis plus de deux ans. C’est dégueulasse. Les paramètres sont affichés à l’écran. C’est bien 8SA mais la future maman, primipare et primigeste, n’a que 28 ans. Mazette.

Pendant tout le reste du RDV, Madame Pimpin a tiré une tronche de six pieds de long. Elle n’a pas desserré la mâchoire. OK le Caméléon n’a pas fait exprès, à 20h du soir un jour lambda il pense à autres chose qu’à « ne pas remémorer à la patiente N°28 qu’elle a fait deux fausses couches il y a deux ans et un an, et ne pas lui rappeler qu’elle vit sous une épée de damoclès« . Il n’est pas là non plus pour gérer les conflits d’agenda entre les secrétaires, ni pour s’occuper de la mise en oeuvre des formalités administratives. Bien sûr qu’il est juste là pour obtenir un follicule à 18,5 mm et un endomètre à 8 mm, des taux nickel, et une planification d’IAC samedi midi qui devrait tomber pile au bon moment. Il est là pour ça et il le fait bien.

Mais ce soir, alors qu’elle était cul-nu sur le fauteuil d’écho, la vue de cette image lui a défoncé le coeur, l’a brisé en mille morceau, et à fait couler des larmes bien amères sur ses joues, que personne n’a remarqué dans la pénombre.

Un autre jour, avec moins de fatigue, peut-être même hier, Madame Pimpin y aurait peut-être à nouveau vu un joli signe. Signe que la prochaine fois qu’elle prendrait place sur ce fauteuil, ce ne serait ni pour voir un follicule ni pour voir une absence de vie. Mais, ce soir, c’était un peu dur.

Sur ce, Madame Pimpin s’en va mettre une claque à son calendrier de l’avent, et patienter jusqu’à minuit pour faire entrer l’ovitrelle en scène.

IAC – J11 – Brèves #3.

Brèves du Meno.

Dernière piqûre hier soir (aux dernières news). Bon, après ses huit petites piqûres, Madame Pimpin est tout de même contente de ne pas jouer les prolongations. C’est peut-être que l’attrait de la nouveauté s’est estompé, ou peut-être que son ventre en a ras le bol, mais les injections se faisaient de plus en plus désagréable, limite un peu douloureuse pour celle d’hier. Au bilan, pas de bleus pas de drame.

Brèves du Labo. 

Ce matin Madame Pimpin a refait son dosage de prolactine qui datait un peu. Elle n’était pas à jeun (je veux dire, elle avait petit-déjeuné hein… va pas t’imaginer qu’elle prend de la vodka au petit dèj, on n’en est pas encore là) lors du dernier bilan à J3 et le précédent dosage était trop ancien. «Reposez-vous 20 minutes Madame Pimpin»… Euh non mais c’est-à-dire que j’ai un boulot… Rien à faire, Madame Pimpin a du passer 20 minutes à se détendre dans le noir. Après avoir assisté à une course de déambulateurs lors de la ruée de l’ouverture du labo, puis à la tentative de meurtre d’une veille qui voulait doubler une femme enceinte (si si, je l’ai vue avec sa canne), quand des gougniafiers t’attendent et que tu as trois coups de fils pmesque à passer avant toute chose en arrivant au boulot :  je te souhaite bien du courage pour te détendre. Au final, comme c’était aussi (aux dernières news) la dernière pds, Madame Pimpin a pris sur elle. La technique de la veine arrière a encore une fois fait des miracles, à l’heure où je te parle, après 4 pds en trois jours les veines arrière de Madame Pimpin ne portent aucune marque. On peut pas en dire autant de son pli du bras, portant toujours les stigmates de la pds N°1 de J8.

Côté Labo PMA les choses se précisent, tout devrait rentrer dans l’ordre, Madame Pimpin a rendez-vous demain avec la Merveilleuse Secrétaire pour faire le point et vérifier le dossier. Cœur cœur cœur.

Brèves du Ciboulot.

On va revenir sur le déjeuner avec Monsieur Dame Blanche. Hier soir, Madame Pimpin a eu la flemme n’a pas eu le temps d’éditer ce paragraphe. Tu vas rire. Mais c’est vraiment pas drôle. Ah, elle en cherchait des jolis signes, Madame Pimpin… Et ben BIM, mange le dans ta face le divorce des Dame Blanche. Elle a récupéré un Monsieur Dame Blanche dans un état désastreux et a passé le dèj à le ramasser à la petite cuiller. Passons les détails scabreux, on va pas raconter leur vie ici. Mais Madame Pimpin la retient, La Vie, avec ses numéros d’intimidation.

En même temps que le taux d’oestradiol, la pression monte dans la petite caboche de Madame Pimpin. Monsieur essaye de pondérer le truc à base de blagues de marde, appelons un chat un chat. Il donne dans l’humour noir, ça ne lui réussit pas. Madame Pimpin est à deux doigts de l’envoyer s’auto-inséminer chez les grecs. Pour se détendre un peu elle s’est octroyée une avance sur cadeau de J1 et a claqué une partie de l’argent de Noël qu’elle réservait à ses neveux Riri Fifi et Loulou chez H&M. Z’avaient qu’à pas en faire trois, bordel.

Bref, le mode «cette IAC est un brouillon, OSEF» relève à présent plutôt de l’auto persuasion, il va falloir redescendre d’un cran quand la mise en place logistique sera terminée.

Brèves de l’Endo.

La blagounette de la journée ? La secrétaire du Caméléon a bien failli ne pas trouver de place pour LE rendez-vous avec le Yack. «Désolée Madame c’est complet samedi». Pardon ? Bon, après négo, ça s’est arrangé. Mais cette IAC de Noël a un petit côté «calendrier de l’avent», avec à chaque jour sa surprise du chef.

Les dosages sont arrivés : E2 :318 / LH :3,4. La LH reste à peu près sage, mais… il ne va pas falloir trainer du tout du tout parce qu’avec un seul follicule, l’œstradiol est tout de même assez élevé. Madame Pimpin croise les doigts pour que la surprise du calendrier demain ne soit pas une ovulation spontanée du vendredi 13. Parce que le délai d’abstinence pour samedi court déjà et que demain soir Monsieur Pimpin découche pour cause de travail. Ce serait dommage de devoir la rejouer 007 en mode infiltration ponesque sur son lieu de travail alors qu’on a un grand gros gras Yack en double file. Et puis avec un endomètre à 7 hier, ne nous précipitons pas trop hein.

La suite ce soir :)

IAC – J8 – Brèves #1. [+ edit]

Brèves du Méno. 

Bon, ben les piqûres de Ménopur, c’est validé. L’infirmière a fait la première mercredi dernier, le lendemain elle a laissé Madame Pimpin gérer sous sa surveillance, et vendredi Madame Pimpin lui avait demandé de revenir (parce qu’elle est si gentille que c’est un plaisir de la voir) mais elle a tout fait sans consigne. Samedi soir elle s’est piquée toute seule, et hier Monsieur Pimpin s’est amusé à lui faire le mélange. Madame Pimpin kiffe ses piqûres. Elle a déjà chopé des T.O.C mis en place son petit rituel, cuisine toute clean après le repas, piqûre, puis chocolat de l’avent pour la récompense. Côté désagréments, pas grand-chose à déclarer, si ce n’est une grosse fatigue et une sale trogne, mais ça peut aussi bien ne pas être imputable au traitement.

Brèves du Labo. 

C’est ce matin qu’a eu lieu le premier contrôle Oestradiol / LH de stimulation ovarienne. On est à J8, idéalement il aurait fallu commencer à J7 mais c’était dimanche. Alors que retenir de cette fabuleuse expédition.

– se lever à 6h30 un lundi matin et se retrouver à gratter le pare-brise gelé, ça fait chier.

– le labo à 7h30 le lundi, c’est l’invasion de vieux, encore plus que les autres jours.

– la nana qui se trouvait dans la file d’attente juste devant Madame Pimpin n’avait pas l’air enceinte mais la secrétaire du labo s’est fait une joie de bramer «ah vous êtes au quatrième mois». Mazeltov.

– les prises de sang à fréquence régulière sont toujours incompatibles avec les veines fines et mobiles de Madame Pimpin, l’infirmière a fait du bon travail mais elle lui a souhaité bien du courage pour la semaine. Heureusement la nature est bien faite, on a deux bras.

– se retrouver au labo le matin en hiver, ça rappelle à Madame Pimpin les pds de control freak qui traquaient le taux de la Petite Chose il y a quelques mois, et ça fait mal au ventre…fucking mémoire.

Brèves du ciboulot.

Madame Pimpin ne part pas vraiment gagnante. C’est peut-être passager rapport à la photo de la dinde de Noël qui lui a tout de même bien défoncé le moral, c’est con mais c’est comme ça. Elle part un peu perdante mais ce n’est pas ça qui l’aidera à faire face quand le résultat arrivera, elle le sait bien. Le côté positif c’est qu’elle trouve que le traitement n’est pas du tout contraignant. Les pds le matin avec écho le soir, un jour sur deux, ça lui va bien comme rythme et c’est transparent pour le boulot (mis à part l’assignation à résidence pour toute la semaine, mais fuck you le chef). Elle n’aura pas l’impression de s’être sacrifiée sur l’autel de la loose en cas d’échec. Disons que pour le moment, Madame Pimpin s’acquitte de sa tâche sans trop broncher et sans trop rien attendre. Ni pessimisme abusif, ni optimisme de la dinde qui croit qu’une IAC va suffire pour changer sa vie. Le regard loin devant, au-delà du résultat. Tout pareil que quand elle court, elle regarde derrière la côte. Toujours.

Brèves de l’Endo.

RDV à 18h chez le Caméléon, pour le monito et l’interprétation des résultats E2 / LH. Les bottines bleues sont de sortie, jean confortable, pull et t-shirt longs, dégaine un peu loose : heureusement les gougniagiers ne sont pas de la fashion police, sans quoi ils auraient probablement noté un changement.

C’est donc avec une bonne heure et demie de retard que le Caméléon a ausculté les voies impénétrables de Madame Pimpin. Avec son E2 à 51 et sa LH à 2,6, Madame Pimpin y allait plutôt piteuse, mais le Caméléon (qui était aujourd’hui d’une humeur de chien) a dit que c’était bien. Alors pour une fois on va laisser tranquille son auto-estime en mousse, et faire un peu confiance quand on dit que c’est bien. Allez hop, 51 c’est bien. Puis Madame Pimpin s’est installée sur la table de l’espace du Caméléon. En fait c’est un fauteuil à bascule, qui monte, on a les pieds sur des sortes de pédales (exit l’étrier qui laisse gracieusement apparaître le dessous des chaussettes) et qui s’incline en arrière. Ca change de la table en fer du Docteur Colley. La scrutation commence. A droite, c’est moche. 6,5 mm. Madame Pimpin commence à bader. On passe à gauche, et là c’est mieux : deux bon follicules « recrutables » (yes les gars, entretien d’embauche : check !) de 12 à 14 mm suivant les bords.

Le Caméléon, trop choupinou, imprime les deux globules noirs et tend la photo à Madame Pimpin, cadeau. LOL. On commence l’album photo familial ? Puis Madame Pimpin pose ses deux trois questions cons dont elle te fera grâce (elle est incapable de dire des choses sensées quand elle a les fesses à l’air), remet son jean, et on repasse au bureau.

Madame Pimpin lui demande s’il ne serait pas un peu temps de faire les sérologies rapport aux 14 mm. Et là c’est limite si elle ne se prend pas l’avoinée du siècle parce que bordal, t’es mariée, tu veux faire un bébé, et tu sais pas si t’as la Syphilis ? Mais ma pauvre amie dans quel monde tu vis ? Il va falloir se sortir les doigts du boule et aller me faire cette sérologie, demain matin et que ça saute (mais euh, demain c’était repos pour mes veines toutes pourries…). Parce que ça ne chôme pas là-dedans, on devrait inséminer au plus tard samedi, mais plus probablement…..

Vendredi 13

Gloups.

Jacques a dit.

Appel de la secrétaire du Caméléon ce matin. On ne pourra pas dire qu’elle ne tient pas ses promesses, elle a été toute gentille au téléphone et pas du tout gourdasse (on peut couper au montage ce qui a été dit hier à son sujet ?). Ca rassure Madame Pimpin qui commençait à voir d’un mauvais œil la fluidité de la communication avec le Caméléon (tu me diras Docteur Colley ne répondait même pas, alors…).

Le verdict est sans appel : on continue l’oestradiol.

Après un long silence, l’explication (ouf, ce n’est pas un «non» stupide et brutal dépourvu de contexte, ce médecin prend en considération le fait que ses patientes ont un cerveau) : si Madame Pimpin arrête maintenant, les règles vont commencer maintenant (et on décerne un diplôme de gynécologie à Drenka, bravo !). Formidable, nan mais essaie donc de te faire féconder quand tu fais J14-J1. En plus ce serait doublement la marde : Madame Pimpin a calculé que le prochain J1 pourrait avoir lieu après le RDV du 9 octobre si C7 se tient à carreaux, et ça pourrait permettre de commencer une stim ou quelque chose sur C8 et non C9, ce qui serait pas mal, donc pas de J1 avant J27 please DNLP. (pas sûre d’être limpide, sur ce coup là mais je me comprends).

Je ne te cache pas que Madame Pimpin est déçue. Parce que bordel c’est pas tout les jours quand même qu’on lui certifie qu’elle a 90% de mobiles en cours de livraison dans une glaire ISO9001. Et là c’est clair que pour C7 c’est mort, quoi qu’elle décide de faire :

– Si elle poursuit l’oestradiol, elle n’ovulera pas puisque la prise de J1 à J21 revient au même que prendre la f*cking pilule.

– Si elle arrête, autant tirer la chasse d’eau dans son utérus et qand bien même les bestioles de compète de Monsieur Pimpin auraient trouvé leur chemin dans l’usine, aucun embryon ne pourrait s’accrocher là-dedans. Bienvenue à Holiday on Ice.

Voilà comment on en vient à tirer un trait sur C7 alors qu’on n’est qu’à J14, et à dire bonjour au caractère de marde + nausées pendant encore une semaine. Bon… Elle était prévenue Madame Pimpin que ce cycle ne servait à rien d’autre qu’au Hühner sa Mère. Mais au-delà des effets secondaires liés au traitement, elle ne soupçonnait pas que ce serait si dur à accepter. Autant il y a deux semaines, elle se disait que bon, un mois de plus un mois de moins, quelle différence après tout… Autant elle se dit aujourd’hui que dans 40 semaines ce sera l’anniversaire de Monsieur Pimpin, et que lui non plus n’aura pas la chance de devenir papa avant d’avoir 30 ans, pas plus qu’il ne l’aura eue pour ses 29, 28 et 27 ans. Problème de riches certes, mais problème de riches qui en ont marre de galérer, marre, marre, et MARRE. Oui je chouine ENCORE mais c’est la faute aux hormones du Caméléon.

Hühner Sa Mère #2, le retour.

Sept mois après le premier test de Hühner foiré par les Pimpin, dont la mise en œuvre avant pourtant permis la conception de la Petite Chose, nous y revoilà. Sept mois après cette cuisante humiliation, on devrait en être rendus à avoir choisi le prénom, fini de repeindre la chambre, passé toutes les étapes stressantes, ne plus pouvoir faire ses lacets, attaquer le congé mat’ et se réjouir sincèrement pour Madame Chaton et Madame Écureuil qui franchissent cette semaine le cap des 12SA. Au lieu de ça, on est toujours ouin-ouin et on se farcit un nouveau Hühner, qui pour couronner le tout a le bon goût de se dérouler sur un cycle artificiel sous traitement hormonal et donc stérile : non, ce nouveau Hühner Sa Mère ne reproduira pas le miracle de l’hiver dernier.

Madame Pimpin t’avait parlé des effets secondaires désagréables du traitement, et suivant certains conseils raisonnables elle a consulté l’oracle avant de décider tout seule s’il était envisageable d’arrêter le traitement. La secrétaire un peu gourdasse du Caméléon a répondu que « ah oui il est dur dur ce traitement » (ah ouais t’as testé ?) mais que « bon, c’est mieux quand même de suivre la prescription » (nan sans déc ?) et puis que « bon c’est dur de répondre, elle n’est pas médecin » (c’est à dire que si j’avais le numéro de portable du Caméléon je ne t’aurais pas appelée toi, gourdasse) donc il faut qu’elle pose la question.

Quoi qu’il en soit, Madame Pimpin se rend compte que la logistique, ça fait beaucoup. Le dernier Hühner s’était avéré être une grosse épreuve, les Pimpin n’ayant pas vraiment mesuré l’anormalité du « rapport programmé à heure fixe » pour mieux se faire examiner l’intérieur ensuite. Ca c’était donc joué à six heures du mat, sans que le cœur y soit vraiment, et l’examen en lui même avait été pratiqué sur la pause dèj de Madame Pimpin. Atroce.

Alors on est bien d’accord, ça ne changera rien au résultat du bouzin, mais cette fois les Pimpin ont sorti le grand jeu et ont tous les deux posé un jour de congé. Il faut pouvoir le faire, mais QUEL PIED les amis ! Le rendez-vous pour l’examen a été calé en plein milieu de l’après-midi, de façon à pouvoir transformer le « rapport programmé à heure fixe » en « rapport humain » vers 9 heures du matin tout en respectant le temps de séchage indiqué sur la notice (je sais, je suis crade bah, on peut rigoler nan ?).

Madame Pimpin a donc eu tout le loisir de se vautrer sur sa terrasse par 30°C pendant deux bonnes heures, tandis que ses collègues étaient enfermés à la Grande Boîte (convenons en c’est deux fois plus jouissif), puis Monsieur Pimpin l’a conduite au labo de la Chouette Clinique. Une fois de plus ils se sont extasiés sur la gentillesse des secrétaires, la propreté et la clarté des lieux, en repensant au vilain CHU qui rappelait plutôt un hôpital de Guerre du Bloc Soviétique qu’un centre hospitalier européen en 2013, et aux secrétaires acariâtres du Docteur Colley.

Salle d’attente. Sous la chaise, Madame Pimpin trouve une petite fleur en cuir rose ornée d’un petit strass, sûrement échappée d’une chaussure de petite fille. Madame Pimpin ramasse la fleur et la planque dans son sac, elle ira rejoindre la barrette cassée Hello Kitty retrouvée sur la margelle de la piscine pendant les vacances et d’autres babioles supposées porter chance et faire venir le bébé (ouais Madame Pimpin ose le dire, elle veut une fille) (je veux dire, rendu là où on est, ne craignons plus le ridicule) (ceci dit un garçon ce serait chouette aussi hein la Cigogne). Pendant ce temps là Monsieur Pimpin stresse comme pour les résultats du bac, pas à l’aise avec l’idée qu’on lui critique ses petites bêtes.

Le Biologiste appelle Madame Pimpin. Il lui fait récapituler vite fait son parcours, se montre rassurant sur le bilan hormonal et la vilaine AMH. En revanche les deux fausses-couches le font tiquer (il serait gynéco il aurait « bilanté » (sic) Madame Pimpin fissa). Quand elle lui dit que le précédent Hühner n’était pas terrible, probablement rapport au fait qu’on n’était pas tombé pile le jour de l’ovulation, il lui a répondu……. « la nature est bien faite, elle n’est pas à un jour près ». LOL.

Bref, tout ça on s’en fout ce qui compte c’est la suite. Madame Pimpin dévoile ses plus belles chaussettes en pensant à La Fille. Introduction du spéculum puis de la sonde : rien senti ! Pourtant les biologistes ne sont tout de même pas supposés farfouiller du minou tous les quatre matins. Ce qui prouve bien que les gynécos indélicats qui font ça comme des boeufs sont de vrais misogynes frustrés qui se vengent comme ils peuvent.

Le biologiste invite les Pimpin à patienter le temps qu’il analyse la chose puis les convie dans son bureau pour débriefer dix minutes plus tard. Faut savoir qu’à la Clinique PMA, les résultats n’étaient transmis que le soir : on apprécie la différence. Verdict : positif ! Pour lui pas de problème, on est bons. Ouf. Le bilan complet sera transmis par mail.

Monsieur Pimpin est content, fier de sa production, Madame Pimpin plutôt surprise que sa glaire de marde ait franchi cet examen haut la main. Un petit coup de fil à la secrétaire du Caméléon au passage, on ne sait toujours pas si l’oestradiol peut être arrêté dès ce soir : elle rappellera demain matin.

Le temps de rentrer au bercail et de cueillir quelques pommes dans le jardin abandonné d’à côté, et voilà que les bilan complet tombe.

Mais bordel c’est bien nous, ça ?

score d’Insler en février : 6/12 (abondance moyenne ++, filance 1 à 4 cm, cristallisation débutante, col perméable, nombreuses cellules sans leucocytes)  /   septembre : 11/12 (abondance moyenne ++, filance > 8 cm, cristallisation complète, col ouvert, rares cellules)

nb de bêtes en février : quelques rares par champ (<1)  /  septembre : 30 (objectif = 40)

mobilité en février : même pas exploitable  /  septembre : 90% de mobiles dont 75% du total : rapides

Alors bon. On peu certes se réjouir que tout ça c’est très bien. Au passage on remercie l’Ethinyl Oestradiol qui n’y est sans doute pas pour rien.

MAIS PUTAIN C’EST QUOI LE F*CKING PROBLEME ?

Topo de mi-dpo.

On en est  à J20, et on ne comptera pas ce C4 en dpo pour plusieurs raisons :
– les dpo c’est chiant
– les dpo c’est so 2012
– les dpo pour les compter, faut déjà savoir sa date d’ovulation
– les dpo ça rend Madame Pimpin débile
– les dpo ça porte la poisse (La dernière fois que Madame Pimpin a oublié de compter ses dpo, elle a fini en cloque, alors essayons de la refaire. Comment ça, je suis infertile et je risque pas de finir en cloque à C4 ?)
M’enfin en se basant sur la courte durée du précédent cycle, on peut supposer qu’on en est à 6 ou 7dpo, et que ça va donc se terminer dans 6, 7 ou 8 jours, on en est donc à peu près à la moitié. Alors voilà le bilan (Profites-en parce qu’à C4 il n’y en aura qu’un seul, et c’est bien parce que Madame Pimpin aime à relire ses notes de dpo d’un cycle à l’autre. Et surtout elle aime comparer avec le cycle de son dernier TG+, cycle pour lequel forcément elle avait pris peu de notes puisqu’elle s’en foutait : never again) :
 Ca fait 6 ou 7 jours que Madame Pimpin a vaguement mal aux nichons. Comme à C3, donc. C3 qui n’a rien donné. Bon, c’était plus gênant à C3, ça faisait mal tout le temps. Là, c’est juste un peu quand on appuie. Et Madame Pimpin a ponctuellement assimilé qu’il est inutile de se tripoter les boobs à longueur de temps, donc elle n’appuie pas souvent. Donc en fait, elle a très peu mal aux boobs.
Depuis 2 ou trois jours, Madame Pimpin ressent de légères crampes à l’utérus (hier et avant-hier) et une crampe au col aujourd’hui, ça c’est nouveau. Mais aussi bien, elle a juste raté son ovulation, elle vient seulement de la finir (C2 = 33 jours, rappelle toi), et c’est son col qui se referme en lui faisant mal (dans ce cas on serait mal parce que côté poney, on serait pas dans les clous).
Autre nouveauté : les glaires d’ovulations sont là depuis J12 et ont fait leur travail de base : alerter Madame Pimpin sur le fait qu’il soit possible qu’elle ovule sous peu. Eh bien pour ce cycle elles font du zèle. Et alors ça, c’est super bizarre, parce que pour Madame Pimpin la glaire post-ovulatoire, elle est habituellement totalement différente. Alors encore une fois peut-être que Madame Pimpin vient seulement de finir son ovulation. Ou peut-être que son ovulation dure 8 jours, va savoir. Peut-être qu’elle a ovulé deux fois (oui je me rends compte de ma connerie, allez on peut rigoler). Peut-être qu’elle a raison de vouloir ignorer tout ça.
Petit point glaire cervicale :
– Glaire d’ovulation : filante, transparente, plus ou moins abondante.
– Glaire post-ovulatoire habituelle : pas filante, blanche, plus épaisse au fil du cycle.
– Glaire post-ovulatoire C4 : filante, transparente, mais pas aussi abondante qu’à J12-13-14.
(qu’on m’achève si un jour je fais état de mes sécretions intimes sur le web. Mouahahahahahaha.
(tu veux une légende avec des couleurs ?)
Voilà voilà, miam, hein ? Comme tu vois, Madame Pimpin et sa pause, ça se passe super bien.
Bon, on n’est pas plus avancés avec ça, mais l’idée n’était pas de tirer des conclusions comme le fait ce bon vieux Doctissimo lolesque « C4 J20 DPO6, crampe utérus + mal aux seins, enceinte ou pas ? », c’était simplement de consigner quelques notes pour la postérité.