5SA + 6.

Tu constateras qu’on a gagné trois jours rapport au calcul savant du Caméléon, qui, après deux longues heures d’attente (dont une en compagnie de la Famille Groseille, trois gosses – présents et insupportables – la mère édentée et enceinte du quatrième, le père con comme un balai, qui à un moment donné a jeté un oeil circulaire sur le ventre de Madame Pimpin et celui de patiente N°3 en s’indignant « mais je pensais qu’il n’y aurait que des femmes enceintes, s’ils prennent tout le monde c’est pas étonnant qu’on doive poireauter aussi longtemps, pfffff ». Heureusement toi tu n’as pas l’odeur qui va avec le pfffff. Et tu ne vois pas le regard noir et méprisant que lui a jeté Madame Pimpin qui à ce moment précis se demandait où elle en était avec le fait d’être enceinte ou pas.)

Donc au bout de deux heures, le Caméléon a enfin appelé les Pimpin. Il leur a serré la pince façon winner, avec un grand sourire, et les a félicités d’entrée de jeu « alors bravo ça y est, vous avez fait un enfant ! ». Bon. A cet instant Madame Pimpin aurait bien aimé courir vers la salle d’écho, baisser son falzar de suite et s’auto-insérer la sonde avant de répondre. Mais ça n’aurait pas été très poli, elle s’est donc assise en souriant et a répondu « ouh la la, on espère on espère ».

Le Caméléon a ensuite déballé le dossier en demandant à Madame Pimpin si elle avait fait une pds (euh maaais comment sait-il que ça a marché s’il n’a pas vu les résultats de pds ?). Il extirpe le papier et quand Madame Pimpin lui dit qu’ils n’ont même pas voulu regarder le taux, se moque gentiment, regarde, et lui dit que pourtant il n’avait vraiment rien d’inquétant : à 4SA+ 6 on dépassait les 2500, bordal c’est quoi ce taux de ouf ?! Le Caméléon n’en paraît pas perturbé et propose à Madame Pimpin de passer à côté. Youpie. Les 2500 lui donnent la force de franchir les quelques pas qui l’en séparent.

Le Caméléon prépare le matériel, fait tomber son flacon de lubrifiant pour écho-endo (serait-il un peu ému ?) et c’est parti. D’entrée de jeu Madame Pimpin voit la forme de patate. Ce n’est pas une GEU. Ses talents d’échographiste s’arrêtent là, elle s’en remet complètement au Caméléon qui s’écrie au même moment « futur papa, vous pouvez venir ! ».

La visite guidée commence.

« C’est une grossesse intra-utérine, une grossesse embryonnaire, vous le voyez là il mesure… 2,7mm. Comme je vous disais, il est encore trop tôt pour déceler une activité cardiaque… Attendez…. Et non, il y a bien une activité cardiaque, regardez le point clignoter au dessus de la flèche verte… Il est parfalt ce petit… Bon et bien voilà, tout va bien, c’est une grossesse évolutive. »

Alors comme ça, les Pimpin étaient en train de vivre, pour la première fois de leur vie, une échographie qui se passe bien. Ils étaient en train de voir, pour la première fois de leur vie, cette Vie, qu’ils attendent depuis si longtemps… Ce beau miracle, qu’ils n’ont pas eu le droit ou la chance de voir les deux fois précédentes. A ce moment là ils ont échangé un regard tous les deux, par dessus la tête du Caméléon, et Madame Pimpin a senti ses yeux se remplir de larmes.

Le Caméléon a ensuite procédé à quelques vérifications qui ont permis de constater la présence d’un kyste de 27mm sur l’ovaire gauche, a priori sans gravité, Kyste que par ailleurs elle ne sent absolument pas.

De retour au bureau, le Caméléon a refait les ordonnances et demandé spontanément aux Pimpin s’ils désiraient programmer des « points de contrôle intermédiaires » avant l’écho officielle calée aux alentours du 24 mars… Euh comment te dire… La suite ce sera donc un prochain rendez-vous vers le 22 février, et un autre vers le 12 mars. Comme Madame Pimpin n’a plus de rétroviseurs rapport à ses rêves générés par le Reiki, elle n’est pas en mesure de flipper à cause de la concordance de ces dates avec d’autres évènements.

Alors il semblerait que le 3 janvier Madame Pimpin ait bien fait de se lancer dans cette stim clandestine. Il semblerait qu’une petite vie en forme de Patate ait décidé de s’installer. Cette Petite Patate imprimée en gros et en A4 par le Caméléon, il va maintenant falloir qu’elle continue de grandir, de palpiter et d’aller bien, qu’elle s’accroche… Ils le savent bien les Pimpin que la partie n’est pas gagnée. Mais ça ne les empêche pas de déjà donner beaucoup d’amour à cette petite vie, de croire en elle et d’espérer de tout leur coeur qu’elle soit là au prochain rendez-vous.

 

 

Ironie.

17dpo. On est à trois heures de l’échec d’IAC1. La tension est à son comble. Et l’ironie est incroyable aujourd’hui.

Ironie de la vie qui décide que U. se fait plaquer après deux ans, comme un chien, alors qu’elle est un adorable petit bout de femme respirant la tolérance. U. n’a pas desserré les dents. Elle est restée belle et digne. Ironie de cette même vie qui rend au même moment N. odieuse avec son homme, et le reste de son entourage au passage, N. qui s’invente de faux problèmes, qui impose à tous ses amis de s’improviser psy exclusifs et disponibles H24.

Ironie de la vie qui veut que si ce soir Monsieur Pimpin était chafouin, c’est parce que B. lui a annoncé qu’il allait être papa. B. et R. se connaissent depuis moins d’un an. R. est stérile ou presque. Le bébé n’était pas à l’ordre du jour, mais quand ce serait le cas ce serait case PMA directe. B. et R. qui viennent d’emménager à Village sur Mer (chouette des amis zéro risque, qu’ils s’étaient dit), et qui il y a deux semaines ont demandé aux Pimpin le numéro de leur médecin traitant. C’était pour ça (quand Madame Pimpin ira mieux on reviendra sur cette histoire, elle a du bitchage en stock). Au même moment dans la chaumière, Madame Pimpin a mal. Son ventre annonce l’imminence d’un nouvel échec. Elle qui n’a soi disant aucun problème, qui devait se retrouver enceinte facilement une fois le petit coup de mou du spermo compensé par l’eau de cologne.

PUTAIN LA CIGOGNE, TU T’ES TROMPE DE MAISON, T’AS FUME OU BIEN ?

17dpo et Madame Pimpin est tétanisée. Elle n’a pas la force de tester pour en finir et d’affronter ensuite la dernière journée de la semaine. Disparue la force, disparu le courage.

Hand Ball.

De toute sa vie, Madame Pimpin a rarement vécu d’expérience plus traumatisante que de séjourner dans une cage de Hand Ball. Si tu es un peu maladroite comme elle, et de surcroit pas très vive, tu dois bien comprendre cette sensation d’être plantée là, à la merci de la grosse patate que tu vas irrémédiablement te manger dans la face, que même l’esquiver t’es trop nulle pour y arriver, et que tu voudrais courir pour y échapper sauf qu’il y a toute la 4eme C en face de toi et que tu as un minimum de standing à assurer.

Bon. Eh bien les trois premiers jours de cette semaine ressemblent un peu à ces chouettes moments passés à attendre de se manger une balle de Hand Ball en pleine face.

Il y a d’abord eu l’évaluation chefesque, exercice annuel. Ah on en a déjà parlé, du Chef Sympathique. Autant te dire que hier matin Madame Pimpin s’est pointée au boulot la mort dans l’âme. Mais pourtant, figure toi qu’elle a arrêté le but ! Evaluation passée haut la main, notation maximum. Et de un. Si quota il y a on est mal.

Et puis il y a eu hier après-midi. Une classe de 20 djeuns endormis à qui il a fallu faire cours pendant 4 heures (______________________) (minute de silence en l’honneur de Lucette qui gère haut la main ce genre d’exercice). Horreur, en arrivant, Madame Pimpin s’est rendue compte que le responsable pédagogique, peinant probablement à trouver des intervenants, lui avait un peu survendu ses pioupious : ils n’avaient, pour la plus grande partie, jamais entendu parler du sujet que Madame Pimpin venait leur présenter. C’était une première expérience du genre pour Madame Pimpin et c’était super paniquant d’autant que ces jours ci elle ne tolère que la présence de son mari et de son chat. Même aller acheter du pain, c’est hyper violent pour elle. Et pourtant figure toi qu’elle a arrêté le but ! Tremblante face aux élèves elle a réussi petit à petit à les intéresser, à leur faire intégrer son charabia, et au moment du cas pratique elle n’arrivait plus à les arrêter ! Et de deux. Si quota il y a, on est vraiment mal.

Ce matin, c’est avion à 6 heures du mat, direction Grande Ville, puis Frite Ville, puis Grande ville à nouveau demain. Ce matin, c’est 15dpo, le quota de balles arrêtées et probablement atteint, J1 peut débarquer à tout moment et venir exploser dans la face tremblotante de Madame Pimpin qui l’attend dans sa cage. Avec l’Utro, il n’y a pas de préavis, il arrive, point.

Alors elle a essayé de se blinder le moral. Elle a essayé de se dire que quoi qu’il arrive elle allait survivre. Mais ce n’était pas convainquant. Elle a donc fini par convoquer ses deux copines.

Cette fois, elles se taisent et ne se disputent pas. Cette fois elles ne supposent rien, elles sont juste là, à côté. Elles tiennent la main de Madame Pimpin et elles seront là au moment de l’impact. Lisbeth a sorti son short et ses hautes chaussettes de sport, elle a même enlevé ses piercings. Britney a sorti sa jupe plissée et ses socquettes de tennis. Madame Pimpin a peur mais elle sait qu’au moment de l’impact, Britney lui fera un gros bisou et lui donnera un cupcake à la violette. Elle tremble mais elle sent que quand ses os se briseront, Lisbeth posera sa main froide sur son épaule, lui murmurera de rester digne bordel, puis lui servira une grande rasade de vodka.

C’est cool quand même d’avoir de vrais amis pour faire du sport, non ?

PS : Aujourd’hui et demain Madame Pimpin sera busy busy. Excuse d’avance son laconisme quand elle viendra t’annoncer la défaite. Ce sera court et ce sera pas lol, mais plus que jamais elle aura besoin de ton épaule virtuelle pour pouvoir virtuellement chialer sa race, tandis qu’IRL elle devra garder la face devant les Gougniafiers réunis et quelques industriels malotrus.

Message de Service.

Bon. La particularité de ces dpo, en ce 11DPO / J24 / IAC2 /Cycle 11 /Tentative de G3 / 44eme mois sans contraception, (tout de même), tu l’auras remarqué, c’est l’hyperfertilité des doigts de Madame Pimpin sur son clavier. Elle est obligée de se restreindre et de planifier ses articles, sinon ce serait deux par jour. C’est d’ailleurs bien la seule chose qu’elle est capable de faire à peu près bien en ce moment (avec Candy Cruche, dieu que ça bouffe le temps). Au boulot c’est motivation moyenne, niveau vie sociale pas mal de choses prévues mais très peu d’entrain, pas trop de sport (temps de chiotte), pas de pâtisserie (en cette période de galettes des rois, yeurk), même le piano passe après Candy Cruche. Reflexion faite peut-être que Madame Pimpin pense aller bien mais cache une dépression. (Je déconne).

Avec tout ça, pas eu le temps de te faire le compte rendu dpesque de ces jours qui passent assez vite. Pas eu le temps de convoquer BB et LS (m’enfin on les croisera peut-être sur la dernière ligne droite). Pas eu le temps de disséquer ses vaniuches, de se triturer le col, et ses boobs sont juste comme d’habitude sous utro : un peu plus gros et un peu douloureux.  Bref. rien de nouveau sous le soleil. C’est pas qu’elle s’en foute Madame Pimpin hein, non. Mais voilà. Il sera bien assez tôt de se lamenter en temps voulu.

C’est un coup à se ramasser un J1 sur le coin du bec et de s’exclamer « WTF ? Déjà ? »

Voilà. Tout ça pour te dire que la peur de l’échec est bien là, mais que les dpo se passent bien.

Tu peux retourner vaquer à tes occupations.

(Je déconne bis).

Check List pour une IAC à Village Sur Mer.*

*«à Village Sur Mer» : c’est-à-dire, quand la grande maison de la PMA ne vous ouvre pas ses portes parce que vous ne faites pas de FIV mais des IAC, et que le suivi médical est donc réalisé par le Gynéco de ville ou d’ailleurs, la PMA ne prêtant que son labo et les conseils de son biologiste. 

J-7 : Le J1 n’est pas encore dans la place, mais soyons réalistes et arrêtons de rêver cinq minutes, il va débarquer d’ici une semaine. Il est temps de : 

–          Zieuter l’agenda afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de déplacements au moment supposé du J1, et commencer à émettre des suppositions quand à la date présumée de J3 pour l’écho de contrôle post-IAC#N-1.
–          Vérifier les stocks de médicaments et de consommables (médicaments, aiguilles et seringues, vaniuches). Le stock de médicaments déterminera l’importance du RDV de J3. En cas de stock liquidé, se débrouiller pour obtenir une ordonnance avant J3, rapport au délai de commande de la pharmacie.
–          Vérifier la validité des pièces administratives constituant le dossier soumis au laboratoire PMA qui prépare les recueils : date du dernier spermogramme, date des sérologies, date du dernier bilan hormonal à J3, validité du 100% (m’enfin à J-7 c’est trop tard).

J1 : Bah voilà hein on s’en doutait un peu. Si c’est un samedi, ou pire un dimanche avec J3 lundi, on est dans la marde si le point de J-7 n’a pas été fait correctement. 

–          Chialer un bon coup.
–          Essayer d’obtenir un RDV le jour même si le stock de médicaments est à zéro.
–          Essayer d’obtenir un RDV à J3 si tout est RAS.
–          Se dépatouiller avec la pharmacie.
–          Voir avec l’infirmière si besoin (surtout en cas de pénurie d’aiguilles).

J3 : normalement, le stock de médicaments est OK, partons sur l’hypothèse d’une secrétaire de gynéco conciliante. 

–          RDV de contrôle post-IAC.
–          Première injection.

J4 :
–          rappeler la secrétaire pour caler les rendez-vous de suivi de stimulation ovarienne.
–          Injection.

J5 :
–          Injection

J6 :
–          Injection

J7 : début du suivi de stimulation ovarienne.
–          Température.
–          Prise de sang au labo de Village Sur Mer de bon matin.
–          Penser à imprimer les résultats et vérifier qu’ils aient été faxés à la Chouette Clinique.
–          Faire la courbe.
–          RDV gynéco.
–          En fonction de l’écho, commencer à tenter de deviner la date de l’IAC pour s’assurer des disponibilités de tout le monde (labo, gynéco, et accessoirement son conjoint et soi-même).
–          Ne pas oublier l’injection.

J8 :
–          Température.
–          Injection

J9 : deuxième RDV de suivi de stimulation ovarienne.
–          Température.
–          Prise de sang au labo de Village Sur Mer de bon matin.
–          Penser à imprimer les résultats et vérifier qu’ils aient été faxés à la Chouette Clinique.
–          Faire la courbe.
–          RDV gynéco.
–          En fonction de l’écho, commencer à tenter de deviner la date de l’IAC pour s’assurer des disponibilités de tout le monde (labo, gynéco, et accessoirement son conjoint et soi-même).
–          Ne pas oublier l’injection.

J10 : 
–          Température.
–          Injection

J11 : troisième RDV de suivi de stimulation ovarienne. 
–          Température.
–          Prise de sang au labo de Village Sur Mer de bon matin.
–          Penser à imprimer les résultats et vérifier qu’ils aient été faxés à la Chouette Clinique.
–          Faire la courbe.
–          RDV gynéco.
–          Très probablement, calage de la date de l’IAC pour J13.
–          Ne pas oublier l’injection habituelle OU la piqûre de déclenchement.

J12 :
–          Température.
–          Prise de RDV avec le labo de la Clinique PMA pour le recueil, prise de RDV avec la secrétaire du Gynéco au cabinet de la Chouette Clinique pour l’IAC.
–          Vérification des papiers du conjoint et de ses propres papiers (carte d’identité, carte vitale, 100%, copie des examens au cas où).
–          Préparer un en-cas pour le lendemain midi.
–          Poney.

J13 : jour de l’IAC.
–          Température.
–          Départ du conjoint pour le recueil à la Clinique PMA.
–          Prise de sang au labo de Village Sur Mer de bon matin.
–          Eventuellement, aller au boulot.
–          Prise de nouvelles auprès du conjt (en évitant de faire sonner son téléphone au moment où il fait sa petite affaire…)
–          Penser à imprimer les résultats de prise de sang et vérifier qu’ils aient été faxés à la Chouette Clinique.
–          Départ pour récupération du recueil à la Clinique PMA.
–          Convoyage du recueil, des ovaires et de l’utérus concernés vers la Chouette Clinique.
–          Massacre cervical et IAC.
–          Penser à récupérer l’ordonnance pour l’utrogestan (à Village sur Mer, la pds pour recherche des BHCG, on s’assoit dessus pour les IAC).
–          Retour à la maison pour grignotage de l’encas et repos d’une heure (si possible…).
–          Retourner au boulot.
–          Pharmacie (utrogestan)
–          Poney si possible (à la maison, hein).

J14 :
–          Poney.
–          Utrogestan.

J15 à J21 :
–          essayer de ne pas penser.
–          Bordel, J21, c’est aussi J-7… il faut recommencer.

IAC2 – J15 – Brèves #4.

Madame Pimin ne saurait pas exactement dire ce qui se passe dans son utérus en ce deuxième jour post-IAC2, mais contrairement à la fois précédente, elle l’a bien sentie passer.

Déjà sur le coup, elle a bien douillé grâce à la pince à clamper le col (mais quel outil barbare). Son utérus étant retroversé depuis toujours (du moins, elle le sait depuis l’hystérosalpingographie de février 2013), il faut avouer qu’elle s’attendait déjà à rencontrer ce problème pour la première IAC, ce qui n’a pas été le cas. A se demander d’ailleurs si la première IAC a bien été réalisées dans les règles de l’art, et non pas par-dessus la jambe.

Ensuite, elle a eu mal au ventre toute la journée. Des douleurs de règles, des douleurs de col, un peu le même genre de douleurs qu’après l’hystérosalpingographie. Alors je t’arrête tout de suite, toi qui va commencer les IAC dans peu de temps et te pose déjà mille questions : un IAC ça ne fait pas aussi mal qu’une HSG, loin de là. On n’a pas à supporter la détestable mise en pression des trompes et de l’utérus et ça fait toute la différence. Seulement, cette fois-ci, l’IAC a été suivie de fortes douleurs de règles qui ont duré toute la journée. Moralité : prendre du spasfon par précaution juste avant.

En allant aux wc quelques heures après l’IAC, surprise : la vaniuche de Madame Pimpin était spottée. Tout le reste de la journée, elle a constaté de petites traces de saignements plutôt légers et plutôt anciens (sang marron). Sachant que son col saigne très facilement, Madame Pimpin ne s’est pas trop affolée d’autant que lesdits saignements ont plutôt eu tendance à se calmer dans la journée.

Après une bonne nuit de sommeil et une journée de boulot par-dessus, plus de saignements. L’usine à Poney a donc repris du service (bah quoi, faut pas qu’ils s’ennuient les Yacks Domestiques, tous seuls là dedans, sinon ils risquent de se barrer). Très mauvaise idée. Je te dis pas la tête de Monsieur Pimpin, quand après l’effort et le réconfort il s’est rendu compte que sa dulcinée pissait littéralement le sang. Du bon sang rouge et bien homogène, épais, du sang de quand tu t’es blessée, pas du spotting, pas du sang de règles. Monsieur Pimpin n’a rien en commun avec Rob Patt et le sang c’est pas trop son délire. Il était tout pâle et tout désolé. Sur le coup, pas de douleurs, c’est un peu plus tard qu’elles sont revenues (plus légères que le jour de l’IAC toutefois). Pourtant, c’était un mignon Poney Sauvage, gentil et bien élevé, pas du genre à faire mal.

Alors qu’est ce que c’est que ce bordel ? Aurait-on inséminé à Madame Pimpin des Yacks Domestiqués carnivores qui se seraient embusqués au détour de l’endomètre pour se jeter sur les Poneys Sauvages ? Ces derniers étant un peu faiblards d’origine, ils se seraient laissé massacrer dans un bain de sang ?

Est-ce juste le col de Madame Pimpin qui en a ras la casquette, qui aurait bien aimé prendre des vacances entre deux IAC et qui pour montrer son mécontentement fait la grève de la discrétion ?

Ou bien son endomètre, qui déjà n’avait rien de trop, et se met à lui faire faux bon ?

On n’en sait rien ma bonne dame. Et c’est bien embêtant, d’autant que sur ce coup là, Doctissimarde et autres Aufémidinde.com ne sont d’aucune aide : si les Octobrettes Lolilol et les Essayeuses 2013 parlent parfois de spotting ou légers saignottements, personne ne semble avoir terminé dans ces conditions. Bon, on ne va pas se mettre en panique pour si peu hein, elle a encore tout plein de sang dans ses veines Madame Pimpin. La nuit semble avoir un peu apaisé les affrontements faisant rage dans la Bande de Gazon (tu noteras mon humour de marde, c’est que je suis toujours bien vivante). Espérons que la team Yacks Domestiqués n’ait pas été trop vilaine avec la team Poney Sauvage, et qu’ils aient laissé un peu d’endomètre pour la mission «prélassons nous dans ce frifri moelleux et hospitalier».

IAC2 – J13 – Brèves #3.

A J11 (samedi, donc) Madame Pimpin a tenu à recontrôler ses hormones, craignant que les sensations de tiraillement dans son col et sa glaire bien présente ne signifient une ovulation en cours, cata, donc, puisque l’IAC n’était prévue que ce matin et l’ovitrelle samedi soir.

Résultat : LH=1,8 / E2=339.

Ouf, pas de drame. L’E2 est un chouïa plus élevé qu’au même stade la dernire fois (318) mais l’écart n’est pas assez élevé pour permettre de penser que Number Two est encore dans la course (à moins que le dernier dosage de ce matin ne montre un taux formidable, mais ne nous laissons pas trop aller à la rêverie).

Madame Pimpin s’est donc rendue confiante (mais seule) au labo récupérer les Yacks domestiques dans leur petit flacon, après que Monsieur Pimpin (retourné au boulot), en mode super stressé, n’y ait déposé son précieux produit, puis s’est rendue à la Chouette Clinique avec trente minutes d’avance. Le Caméléon n’avait pas de retard, pas de stress. Madame Pimpin n’a pu accorder que quelques dizaines de minutes à son récalcitrant niveau Candy Cruche (depuis le début de la stimulation ça n’a pas avancé bordel de marde), et dieu merci l’attente fut brève rapport au lardon braillard de quelques semaines exhibé fièrement par une mère semi-obèse (qu’on ne vienne pas me dire qu’être gros rend infertile, et qu’on foute la paix aux copines de galère quand elles ont trois kilos en trop bordel), TOUTES les grosses patientes du Caméléon sont enceintes ou mère ou les deux. Bref je m’égare.

La mère béate s’éclipse pour changer son lardon (bah oui, ça chie, fallait y penser avant), Madame Pimpin en profite pour passer devant elle dans l’ordre des patientes (et BIM ça fait deux pregnant bitches esquivées).

Après les politesses d »usage, on passe dans la petite salle d’écho (première fois que Madame Pimpin la voit en plein jour). Madame Pimpin s’installe. Le Caméléon la fixe du regard pendant un instant. Madame Pimpin lui rend son regard et pense à l’épisode de Bref, ce qui la fait sourire et la détend un peu.Insertion du spéculum, ouille ouille ouille. Il est plus délicat avec la sonde. Puis au grand dam de Madame Pimpin, il sort sa pince pour lui clamper le col et lui remettre l’utérus dans le droit chemin bordel ça fait super mal (souvenirs de l’HSG) VILAIN UTERUS QUI N’EN FAIT QU’A SA TÊTE ! Heureusement le col semble à peu près ouvert puisque à part la pince elle n’a rien senti. Elle n’a pas eu le temps de regarder le flacon des Yacks domestiques flottant dans l’eau de cologne mais ce n’est pas plus mal, la dernière fois ce flacon rikiki lui avait plutôt inspiré des craintes rapport à sa petite taille ridicule.

Déclampage de col, extraction de spéculum. Ouf. Madame Pimpin se redresse mais le Caméléon lui ordonne de ne pas bouger et appuie sur un bouton puis se barre dans son bureau. Le siège de Madame Pimpin se met à basculer vers l’arrière, et n’en finit plus de descendre au point que le sang lui monte à la tête. Ah elle doit être belle comme ça tiens, frifri au vent ! L’image lui donne un micro fou-rire mais elle se retient, pas le moment que la contraction de ses abos se mettent à vouloir faire des bulles d’eau de cologne avec son vagin, bulles qui éclateraient gentiment dans l’air ambiant, dispersant les Yack Domestique là où ils n’auraient rien à faire. Seulement, l’image du frifri en irruption, laissant échapper des bulles d’eau de cologne, ça la fait encore plus marrer. Au terme de cette bonne tranche de rigolade, le Caméléon revient la mettre en position frifri en bas – tête en haut. Je VEUX ce fauteuil chez moi. T’imagines toutes les choses qu’on doit pouvoir faire avec ?

Le Caméléon prépare l’ordonnance d’Utrogestan, toujours pas de pds au programme. T’façons, les pds… plus de place sur les bras. Puis il demande à Madame Pimpin si elle bosse cet après-midi et tique un peu quand elle répond que oui. Le deal : reprise à 14h après une bonne heure de glande allongée chez elle dans son canap (glande mise à profit pour te narrer l’épopée matinale). Selon lui, le repos n’est pas une aide prouvée et empirique mais si ça peut aider et si ça ne dérange personne, c’est mieux. Madame Pimpin se lance donc pour sa grande question du sport : mollo la première semaine, puis comme d’hab, comme on le sent. Ce n’est pas dramatique d’en faire bien sûr mais autant éviter pour mettre toutes les chances de son côté. Madame Pimpin est soulagée, je t’avoue qu’elle craignait surtout qu’il se foute d’elle avec sa question de faignasse.

Bref voilà, J13 DPO0, c’est parti pour deux semaines de rêve (RDV Reiki à J23 pour donner des bonnes ondes au cas où l’un des follicules-patates a décidé de faire quelque chose de bien de sa vie). Espérons que les bestioles de Monsieur Pimpin trouvent la route et se fassent bien accueillir, espérons que les Poneys Sauvages cèderont la priorité aux Yacks Domestiqués en cas de duel, Espérons tout plein de choses.

Et puis on n’oublie pas de croiser les doigts pour la joulie Flhope qui elle aussi a du avoir une journée bien chargée.

 

 

IAC2 – J11 – Brèves #2.

Brèves du Labo.

Hier matin, c’est la vilaine infirmière cauchemardesque qui a piqué Madame Pimpin. Pourquoi cauchemardesque ? Parce que c’est elle qui avait fait quasi toutes les pds de traque anti-PetiteChose, pendant que les BHCG hésitaient à redescendre. Conformément à la tradition, malgré les aiguilles pour enfants, elle a flingué le bras de Madame Pimpin. Elle lui a ensuite demandé le but de ces dosages, et lui a ensuite dit en rigolant qu’avec des veines pareilles, ça allait être compliqué, la pds mensuelle pendant la grossesse… Ca n’a pas fait rire Madame Pimpin qui lui a répondu qu’en PMA non seulement on en a mini 4 par mois mais en plus, on n’est même pas enceinte. Alors, on va pas les plaindre non plus, les pregnant bitches.

Brèves du (ci-)Boulot.

 Mademoiselle K : MERCI ! Un petit coup de Reiki pour les insomnies + des vilaines chaussettes pour dormir + un petit tour à la clinique véto d’Afwique = une bonne grosse nuit de sommeil. Et ça ne fait pas de mal.

 Brèves de l’Endo.

J10 :  LH à 2,3 / E2 à 194.

Dans la salle d’attente du Caméléon « l’autre » PMette (manifestement on est les deux seules) est déjà là, Fifty est bien entamé. Il y a aussi une autre femme, enceinte, vieille, grosses, moche, piercée partout, cheveux gras… Je continue ?

Le Cam appelle la coupine. Marde, l’infériorité numérique se rapproche. Et Bim, une deux et trois autres femmes enceintes se pointent. Ah on se sent bien toute seule dans huit mètres carré avec 4 pregnant bitches. L’une d’entre elles en tient une bonne couche, on voit à peine son ventre mais elle se rigidifie les bras pour poser les mains dessus, que tout le monde le voit bien. Nan mais y a un moment donné où ça se voit, que la posture n’est pas naturelle et qu’elle est inconfortable. (pardon hein, mais bitcher sur les femmes enceintes que je ne connais pas me permet de réserver du capital sympathie pour celles que j’aime).

La copine sort, le Cam appelle Madame Trucmuche. L’une des femmes enceintes se lève. Moment d’émotion. Il fronce les sourcils et lui dit « non, pas vous ». Son doigt se pointe sur Madame Pimpin. « Vous ». Regard à gauche, regard à droite… Moi ?! « Oui, vous ».

Ohmaaaaagaaaaaaad, thank you love, thank you life, thank you Los Angeles, I’m so proud to stand in front of you today…

Sous les regards outrés des quatre grognasses, Madame Pimpin se lève, traverse la salle d’attente, trébuche (heureusement le Cam est déjà dans son bureau et n’a pas vu le faux pas). On se connait bien maintenant, on enlève directement le bas. Le téléphone du Cam sonne, il ressort de la salle d’écho et laisse Madame Pimpin en plan, le boule à l’air (ou presque) les pattes écartées. Ca dure trente minute… Il est vingt heures… Pas que ça à foutre, l’IAC2 c’est aussi l’IAC du Poney Sauvage.

Au final, deux follicules, un de 17 et un de 12. Le Cam hésite un peu mais finalement lance les hostilités pour une IAC lundi, ovitrelle ce soir. Ca devrait donner 23 et 18, s’ils n’ont pas décidé de se faire la malle d’ici là.

Ce matin Madame Pimpin a donc appelé la secrétaire du Cam pour caler le RDV d’IAC lundi. La fois précédente, on lui avait gentiment répondu « nan mais vous savez, il y a un délai de 6 mois pour obtenir un RDV avec Copain de Caméléon » (et comme Madame Pimpin avait cafeté, la secrétaire s’était fait gronder). Cette fois ce sera fait par le Caméléon himself (joie), et sa secrétaire se montre juste adorable et arrangeante. En deux minutes elle fait sauter une écho morpho, et rappelle Madame Pimpin pour lui confirmer l’horaire… « il n’y a pas de quoi Madame Pimpin, pour les RDV importants on trouve des solutions, bisous bisous ». De deux choses l’une : soit elle s’est vraiment fait enguirlander depuis l’autre fois, soit elle a pris de bonnes résolutions en décidant de chouchouter les PMettes (en même temps vu qu’on est que deux…).

Bref. IAC2, calée. Chef prévenu de l’absence, motif non précisé, petite manip pour éviter les questions (si ça marche je t’expliquerai). Si un jour on avait dit à Madame Pimpin qu’elle annulerait deux grosses réunion pour…. aller se faire féconder le boule dans une clinique à l’autre bout de la ville… Mais bon c’est comme ça ma bonne dame c’est pas à toi que je vais apprendre ce qu’est l’abnégation.

La Chouette Clinique.

La première fois que Madame Pimpin y a mis les pieds, c’était l’année de ses dix-huit ans, par la grande porte du grand hall clair et luxueux. Elle venait d’emménager dans son appartement de jeune fille (celui que le Chat a pris un goût unique à vandaliser) mais n’avait pas encore le permis. Alors toute vexée, pour se rendre à son opération des dents de sagesse, elle avait demandé à sa môman de l’emmener et venir la chercher. Entre les deux la môman était venue lui rendre visite, mais Madame Pimpin, shootée par l’AG, ne s’en souvenait même pas le matin. En voyant la propreté et la beauté de la Chouette Clinique, Madame Pimpin s’était dit que la môman avait eu une curieuse idée d’aller pondre le frère au CHU d’ex-URSS (celui de l’opération de l’œil où l’on mélange les ponctions de FIV et les cataractes par box de 6), et qu’à choisir, si un jour le projet saugrenu de pondre un bébé lui titillait l’envie, elle viendrait plutôt ici. Tu noteras qu’à l’époque, l’hôpital servait à pondre des bébés, dans l’esprit de Madame Pimpin. Pas à les fabriquer.

La seconde fois que Madame Pimpin s’est rendue à la Chouette Clinique, à nouveau par la grande porte, elle avait vingt-trois ans et rendait visite à une amie plus âgée qui venait d’accoucher. Elle a effectivement constaté que pour pondre un bébé, c’était rudement mieux. Les dames étaient gentilles, la bouffe presque appétissante, les chambres flambantes neuves. La troisième et la quatrième fois que Madame Pimpin s’est rendue à la Chouette Clinique, c’était l’année suivante, à nouveau les bras chargés de cadeaux Roimagesques, pour accueillir en ce bas monde des jolis bébés joufflus fabriqués à la maison par de chouettes amis plus âgés, et pondus dans l’immensité de blanc et de pureté de cette Chouette Clinique. les bébés joufflus sont a présent bien grands.

La cinquième fois que Madame Pimpin s’est rendue à la Chouette Clinique, elle allait sur ses vingt-neuf ans. Elle est probablement entrée par la grande porte. Elle ne se souvient pas des lumières du grand hall. Elle se souvient seulement qu’elle avait mal à son âme et qu’elle était en avance de six mois et qu’il était pourtant déjà trop tard pour que son bébé soit pondu pour de vrai dans la Chouette Clinique. L’anesthésiste, une fille, et le brancardier, un garçon, ont été si gentils avec elle qu’elle en a eu les larmes aux yeux de reconnaissance et de fatigue soulagée quand ils ont posé sur elle le masque qui l’endormirait. Un deux trois elle n’était plus là. A peine le temps d’apercevoir le Docteur Colley et sa blouse trop grande pour son corps maigre. Un deux trois. Le curetage. Un deux trois. Plus là.

La sixième fois que Madame Pimpin s’est rendue à la Chouette Clinique, elle allait sur ses trente ans et elle n’est pas rentrée par la grande porte du Grand Hall. Le pur et le blanc, c’était dehors, sur la neige. Dedans c’était tout sombre, et oppressant, parce que c’était les Urgences. Dedans, il y avait de l’Espoir interdit, et du Danger peut-être. Un deux trois ne bougez plus. Un deux trois la piqûre de MTX. Un deux trois, l’espoir, plus là.

Maintenant, Madame Pimpin se rend souvent à la Chouette Clinique alors elle ne compte plus. Elle va sur ses trente et un ans. Elle ne rentre plus par la grande porte du grand Hall, avec ses grandes lumières. Elle ne rentre pas par derrière, dans le noir. Elle passe par l’entrée des artistes, sur le petit côté. Mais elle les voit tout de même, de loin, ceux qui ressortent par la grande porte. Ils sortent dans la lumière, et le pur, et le blanc les accompagne très très loin, comme si leur lumière attirait la lumière. Ils portent des petits couffins remplis, et des grands sourires sur leurs lèvres. Comme ses copines plus âgées, avant. Mais Madame Pimpin n’apporte plus de cadeaux Roimagesques, non. Elle apporte son classeur. Pour l’année des trente et un ans, Madame Pimpin ne vient pas pour ses dents se sagesse, il n’y en a plus. Elle ne vient pas rendre visite, elle n’a plus le cœur, on le lui a arraché deux fois. Elle ne vient plus pour qu’on la sauve de l’Espoir, non, plus jamais s’il vous plait. Et elle ne vient pas non plus pondre un bébé, ben non.

Par l’entrée des artistes, plusieurs fois dans la semaine, Madame Pimpin vient essayer de fabriquer un bébé. Elle n’est pas toute seule pour faire ça. Elle a le classeur, le chéri et le Docteur. A nous tous, on essaie de faire en sorte qu’un jour elle s’en aille pour toujours Madame Pimpin, par la Grande Porte du Grand Hall, dans la lumière blanche et pure, avec un grand sourire et un couffin rempli qu’elle porterait maladroitement. Il y aurait aussi de l’Espoir, du vrai, et pas de Danger. Peut-être aussi que par une fenêtre, l’anesthésiste, une fille, et le brancardier, un garçon, la regarderaient en étant contents. Et de l’autre côté, au dessus de l’entrée des artistes, le Caméléon. Fatigué d’avoir fait du bon boulot. Il y aurait Monsieur Pimpin, il serait heureux. Et puis peut-être des cadeaux Roimagesques, que des amis auraient apporté.

Et alors, on marcherait dehors, comme dans un film, un peu au ralenti. Et alors, l’histoire serait terminée et on entendrait une musique, et elle irait drôlement bien avec la scène.

IAC2 – J8 – Brèves #1. [+edit des follicules en patate]

Brèves du Méno.

Cinquième (déjà) injection hier soir. Ayant épuisé son stock d’aiguilles et n’ayant pu se réapprovisionner suivant le modèle adéquat, Madame Pimpin s’est piquée avec les aiguilles de rescue données par la pharmacienne. Trop choupinoute, à ce propos, la pharmacienne. Quand Madame Pimpin est passée pour récupérer son complément de Ménopur hier soir, elle s’est confondue en excuses (alors qu’elle n’y est pour rien) pour ne pas avoir pu livrer le bon modèle, et elle en a commandé en supplément pour en avoir toujours en stock désormais (Madame Pimpin est bel et bien la seule habitante de Village Sur Mer qui se pique avec ces aiguilles), tout en précisant dix fois qu’elle souhaitait de tout son cœur qu’il n’y ait pas de prochaine fois. Bon, au final les aiguilles de rescue font très bien l’affaire. Comme elles sont un peu plus courtes, Madame Pimpin s’est piquée dans un endroit non-gras de son ventre (ah faut bien chercher hein), dans le doute. Histoire d’adapter le trajet à la dimension de l’aiguille. Mesure probablement bien ridicule, puisque tout le monde se pique avec la même taille d’aiguille alors qu’on n’a pas tous la même épaisseur de graisse sous la peau, mais déjà que par deux fois Madame Pimpin a versé une gouttelette de précieux produit en chassant l’air, elle avait le souci de bien faire.

Brèves du (ci-) Boulot.

Deuxième jour post-reprise. C’est un peu moins dur qu’hier, même si l’absence de sommeil la nuit commence à se faire désagréablement sentir (dédicace au petit vélo de Kaellie). Les choses se mettent en place pour le démarrage du Master en février, ça c’est cool. L’ambiance sur les projets taffesques est angoissante, ça c’est moins cool. Madame Poulette commence à sérieusement gaver Madame Pimpin avec son incroyable nombrilisme, son égoïsme, sa monovision et son impolitesse, tellement que ça ne mérite pas d’être développé ici (peut-être plus tard histoire de se défouler, quand même) (oh tu me connais quand il s’agit de bitcher hein…) et ça c’est vraiment pas cool.

Brèves du Labo.

Ce matin, bien que vraiment crevée de sa nuit, Madame Pimpin a décidé de se rendre vraiment en avance au labo, histoire de ne pas perdre trop de temps (en arrivant dans les premiers) de ne pas haïr le reste de l’humanité dès sept heures du matin (en haïssant les vieux qui lui sont passés devant) de façon à arriver sereinement au bureau. Elle s’est pointée un quart d’heure avant l’ouverture, s’est crue en pôle position… raté, elle était deuze. Mais bon, c’est mieux que l’habituelle onzième place, deuze. Comme elle était de bonne humeur, elle a tapé la causette avec une mamie (la troize). Pour faire chier le preum’s (un papy à jeun), elles ont causé boustifaille. Pour une fois, le labo c’était très chouette, d’autant que l’infirmière a plutôt bien piqué Madame Pimpin.Côté labo PMA, double bonne nouvelle : aucunes formalités administratives à part quelques signatures le jour du recueil (ça vous transforme une IAC ça), et pas besoin de se palucher deux fois pour Monsieur Pimpin : le nouveau spermo intégral pourra être fait le jour du recueil également.

Brèves du Dodo.

C’est la cata. Arrive l’heure du coucher, Madame Pimpin n’a pas sommeil. Elle traîne. Arrive l’heure critique du « il vous reste six heures de dodo », elle finit par se résigner et s’allonge dans son lit. Arrive l’heure à laquelle Monsieur Pimpin s’endort. Pas elle. Ca dure des heures. Elle pense à tout un tas de trucs, notamment ceux qui l’agacent. Ca l’énerve, elle dort encore moins. Arrive l’heure où le réveil sonne. Elle a probablement dormi, puisqu’elle a rêvé (de structures métalliques arrachées par la tempête… nan mais WTF) sauf qu’une affreuse sensation de nuit blanche, limite migraineuse et nauséeuse, lui pèse sur tout le corps. La dernière fois c’était un peu pareil, peut-être un effet du Ménopur ? Ou juste l’effet d’être en rogne de refaire une IAC… Demain soir c’est Reiki, elle en parlera au Maître, il pourra peut-être arranger ça (note pour plus tard qui risque de se retrouver sur le petit vélo ce soir : se remémorer les vilains rêves afin de pouvoir les raconter au Maître) (putain Gollum, sors de mon corps).

Brèves de l’Endo.

Dosages :
IAC2 – J8 : E2=109 / LH=2
(pour IAC 1- J8 : E2=51 / LH=2,6)

Ca semble un peu mieux (mais bon j’y connais rien aussi bien c’est tout pourri, on saura ça ce soir), alors ça y est, Britney pense qu’elle sera très bientôt enceinte de jumeaux.

A tout à l’heure pour l’édit Caméléonesque…

… Revoilà l’édit.

« Seulement » 1h45 d’attente, puisque la secrétaire du Cam a prévenu Madame Pimpin qu’il y avait du retard. Dans la salle d’attente, Madame Pimpin a recroisé la Pmette de l’autre jour (qui lisait 50 shades of Grey, en voilà une qui prépare son ovulation !)

Caméléon en pleine forme, adorable, « ma grande » par-ci, « vous êtes formidable » par là (en regardant la fiche IAC consciencieusement remplie par Madame Pimpin) eh ben ça fait plaisir, figure toi, un Caméléon souriant et flatteur. On en a pour ses 11,50€. (ouais en plus, pour consoler Madame Pimpin de ne pas avoir pu faire les soldes, c’était discount Caméléonesque aujourd’hui : 11€ au lieu de 18 !)

A l’écho, endomètre à 8,5, un follicule à 12 côté gauche, un follicule à 9 côté droit (qui risque probablement de nous quitter en route). Le truc c’est qu’ils ont une forme de patate. Ils sont ovales, les follicules de Madame Pimpin. Nan mais t’imagines, un bébé avec une gueule ovale ? Bon, le Caméléon a dit qu’il les aurait préférés ronds. Ils peuvent encore s’arrondir, hein. Mais du coup Madame Pimpin est vexée du follicule. Et puis elle en a marre d’en avoir un seul, elle en voudrait bien deux.

Petit cadeau bonus de l’IAC : contrairement à IAC1 pour laquelle Madame Pimpin avait encore moins de glaire que d’habitude, cette fois c’est déjà le festival de la glisse : let’s ride, baby. (oui, appelle moi classe…)

Prochain monito vendredi midi, et demain c’est Reiki.