IAC2 – J8 – Brèves #1. [+edit des follicules en patate]

Brèves du Méno.

Cinquième (déjà) injection hier soir. Ayant épuisé son stock d’aiguilles et n’ayant pu se réapprovisionner suivant le modèle adéquat, Madame Pimpin s’est piquée avec les aiguilles de rescue données par la pharmacienne. Trop choupinoute, à ce propos, la pharmacienne. Quand Madame Pimpin est passée pour récupérer son complément de Ménopur hier soir, elle s’est confondue en excuses (alors qu’elle n’y est pour rien) pour ne pas avoir pu livrer le bon modèle, et elle en a commandé en supplément pour en avoir toujours en stock désormais (Madame Pimpin est bel et bien la seule habitante de Village Sur Mer qui se pique avec ces aiguilles), tout en précisant dix fois qu’elle souhaitait de tout son cœur qu’il n’y ait pas de prochaine fois. Bon, au final les aiguilles de rescue font très bien l’affaire. Comme elles sont un peu plus courtes, Madame Pimpin s’est piquée dans un endroit non-gras de son ventre (ah faut bien chercher hein), dans le doute. Histoire d’adapter le trajet à la dimension de l’aiguille. Mesure probablement bien ridicule, puisque tout le monde se pique avec la même taille d’aiguille alors qu’on n’a pas tous la même épaisseur de graisse sous la peau, mais déjà que par deux fois Madame Pimpin a versé une gouttelette de précieux produit en chassant l’air, elle avait le souci de bien faire.

Brèves du (ci-) Boulot.

Deuxième jour post-reprise. C’est un peu moins dur qu’hier, même si l’absence de sommeil la nuit commence à se faire désagréablement sentir (dédicace au petit vélo de Kaellie). Les choses se mettent en place pour le démarrage du Master en février, ça c’est cool. L’ambiance sur les projets taffesques est angoissante, ça c’est moins cool. Madame Poulette commence à sérieusement gaver Madame Pimpin avec son incroyable nombrilisme, son égoïsme, sa monovision et son impolitesse, tellement que ça ne mérite pas d’être développé ici (peut-être plus tard histoire de se défouler, quand même) (oh tu me connais quand il s’agit de bitcher hein…) et ça c’est vraiment pas cool.

Brèves du Labo.

Ce matin, bien que vraiment crevée de sa nuit, Madame Pimpin a décidé de se rendre vraiment en avance au labo, histoire de ne pas perdre trop de temps (en arrivant dans les premiers) de ne pas haïr le reste de l’humanité dès sept heures du matin (en haïssant les vieux qui lui sont passés devant) de façon à arriver sereinement au bureau. Elle s’est pointée un quart d’heure avant l’ouverture, s’est crue en pôle position… raté, elle était deuze. Mais bon, c’est mieux que l’habituelle onzième place, deuze. Comme elle était de bonne humeur, elle a tapé la causette avec une mamie (la troize). Pour faire chier le preum’s (un papy à jeun), elles ont causé boustifaille. Pour une fois, le labo c’était très chouette, d’autant que l’infirmière a plutôt bien piqué Madame Pimpin.Côté labo PMA, double bonne nouvelle : aucunes formalités administratives à part quelques signatures le jour du recueil (ça vous transforme une IAC ça), et pas besoin de se palucher deux fois pour Monsieur Pimpin : le nouveau spermo intégral pourra être fait le jour du recueil également.

Brèves du Dodo.

C’est la cata. Arrive l’heure du coucher, Madame Pimpin n’a pas sommeil. Elle traîne. Arrive l’heure critique du « il vous reste six heures de dodo », elle finit par se résigner et s’allonge dans son lit. Arrive l’heure à laquelle Monsieur Pimpin s’endort. Pas elle. Ca dure des heures. Elle pense à tout un tas de trucs, notamment ceux qui l’agacent. Ca l’énerve, elle dort encore moins. Arrive l’heure où le réveil sonne. Elle a probablement dormi, puisqu’elle a rêvé (de structures métalliques arrachées par la tempête… nan mais WTF) sauf qu’une affreuse sensation de nuit blanche, limite migraineuse et nauséeuse, lui pèse sur tout le corps. La dernière fois c’était un peu pareil, peut-être un effet du Ménopur ? Ou juste l’effet d’être en rogne de refaire une IAC… Demain soir c’est Reiki, elle en parlera au Maître, il pourra peut-être arranger ça (note pour plus tard qui risque de se retrouver sur le petit vélo ce soir : se remémorer les vilains rêves afin de pouvoir les raconter au Maître) (putain Gollum, sors de mon corps).

Brèves de l’Endo.

Dosages :
IAC2 – J8 : E2=109 / LH=2
(pour IAC 1- J8 : E2=51 / LH=2,6)

Ca semble un peu mieux (mais bon j’y connais rien aussi bien c’est tout pourri, on saura ça ce soir), alors ça y est, Britney pense qu’elle sera très bientôt enceinte de jumeaux.

A tout à l’heure pour l’édit Caméléonesque…

… Revoilà l’édit.

« Seulement » 1h45 d’attente, puisque la secrétaire du Cam a prévenu Madame Pimpin qu’il y avait du retard. Dans la salle d’attente, Madame Pimpin a recroisé la Pmette de l’autre jour (qui lisait 50 shades of Grey, en voilà une qui prépare son ovulation !)

Caméléon en pleine forme, adorable, « ma grande » par-ci, « vous êtes formidable » par là (en regardant la fiche IAC consciencieusement remplie par Madame Pimpin) eh ben ça fait plaisir, figure toi, un Caméléon souriant et flatteur. On en a pour ses 11,50€. (ouais en plus, pour consoler Madame Pimpin de ne pas avoir pu faire les soldes, c’était discount Caméléonesque aujourd’hui : 11€ au lieu de 18 !)

A l’écho, endomètre à 8,5, un follicule à 12 côté gauche, un follicule à 9 côté droit (qui risque probablement de nous quitter en route). Le truc c’est qu’ils ont une forme de patate. Ils sont ovales, les follicules de Madame Pimpin. Nan mais t’imagines, un bébé avec une gueule ovale ? Bon, le Caméléon a dit qu’il les aurait préférés ronds. Ils peuvent encore s’arrondir, hein. Mais du coup Madame Pimpin est vexée du follicule. Et puis elle en a marre d’en avoir un seul, elle en voudrait bien deux.

Petit cadeau bonus de l’IAC : contrairement à IAC1 pour laquelle Madame Pimpin avait encore moins de glaire que d’habitude, cette fois c’est déjà le festival de la glisse : let’s ride, baby. (oui, appelle moi classe…)

Prochain monito vendredi midi, et demain c’est Reiki.

Jacques a dit.

Appel de la secrétaire du Caméléon ce matin. On ne pourra pas dire qu’elle ne tient pas ses promesses, elle a été toute gentille au téléphone et pas du tout gourdasse (on peut couper au montage ce qui a été dit hier à son sujet ?). Ca rassure Madame Pimpin qui commençait à voir d’un mauvais œil la fluidité de la communication avec le Caméléon (tu me diras Docteur Colley ne répondait même pas, alors…).

Le verdict est sans appel : on continue l’oestradiol.

Après un long silence, l’explication (ouf, ce n’est pas un «non» stupide et brutal dépourvu de contexte, ce médecin prend en considération le fait que ses patientes ont un cerveau) : si Madame Pimpin arrête maintenant, les règles vont commencer maintenant (et on décerne un diplôme de gynécologie à Drenka, bravo !). Formidable, nan mais essaie donc de te faire féconder quand tu fais J14-J1. En plus ce serait doublement la marde : Madame Pimpin a calculé que le prochain J1 pourrait avoir lieu après le RDV du 9 octobre si C7 se tient à carreaux, et ça pourrait permettre de commencer une stim ou quelque chose sur C8 et non C9, ce qui serait pas mal, donc pas de J1 avant J27 please DNLP. (pas sûre d’être limpide, sur ce coup là mais je me comprends).

Je ne te cache pas que Madame Pimpin est déçue. Parce que bordel c’est pas tout les jours quand même qu’on lui certifie qu’elle a 90% de mobiles en cours de livraison dans une glaire ISO9001. Et là c’est clair que pour C7 c’est mort, quoi qu’elle décide de faire :

– Si elle poursuit l’oestradiol, elle n’ovulera pas puisque la prise de J1 à J21 revient au même que prendre la f*cking pilule.

– Si elle arrête, autant tirer la chasse d’eau dans son utérus et qand bien même les bestioles de compète de Monsieur Pimpin auraient trouvé leur chemin dans l’usine, aucun embryon ne pourrait s’accrocher là-dedans. Bienvenue à Holiday on Ice.

Voilà comment on en vient à tirer un trait sur C7 alors qu’on n’est qu’à J14, et à dire bonjour au caractère de marde + nausées pendant encore une semaine. Bon… Elle était prévenue Madame Pimpin que ce cycle ne servait à rien d’autre qu’au Hühner sa Mère. Mais au-delà des effets secondaires liés au traitement, elle ne soupçonnait pas que ce serait si dur à accepter. Autant il y a deux semaines, elle se disait que bon, un mois de plus un mois de moins, quelle différence après tout… Autant elle se dit aujourd’hui que dans 40 semaines ce sera l’anniversaire de Monsieur Pimpin, et que lui non plus n’aura pas la chance de devenir papa avant d’avoir 30 ans, pas plus qu’il ne l’aura eue pour ses 29, 28 et 27 ans. Problème de riches certes, mais problème de riches qui en ont marre de galérer, marre, marre, et MARRE. Oui je chouine ENCORE mais c’est la faute aux hormones du Caméléon.

Hühner Sa Mère #2, le retour.

Sept mois après le premier test de Hühner foiré par les Pimpin, dont la mise en œuvre avant pourtant permis la conception de la Petite Chose, nous y revoilà. Sept mois après cette cuisante humiliation, on devrait en être rendus à avoir choisi le prénom, fini de repeindre la chambre, passé toutes les étapes stressantes, ne plus pouvoir faire ses lacets, attaquer le congé mat’ et se réjouir sincèrement pour Madame Chaton et Madame Écureuil qui franchissent cette semaine le cap des 12SA. Au lieu de ça, on est toujours ouin-ouin et on se farcit un nouveau Hühner, qui pour couronner le tout a le bon goût de se dérouler sur un cycle artificiel sous traitement hormonal et donc stérile : non, ce nouveau Hühner Sa Mère ne reproduira pas le miracle de l’hiver dernier.

Madame Pimpin t’avait parlé des effets secondaires désagréables du traitement, et suivant certains conseils raisonnables elle a consulté l’oracle avant de décider tout seule s’il était envisageable d’arrêter le traitement. La secrétaire un peu gourdasse du Caméléon a répondu que « ah oui il est dur dur ce traitement » (ah ouais t’as testé ?) mais que « bon, c’est mieux quand même de suivre la prescription » (nan sans déc ?) et puis que « bon c’est dur de répondre, elle n’est pas médecin » (c’est à dire que si j’avais le numéro de portable du Caméléon je ne t’aurais pas appelée toi, gourdasse) donc il faut qu’elle pose la question.

Quoi qu’il en soit, Madame Pimpin se rend compte que la logistique, ça fait beaucoup. Le dernier Hühner s’était avéré être une grosse épreuve, les Pimpin n’ayant pas vraiment mesuré l’anormalité du « rapport programmé à heure fixe » pour mieux se faire examiner l’intérieur ensuite. Ca c’était donc joué à six heures du mat, sans que le cœur y soit vraiment, et l’examen en lui même avait été pratiqué sur la pause dèj de Madame Pimpin. Atroce.

Alors on est bien d’accord, ça ne changera rien au résultat du bouzin, mais cette fois les Pimpin ont sorti le grand jeu et ont tous les deux posé un jour de congé. Il faut pouvoir le faire, mais QUEL PIED les amis ! Le rendez-vous pour l’examen a été calé en plein milieu de l’après-midi, de façon à pouvoir transformer le « rapport programmé à heure fixe » en « rapport humain » vers 9 heures du matin tout en respectant le temps de séchage indiqué sur la notice (je sais, je suis crade bah, on peut rigoler nan ?).

Madame Pimpin a donc eu tout le loisir de se vautrer sur sa terrasse par 30°C pendant deux bonnes heures, tandis que ses collègues étaient enfermés à la Grande Boîte (convenons en c’est deux fois plus jouissif), puis Monsieur Pimpin l’a conduite au labo de la Chouette Clinique. Une fois de plus ils se sont extasiés sur la gentillesse des secrétaires, la propreté et la clarté des lieux, en repensant au vilain CHU qui rappelait plutôt un hôpital de Guerre du Bloc Soviétique qu’un centre hospitalier européen en 2013, et aux secrétaires acariâtres du Docteur Colley.

Salle d’attente. Sous la chaise, Madame Pimpin trouve une petite fleur en cuir rose ornée d’un petit strass, sûrement échappée d’une chaussure de petite fille. Madame Pimpin ramasse la fleur et la planque dans son sac, elle ira rejoindre la barrette cassée Hello Kitty retrouvée sur la margelle de la piscine pendant les vacances et d’autres babioles supposées porter chance et faire venir le bébé (ouais Madame Pimpin ose le dire, elle veut une fille) (je veux dire, rendu là où on est, ne craignons plus le ridicule) (ceci dit un garçon ce serait chouette aussi hein la Cigogne). Pendant ce temps là Monsieur Pimpin stresse comme pour les résultats du bac, pas à l’aise avec l’idée qu’on lui critique ses petites bêtes.

Le Biologiste appelle Madame Pimpin. Il lui fait récapituler vite fait son parcours, se montre rassurant sur le bilan hormonal et la vilaine AMH. En revanche les deux fausses-couches le font tiquer (il serait gynéco il aurait « bilanté » (sic) Madame Pimpin fissa). Quand elle lui dit que le précédent Hühner n’était pas terrible, probablement rapport au fait qu’on n’était pas tombé pile le jour de l’ovulation, il lui a répondu……. « la nature est bien faite, elle n’est pas à un jour près ». LOL.

Bref, tout ça on s’en fout ce qui compte c’est la suite. Madame Pimpin dévoile ses plus belles chaussettes en pensant à La Fille. Introduction du spéculum puis de la sonde : rien senti ! Pourtant les biologistes ne sont tout de même pas supposés farfouiller du minou tous les quatre matins. Ce qui prouve bien que les gynécos indélicats qui font ça comme des boeufs sont de vrais misogynes frustrés qui se vengent comme ils peuvent.

Le biologiste invite les Pimpin à patienter le temps qu’il analyse la chose puis les convie dans son bureau pour débriefer dix minutes plus tard. Faut savoir qu’à la Clinique PMA, les résultats n’étaient transmis que le soir : on apprécie la différence. Verdict : positif ! Pour lui pas de problème, on est bons. Ouf. Le bilan complet sera transmis par mail.

Monsieur Pimpin est content, fier de sa production, Madame Pimpin plutôt surprise que sa glaire de marde ait franchi cet examen haut la main. Un petit coup de fil à la secrétaire du Caméléon au passage, on ne sait toujours pas si l’oestradiol peut être arrêté dès ce soir : elle rappellera demain matin.

Le temps de rentrer au bercail et de cueillir quelques pommes dans le jardin abandonné d’à côté, et voilà que les bilan complet tombe.

Mais bordel c’est bien nous, ça ?

score d’Insler en février : 6/12 (abondance moyenne ++, filance 1 à 4 cm, cristallisation débutante, col perméable, nombreuses cellules sans leucocytes)  /   septembre : 11/12 (abondance moyenne ++, filance > 8 cm, cristallisation complète, col ouvert, rares cellules)

nb de bêtes en février : quelques rares par champ (<1)  /  septembre : 30 (objectif = 40)

mobilité en février : même pas exploitable  /  septembre : 90% de mobiles dont 75% du total : rapides

Alors bon. On peu certes se réjouir que tout ça c’est très bien. Au passage on remercie l’Ethinyl Oestradiol qui n’y est sans doute pas pour rien.

MAIS PUTAIN C’EST QUOI LE F*CKING PROBLEME ?

Effets secondaires & petite révolte individuelle.

Comme un bon petit soldat, Madame Pimpin a commencé le traitement prescrit par le Docteur Caméléon pour préparer son intérieur au test de Hühner planifié lundi prochain. Mais comme elle est aussi équipée d’un cerveau qui se pose tout le temps plein de questions, elle a fait quelques recherches sur ledit traitement.

Le premier médicament à base d’oestradiol est supposé améliorer la glaire quand il est pris en phase folliculaire. Lorsqu’on dépasse l’ovulation, il devient contraceptif (c’est grosso-modo ce qu’elle a conclu de ses recherches). Le test de Hühner étant prévu à J13, Madame Pimpin ne comprend pas l’intérêt Hühnerien de poursuivre la prise de ce médicament au-delà de J13, mais qui est-elle donc pour remettre en question la prescription J1-J21 du Docteur Caméléon…

Le second médicament à base de promégestone, prescrit de J16 à J25, est un souteneur de phase lutéale. Pris en continu, c’est un contraceptif.

On en est donc à J9 et Madame Pimpin n’a pas encore commencé à prendre le second médicament. En revanche, le premier commence sérieusement à la déranger car ses effets secondaires sont particulièrement pénibles.

– irritabilité : dimanche, Madame Pimpin a projeté son vélo dans un taillis parce que la côte était trop raide. Elle a ensuite copieusement incendié Monsieur Pimpin qui avait choisi l’itinéraire (c’est une scène récurrente) tout en se rendant bien compte que sa colère (euphémisme) était complètement injustifiée, incontrôlable, démesurée.

– dépression : dimanche toujours, Madame Pimpin a passé une bonne partie du reste de l’après-midi à pleurer pour rien. Les larmes arrivaient, sans raison particulière, un sentiment de tristesse profonde l’envahissait jusque dans les moindres recoins de ses pensées. Rebelote hier soir. Sachant que Madame Pimpin pleure très rarement à chaudes larmes et que même ses deux fausses-couches n’ont pas provoqué de tels torrents lacrymaux, on s’interroge.

– nausées : elles sont permanentes, et encore plus persistantes que pour G1. C’est simple, ne pas fumer ne lui demande même pas d’effort tellement Madame Pimpin a la gerbe 24 heures sur 24.

– mal aux boobs : c’est bien la première fois que Madame Pimpin a mal à la poitrine en phase folliculaire, et elle s’en passerait bien.

– vertiges, fatigue et insomnies : pas en permanence, mais sensibles tout de même.

Bref, Madame Pimpin a l’impression d’être enceinte.

Mais elle ne l’est pas, et c’est franchement abominable de se sentir comme ça quand devenir enceinte représente précisément une obsession permanente.

Mais ce médicament qui la rend malade va se transformer en contraceptif si elle continue la prise après J13.

Mais pour le test de Hühner, poursuivre la prise après J13 ne sert à rien.

Mais il est écrit sur la notice qu’en cas de difficulté à supporter les effets secondaires, il convient d’arrêter la prise.

Madame Pimpin a toujours été une petite grue désobéissante.

Vois-tu ou je veux en venir ? Le médoc de marde ce sera jusqu’à J13, et puis BASTA.

T’ovules ?

Quelques petites news en passant vite fait car Madame Pimpin est en vadrouille à la Grande Ville pour la dernière ligne droite avant les vacances (ô graal tant attendu).

« T’ovules ? » c’est la grande question qui taraude Monsieur Pimpin depuis une semaine. Après un C4 plutôt bien foireux et un C5 qui a démarré par un J1 d’une durée d’une semaine, lui apporter une réponse relève de compétences extra-lucides dont Madame Pimpin ne dispose pas. Hélas (nan parce que sinon elle se demanderait directement si un jour elle sera mère, on perdrait moins de temps). Donc elle n’en sait fichtrement rien, comme ça à chaud.

Alors Monsieur Pimpin s’improvise gynéco et profite de cet élan de libido retrouvé (y aurait-il une corrélation avec cette ignorance quant à la date du J1 ?) pour procéder à une étude de la glaire en terrain réel (d’ici à ce qu’il publie ses travaux dans la gazette de Village Sur Mer, on assouvirait ainsi la curiosité de la voisine… allons allons pas de mauvais esprit). Madame Pimpin ayant décidé de ne pas se prendre le chou ce mois-ci (comme tous les mois précédent, avec un succès relatif ^^) elle ne lui est d’aucun secours. Pas de TO, pas de prise de température, que dalle.

Mais comme tu sais, dans la vie de Madame Pimpin, pas besoin de TO : les voyages à Grande Ville remplissent tout à fait cet office. C’est ainsi qu’après trois jours de glaire croissante, hop : un déplacement ! Et hop : pic de glaire hier soir, pas de poney à portée de main (pas de poney autorisé par les liens sacrés du mariage, du moins) (ou ressemblant de près ou de loin à Monsieur Pimpin) (et non Zapette, je n’ai pas imaginé une seconde me reproduire avec un gougniafier, nan mais t’imagine un bébé qui naîtrait avec déjà une cravate autour du cou et la fâcheuse manie de répéter sans cesse « typiquement », « factuellement » tout en pianotant sur son blackberry… au secours). C’est donc officiel : Madame Pimpin a ovulé entre hier après-midi et ce matin, et de ce fait C5 est bâché. Forcément ça ne pouvait pas louper. Il y a des choses comme ça, qui ne changent pas. Enfin c’est pas grave, Madame Pimpin s’en cogne, de C5 (méthode Coué pour aboutir au lâcher prise).

En lieu et place de poney, elle a tout de même passé une chouette soirée avec une collègue de boulot café-cantine qu’elle ne connaissait pas tant que ça, puisque ladite collègue travaille à Grande Ville et que Madame Pimpin ne s’y rend que pour travailler. Comme ladite collègue est tout de même très sympa et que son contrat se terminait hier soir, avec Madame Pimpin elles ont décidé d’aller dîner ensemble pour fêter ça (Ladite Collègue avait bien d’autres collègues réguliers, mais faut croire qu’ils avaient une life trop captivante pour lui accorder du temps. C’est comme ça la Grande Boîte, des gougniafiers ingrats consommateurs de viande). Direction Bastille, petite bouffe entre filles, ça fait un bien fou. Et c’est super agréable de découvrir quelqu’un dans un autre cadre que celui du boulot et des réunions collet serré. D’autant qu’avec Ladite Collègue, elles se sont trouvé tous pleins de points communs, et qu’à la fin elles avaient l’impression d’être copines depuis longtemps. Et qu’au final, c’est pas parce qu’elles ne seront plus collègues qu’elles ne pourront pas se revoir, au contraire. Une nouvelle copine, ça vaut bien un poney ça nan ? (bah, et puis ce soir, avec un avion atterrissant à Village Sur Mer pour 22h il ne sera peut-être pas trop tard, mouahahah).

Test sondage (prétexte pour te pomper l’air avec mes DPO et mon J1 – again)

Pour s’entraîner à faire des sondages, Madame Pimpin a choisi le thème « mongolisation », illustré superbement dans le cadre de ce cycle capricieux qui lui fond les neurones à petit feu.

Récapitulons tout ça.

J20 : rien de rien*.

J21 : petit filet de sang au beau milieu de sa glaire d’ovulation.

J22 : spotting marron-beige le matin.

J23 : rien de rien*.

J24 : spotting marron beige + filet de sang.

J25 : rien de rien*.

J26 : rien de rien*.

J27 : rien de rien*.

J28 : spotting le soir + filet de sang.

J29 : rien de rien pendant la journée. Poney le soir, pertes rosées dans la soirée.

J30 : rien de rien*.

* rien de rien : que du transparent – blanc, avec examen « à la source », et col fermé. Au final Madame Pimpin se demande si ce ne sont pas ces examens débiles « à la source » qui lui ont abîmé son col et le font saigner, ou je ne sais quoi.

Voilà le nuancier de ce cycle, je sais, c’est pas classe de partager ce genre de détails mais comme précisé plus haut les neurones de Madame Pimpin fondent à vue d’oeil. Et puis bon, même si on n’est qu’à C4 elle s’est donné du mal Madame Pimpin pour ce putain de cycle : ostéo à C3, hypnose à C4, avec auto-hypnose TOUS LES SOIRS, zéro clope et zéro alcool en phase folliculaire, Poney à J11 J13 J15 et J17… C’est dur de se convaincre soi-même de ne pas y croire.

Madame Pimpin a tout de même arrêté de pratiquer des examens « à la source », elle ne veut pas risquer de s’auto-infliger une infection pas cool avec ses conneries.

Madame Pimpin pourrait tester et se débarrasser de sa mongolisation. A J30 – 16dpo présumés, avec un FDC blanc de blanc, elle aurait probablement fait péter le TG et se serait mangé son mur dans la face, ça l’aurait calmée une bonne fois pour toute et elle serait repartie au charbon pour C5.

Mais cette semaine, elle passe les examens de sélection pour la Chouette Ecole. Elle ne veut pas arriver aux entretiens avec une mine déterrée de meuf qui vient de se manger un TG-. Et en cas de TG+ (auquel Monsieur Pimpin, dépourvu d’hormones et donc en possession de toute sa raison, ne croit absolument pas), il serait juste impossible de garder sa concentration pour les épreuves écrites (4h pour la plus longue : NO WAY).

Elle envisage donc d’attendre patiemment que son J1 se décide à débouler pour de bon, et arrêter de la faire mongoliser (ou bien de se barrer pour de bon, ce qu’elle continue de juger possible puisqu’elle n’a plus de neurones donc plus de jugement). Si jamais au grand jamais le J1 n’est pas arrivé mercredi soir, jour de la fin des épreuves, on avisera. Ou alors, si J1 n’est pas arrivé au moment de recevoir le verdict de la Chouette Ecole, on avisera. Les probabilités d’admission sont plus élevées que les probabilités de J1, une bonne nouvelle pourrait en compenser une mauvaise. Oui mais alors si les 2 sont mauvaises, quid de la corde que Madame Pimpin va mettre de côté à cet effet…. On ne sait pas. En tous cas, si savoir maintenant que c’est foutu permettrait de clore le chapitre, savoir maintenant si c’est pas foutu mettrait un sacré foutoir et ne servirait pas à grand chose, à part arrêter de fumer et de prendre l’apéro… se mettre à l’utrocrado ? No way. Never again l’utrocrado, sauf ordonnance expresse ou démonstration que Madame Pimpin est défficiente de la progestérone. On voit bien à quel point ça a sauvé la vie de Madame Pimpin pour FC2 : la Petite Chose est partie encore plus vite que pour FC1. Merci bien.

Comme Madame Pimpin n’a plus de neurones, elle s’est dit qu’elle pourrait peut-être solliciter ton avis. On est dimanche, il fait très chaud, si toi aussi tu attends quelques heures pour sortir de peur de mourir foudroyée par la canicule (ouais, même à Village Sur Mer il fait un temps de ouf), peut-être tu pourrais cocher une case.

La fin tragique d’une ovulation. (tuto inside)

**suite de l’épisode précédent**

Lundi matin, au saut de l’avion, une seule chose en tête :TO. Tu peux te lever à cinq heures du matin, traverser la France, enchaîner des réunions avec différentes personnes, quand tu comptes en année le temps passé pour tomber enceinte et que tu as un TO à faire dans la journée, plus rien d’autre ne compte. Madame Pimpin a traversé la journée comme un automate, ne pensant qu’à une seule chose : 13h55, le temps de faire son TO entre la pause dèj et la première réunion de l’après-midi. Plus tard c’était pas possible, et plus tôt ça marche moins bien.

Mode opération pour faire un TO en milieu hostile (procédure tout aussi applicable pour un TG,quand on a du bol).

– au préalable, veillez à disposer un TO dans une poche de votre sac à main.
– Une heure avant l’heure prévue, commencez à repérer le moment propice (surtout si vous êtes dans un open space avec des collègues pot-de-colle) pour transférer le TO de votre sac à main vers votre poche, ou sous votre t-shirt.
– Transférez le TO, faites attention au bruit que peut faire l’emballage sous vos vêtements.
– Si vous n’êtes pas doué(e) pour viser, (oui ami lecteur homme, toi aussi tu as le droit de faire des TO.), il vous faut un gobelet. Dirigez vous nonchalamment vers la fontaine à eau.
– Prenez non pas un, mais deux gobelets empilés (c’est dans ce détail que réside toute l’intelligence du plan), et versez-vous de l’eau.
– Faites une petite ronde déambulatoire dans le couloir, devant la porte des chiottes, en sirotant votre eau, l’air absorbé, sourcils froncés. Un air préoccupé dissuadera vos collègues de s’arrêter pour vous parler, ils passeront leur chemin. Un téléphone portable greffé à l’oreille peut vous être bien utile.
– Assurez-vous que la voie soit vraiment libre, et entrez dans les toilettes en priant pour que personne ne s’y trouve déjà. Des fois qu’on vous voit rentrer aux toilettes avec votre gobelet et qu’on trouve ça bizarre.
– Si votre ronde a été correctement menée, et pendant une durée suffisante, si une personne se trouve déjà dans les toilettes, c’est qu’elle sera elle-même dans une posture tout aussi embarrassante que vous de part le temps qu’elle y aura passé et même si vous n’êtes pas censé(e) le savoir (le petit caca puant VS le gobelet dans les chiottes ?), vous ne craignez donc rien.
– Une fois dans l’enceinte sécurisée et rassurante de votre petit box, dédoublez vos gobelets, videz l’eau du premier et jetez-le, puis faite votre petite affaire avec le deuxième gobelet. Déballez discrètement votre TO, testez, débarrassez vous de l’emballage et du second gobelet.
– Fourrez le TO dans votre poche après l’avoir séché avec du papier toilettes (on peut être cracra, mais pas trop).
– Lavez-vous les mains comme si de rien n’était, et retournez à votre place.
– Discrètement, retransférez le TO dans un endroit où vous pourrez le consulter 5 minutes plus tard.
– N’oubliez pas de jeter le TO une fois chez vous, sinon c’est un coup à en retrouver dans votre sac à main l’hiver prochain (et franchement, retrouver un TO par hasard dans un sac six mois plus tard ça met un coup au moral, crois moi c’est du vécu).

Bon ben voilà. A 14h05, le TO de Madame Pimpin, un poil plus clair qu’hier, lui a clairement indiqué qu’elle était en train d’ovuler à 600 bornes de son époux (et de fait, pour une fois elle a l’impression de la sentir son ovulation, et pour une fois la glaire était comme il faut au bon moment). Fuck it, bye bye C3 c’était sympa mais on va s’en tenir là. Elle a ensuite passé toute la réunion de l’après-midi à ressasser son TO de marde (bonjour la productivité), et a ensuite mis les voiles en direction du lieu du séminaire.

Pour te la faire courte, après avoir galéré avec sa valoche pendant une demi-heure pour trouver l’hôtel, Madame Pimpin s’est clairement fait chier toute la soirée. Mauvaise stratégie de placement à table, pas dans le mood, résultat des courses : à 22h Madame Pimpin s’est esquivée et s’est réfugiée dans sa chambre (d’où on a d’ailleurs une vue à couper le souffle sur Grande Ville), enroulée dans son peignoir, avec une furieuse envie de fumer sauf que si elle redescend elle va croiser des gens, et là c’est juste pas possible de croiser des gens, tellement Madame Pimpin a l’impression que personne ne la comprend. Le fait d’avoir du répéter cinq ou six fois à des personnes différentes que oui, elle s’est mariée il y a deux ans, que non elle n’a pas encore d’enfants, et que la vie de nullipare c’est tellement chouette qu’elle a décidé de prendre tout son temps (le tout en ricanant), n’est peut-être pas étranger à cet écoeurement qu’elle ressent.

Une fois seule dans sa chambre, Madame Pimpin a contemplé le coucher du soleil sur les toits de la capitale. Elle a vu les petites lumières des petites fenêtres s’allumer une à une, elle a pensé que peut-être dans le tas il y en avait des comme elles, des tristes à cause d’un fucking TO. Elle a allumé la télé, et elle est tombée sur la 6, l’émission des fermiers qui cherchent l’amour. D’un concept aussi pathos, sont nés 22 enfants, la voix off l’a répété dix fois en un quart d’heure. Les petites lumières de la ville se sont alors transformées en autant de foyers où l’on vit normalement, où ça sent le mustella, où l’on reste enceinte pendant 9 mois, où l’on ne se pose pas de questions. Des foyers où l’on souhaite bonne nuit à ses enfants sans se douter que cette connasse, là, petit point lumineux derrière sa fenêtre tout là-haut dans son hôtel de bourges, avec ses ongles rouge pouffe, son carré bien lisse de nullipare qui n’a rien d’autre à foutre que se lisser les cheveux, ses talons de 10 et sa fausse assurance, celle qui vient juste de clamer haut et fort qu’avoir des enfants n’était pas sa priorité, elle se sent tellement nulle qu’elle en chialerait devant l’amour est dans le pré (t’inquiète on est au seizième étage mais la fenêtre ne s’ouvre pas). Madame Pimpin s’est sentie seule au monde au milieu de tous ces gens, les gens du séminaire, les gens de l’hôtel, les gens du quartier, les gens de Paris, les gens de la France, les gens du Monde, les gens de la planète. Et comme pour parachever ce sentiment d’isolement, pas moyen de faire fonctionner le wifi. Tu ne liras donc cet article que mercredi matin et ce n’est peut-être pas plus mal, d’ici là il y a fort à parier que la pouffe à talons aura repris le dessus et que tout ira bien.

«Edit» post-rédaction mais pré-publication (épilogue de la chasse à l’ovulation):

Après avoir passé toute la matinée d’hier à penser à son ovulation et constater l’amenuisement de sa glaire heure après heure, Madame Pimpin a fait son TO à 14h entre deux conférences. TO négatif. A J14. Ce qui a bien confirmé que depuis dimanche J12, elle était à point. La vie est une pute, CQFD. Ca la fout en rogne parce qu’elle était bien belle cette ovulation, avec pour une fois la glaire comme il faut. Seulement le dernier poney remontait à samedi dans la journée (ouais les nullipares peuvent baiser à l’heure qui leur chante). Monsieur Pimpin bossait dimanche, nuit comprise (le jour ou le TO a été le plus foncé). Alors le poney d’hier soir (mardi) avait un petit goût de loose, c’était trop tard de toutes manières et Madame Pimpin était crevée. On compte un peu sur une ovulation plus tardive qu’il n’y paraît (le pic de LH indiqué par le TO ne survient que 24 à 48h avant l’ovulation, il reste un espoir infime. Ceci dit la belle glaire s’était déjà fait la malle (Madame Pimpin commence à penser que tout le problème pourrait venir d’une glaire présente trop tôt par rapport à l’ovulation) (foi, foi, foi en les IAC), et malgré le pre-seed, on peut déjà dire au revoir à C3 à mon humble avis), merci la Grande Boîte.

Ce qui fait vraiment chier, dans tout ça, c’est d’avoir passé 48h à ne penser qu’à une chose : l’ovulation, et pour quoi ? Pour un gros foirage au bout du compte. C’est de devoir faire l’amour même si on n’en a pas envie et qu’on est crevés, même si on sait qu’il ne reste plus qu’une infiniment petite chance, juste pour avoir la conscience tranquille, en sachant que le mois prochain ce sera pareil. C’est d’en arriver à se dire qu’on se force à faire l’amour parce que faire l’amour reste notre seule chance d’avoir un bébé. C’est d’en avoir les larmes aux yeux, parce qu’on se sent seuls, qu’on ne se sent pas aidés, parce que notre couple prend sur lui et reste plus fort que tout, mais qu’il commence vraiment à souffrir de cette libido artificielle. C’est d’en arriver à souhaiter que tout ça se termine en FIV et qu’on puisse enfin recommencer à faire l’amour par désir et non par contrainte. Ouais c’est con. Pour l’heure, le chapitre ovulation C3 est terminé, il y a peut-être une chance de retrouver un semblant de vie normale l’espace d’une dizaine de jours. En attendant les psychotages de fin de dpo. LOL.

Bref, comme convenu plus haut t’inquiète, la pouffe à talons reprend les rênes, elle ne va pas se laisser abattre. The show must go on, comme disait l’autre.

Et c’est reparti pour la chasse à l’ovulation.

Pause, vous avez dit pause ?

Il n’en est rien, clairement. Madame Pimpin a balisé, avec les symptômes de la semaine dernière et notamment une glaire cervicale plutôt stylée, elle a cru qu’elle ovulait à J10. T’imagines la tronche d’un follicule, sans stim’, si on l’expulse à J10 ? (Déjà qu’avec stim, Madame Pimpin fabrique des minitrucs…). Bref, elle a donc ressorti ses bons vieux tests d’ovulation de la marque bien connue par ici : Simply Marde.

Samedi à domicile : blanc de blanc.

Dimanche à domicile : légèrement plus clair que la bande test. Ouf, Madame Pimpin n’a pas encore pondu, ses oeufs vont pouvoir grandir encore un peu. (dans le doute, y’a eu moultes sessions de Poney Riding : gratos !)

(A ce propos, as-tu remarqué comme la crise se fait ressentir même chez Simply Marde, qui pourtant grâce à nous a mis la main sur une manne non négligeable ? Il y a quelques mois, la bande test virait sur un beau pourpre, aujourd’hui on est plutôt sur un rose pâle super difficile à comparer. Scène ubuesque dans la salle de bains, sous la lampe, avec Monsieur Pimpin…) (Bref).

Là où ça va devenir vraiment ubuesque, c’est aujourd’hui (J13) et demain. Parce que tu te doutes bien que si l’ovulation de Madame Pimpin est sur le point d’arriver, il fallait bien que les complications elles aussi pointent le bout de leur nez.

Ce matin, c’est départ pour Grande Ville : séminaire de deux jours, trop bien, tout ce que Madame Pimpin aime. Des néologismes anglicistes, des costards mal coupés, des rires stridents de gonzesses surexcitées, toute une basse cour qui se la pète.

Madame Pimpin  a bien d’autres considérations en tête. Son TO dans le sac à main, elle part à la conquête de son ovulation, avec l’espoir que le test ne soit pas plus clair que dimanche. Sans quoi Madame Pimpin se verra contrainte de choper un Gougniafier au hasard pour qu’il lui féconde le boule (rhooo, si on peut plus se fendre la poire…) (tu crois que les mini-Gougniafiers naissent avec un costard mal taillé et un rire strident ?) faire une croix sur ce C3 avant même les dpo. Alors, chère petite ovulation si tu m’entends, attends demain.

Bref, la journée de demain va être longue, très longue. Et que ce soir Madame Pimpin va se coucher tard, très tard, pour réseauter parmi les illustres convives du séminaire tout en bénéficiant du Tchampaïne Open Bar, gracieusement mis à disposition, la Poney Riding session de demain soir promet de relever de la corvée. Madame Pimpin aimerait bien que son ovulation tombe un peu plus souvent à des moments où on pourrait faire semblant de ne pas faire l’amour juste pour ne pas rater le coche. comment ça, elle est pas claire, ma phrase ?

Topo Fond De Culotte.

Ou topo FDC pour reprendre l’expression de Sophie. Bah quoi on ne peut pas être poète tous les jours et ça faisait bien longtemps que Madame Pimpin n’avait pas baissé son falzar ici.

Donc on avait légèrement abordé la question il y a trois-quatre jours, le fameux spotting de fin de cycle (glaire crémo-transparente avec quelques filaments de sang) (oui oui ça existe) est arrivé dès 9dpo au soir. A 10dpo le port d’un Equipement Individuel de Protection était plus que recommandable. Madame Pimpin s’est souvenu (grâce à son ami Ovuview) qu’elle avait eu pareil pour son deuxième cycle post-fc l’année dernière. Elle a donc cru que son J1 venait l’honorer à 11dpo, et dans l’optique de ne pas avoir à le regarder en face elle a porté sa mooncup toute la journée. La mort dans l’âme, la mooncup, parce qu’il n’est pas interdit de rêver.

Mardi soir, après une pénible journée à Grande-Ville parce que Monsieur Pingouin (le chef) a décidé que ça suffisait comme ça de se planquer derrière son ordinateur bouge toi le boule connasse, Madame Pimpin est rentrée chez elle, a fait un petit tour sur le tout nouveau blog de BAMP, la tournée des popotes bloguesques, dîné, s’est brossé les dents… bon ça devient chiant, et a retiré sa mooncup (toujours APRES le brossage de dents, ne me demande pas pourquoi). Rien dans la mooncup. Bon, ce n’est pas un phénomène isolé, Madame Pimpin a bien souvent le spotting capricieux, c’est souvent pour mieux faire venir J1 le lendemain. Et plus J1 se pointe près de J28, mieux se porte Madame Pimpin parce qu’elle aime bien avoir des cycles réguliers.

Mercredi, port d’Equipement Individuel de Protection. Pour rien, rien de toute la journée, rien la nuit.

Jeudi, une nouvelle nuance dans l’éventail coloré des pertes de Madame Pimpin. Un beige-de-gris très très clair, presque blanc et très léger (faut vraiment être une dinde pour le remarquer). Marde, qu’elle se dit Madame Pimpin. Parce qu’elle avait repris le palpage boobesque, et qu’elle trouvait la bordure extérieure de ses nichons un peu douloureuse, le tout parfois agrémenté de picotements dans les bouts. Beige-de-gris très clair, comme nuance de glaire, ça lui a tout de suite annoncé la suite : spotting, J1.

Ce matin : mooncup. Madame Pimpin a passé la journée en formation pour la Grande Boîte, elle n’avait pas envie de se battre avec elle-même pour s’empêcher d’aller et venir aux gogues vérifier son nuancier. Y’avait plein de gens dans cette formation (dont une connasse qui revient de congé mater et qui trouvait que la formation se terminait tard (17h : LOL ! Madame Pimpin lui a dit en rigolant que pour elle c’était club med, et la connasse a répondu « ouais ben y’en a qui ont des contraintes que d’autres n’ont pas » = GRATOS).  Bref, pause dèj’, Madame Pimpin rentre chez elle au grand galop pour vidanger sa mooncup : que dalle. Et ce soir : que dalle.

Résumé :

Nous sommes à 14dpo présumés, J29/29 d’après Ovuview, et statistiquement on a déjà dépassé la longueur statistique des cycles de Madame Pimpin hors traitement. (Hors traitement : 27-28j / en traitement : 29-30j).

Spotting : néant

Douleurs au ventre : néant

Envies de pipi : toutes les 2h. (note : beaucoup de café).

Sensibilité des boobs : 3/5

fatigue, baillements : 4/5 (note : après deux jours de formation soporifique on tient peut-être un début d’explication).

irritabilité : 5/5 (attente de J1 no comment).

Conclusion :

Madame Pimpin est bien consciente de 3 choses :

– Elle ne devrait pas mongoliser comme ça, elle risque de se faire très mal (comme le lapin du métro).

– Quand son J1 va se pointer demain, elle va se sentir très conne.

– Rien qu’en écrivant ses mots, elle va le faire venir et ça va la rendre encore plus irritable.

– Elle est très forte pour inventer des symptômes et  elle sait pourtant ça veut rien dire les symptômes.

– Encore une bonne raison de haïr cette hypo/infertilité inexpliquée parce que chaque mois tu te manges un char d’assaut dans la gueule.

Madame Pimpin ne fera PAS de TG. Il lui en reste un seul et elle ne le sortira que le jour où elle sera certaine qu’il vire. Et ce sera sûrement pas au mois de mai.

Hühner. Sa mère.

Bon… Tu as des petits gâteaux, un thé et un plaid ? Non parce que ça promet d’être longuet cette affaire. Le test de Hühner, ou la journée la plus longue de la vie de Madame Pimpin. Elle ne t’épargnera pas les détails (elle n’est plus à ça près, en une semaine sept personnes auront vu son minou… Pudeur ? C’est quoi déjà ? )

Réveil mis à six heures, comme convenu, Monsieur et Madame Pimpin se font un chaste bisou (interdits de poney dimanche soir) et se disent bonne nuit. LOL. Madame Pimpin a dormi par tranches de dix minutes, puis se réveillait, se rendormait… Elle est prête pour le Vendée Globe. A chaque tranche de dix minutes, elle faisait le même rêve. Sauf que le décor changeait. Madame Pimpin a rêvé d’un coït forcé dans une cabine d’essayage, puis dans un chantier, puis sur un parking… A chaque fois le rêve se terminait par une panne sexuelle et l’annulation du test de Hühner.

A partir de quatre heures, elle a arrêté de rêver, elle s’est mise à imaginer. Quand le réveil a sonné, tu peux imaginer son état d’excitation et d’appétit sexuel. Surtout qu’en plus, elle avait cette chanson qui ne lui quittait plus le cerveau, MERCI Stéphanie Sandrine. Non mais ECOUTE les paroles, quoi. Quand le réveil a sonné, donc, c’était Beyrouth. Madame Pimpin s’attendait à ce que cette partie de poney matinale ne soit pas une chevauchée sauvage au pays du glam. Mais elle ne pensait pas que ce serait si horrible. Entre deux tentatives, elle s’est effondrée et à beuglé qu’elle allait annuler le RDV. => so glamour. Madame Pimpin s’y connait quand il s’agit de causer à un homme. Finalement à 6h30 pétantes, Monsieur Pimpin, dans un élan de fougue et d’amour désespéré, a réussi à déposer son offrande dans la grotte d’amour de Madame Pimpin.

Les 20 minutes d’étoile de mer préconisées après le rapport se sont transformées en 10 minutes, et dans la bataille Madame Pimpin a oublié de prendre sa température : elle ne sait donc pas si l’ovulation était consommée ce matin. Elle a opté pour la solution douche, avec savonnage sauf entre le nombril et les genoux, soyons prudents. Et roule ma poule, une craquinette et au boulot, avec l’impression d’avoir fait les quatre cent coups toute la naïte.

Après un début de matinée relou chargée au bureau, ponctuée de douze cafés et autant de pipis où Madame Pimpin a pu constater que sa grotte d’amour semblait aussi sèche que le désert de Gobi, Madame Pimpin s’esquive (merci au centre de PMA d’habiter à moins de dix minutes du bureau de Madame Pimpin). Pendant qu’elle patiente dans la salle d’attente, une fille arrive et annonce à la secrétaire qu’elle vient de faire deux TG positifs, et qu’elle a rendez-vous pour sa PDS. La hyène. Madame Pimpin se rappelle qu’elle est au centre de PMA, la demoiselle en question en a probablement chié encore plus qu’elle, elle fait appel à toute le joie et au bonheur dont elle est capable et se concentre sur ses mains.

Le Docteur biologiste sort de son bureau, dit bonjour d’un air ronchon (AU SECOURS, il est jeune. Madame Pimpin n’aime pas montrer ses fesses à des gens jeunes), Madame Pimpin va pour se lever mais il s’enferme dans la salle d’examens. Well well well. Au bout d’un long moment, il en ressort et appelle Madame Mademoiselle Pimpin. Le galant homme. Finalement il n’est pas si ronchon, il serre la main gentiment et pose quelques questions sur le « parcours » de Madame Pimpin. Elle prend confiance, et lui fait part de ses suspicions non vérifiées d’ovulation dominicale. Il lui dit que ça vaut quand même le coup de faire le test maintenant qu’on en est là. Elle lui pose deux ou trois questions, et il lui dit (attention, crise d’orgueil) : – « vous avez l’air bien au courant, vous travaillez dans le domaine médical ? ». Madame Pimpin lui dit que non, sa voix se brise, elle est juste bien renseignée parce qu’elle en a assez de galérer. Ensuite il lui explique le but du test de Hühner (LOL) et l’invite à prendre place. Il farfouille pas mal avec son speculum, gratouille, inspecte, sa tête est tout près, Madame Pimpin regarde ses chaussettes (sans trous, clin d’oeil à La Fille). Le test de Hühner, ça ne fait pas plus mal qu’un examen gynéco normal. Ca fait un peu mal au couple, c’est tout.

En se rhabillant, Madame Pimpin demande au docteur le délai d’obtention du résultat. Ca ne devrait pas être long qu’il dit et il lui demande si elle est anxieuse. Elle lui répond que oui, même si elle ne s’attend pas à un miracle et que ça ne changera quasiment rien au fait qu’elle passe de toutes façons en PMA, elle trouve ça dommage de ne pas réussir à concevoir un bébé « normalement » alors que ça a déjà marché une fois. Il lui répond que les couples de PMA c’est sa « normale » à lui, et que souvent on commence le protocole de PMA et la grossesse spontanée survient immédiatement, parce qu’un frein psychologique se relâche. Ah ouais, va dire ça à mes coupines de blog, tiens tu les feras bien marrer sourire poli. Le docteur est jeune, et si gentil que Madame Pimpin ne lui en tient pas rigueur.

Au final, ça n’aura duré que trente minutes, entre l’ouverture et la fermeture de la porte du bâtiment. Madame Pimpin devait déjeuner avec Madame Loutre au port, elle a une demi-heure d’avance. Il fait beau, elle se dit qu’elle a bien mérité une pause contemplative devant les bateaux. Elle se pose sur un banc, allume une clope (ouais, les bonnes résolutions… Elles n’ont pas survécu au dernier J1). Devant elle se balance un petit voilier nommé Espoir. Elle sourit, un peu ironiquement.

Madame Loutre arrive, ça se passe bien mieux avec elle ces derniers temps. Comme elle n’en rate pas une, elle fait tout de même remarquer au passage qu’elle aurait bien étouffé sa fille ce matin, lolilol. Bref. Au final ce déjeuner est agréable, il a une saveur de printemps avec tout ce soleil dans la verrière, et il offre à Madame Pimpin une chouette transition entre le labo et le bureau. Le reste de la journée se traîne, Madame Pimpin checke ses mails tous les quarts de seconde en attente du résultat : que dalle.

Elle rentre chez elle, checke ses mails, que dalle, checke les blogs des copines, répond à ses commentaires, fume une clope, checke ses mails sur son smartphone en fumant sa clope… tililit, les résultats du labo. Elle écrase sa clope (ça valait bien le coup tiens) se rue à l’intérieur, tililit, le téléphone sonne c’est môman qui vient aux nouvelles… Arf, pas le courage de parler trop longtemps, les résultats attendent. Madame Pimpin raccroche et s’avachit sur son canapé pour composer fébrilement le mot de passe et accéder au pdf.

Elle ne devrait pas avoir la pression pour ces résultats. Après tout, c’est pas un dosage b-HCG. Au pire un négatif ne ferait qu’accélérer le processus, sauter la case Clomid Again #5, passer directement aux IAC. Mais voilà il y a l’honneur aussi, ce truc qui rime avec pudeur, et dont Madame Pimpin n’est pas dépourvue. A ce moment là du récit, Madame Pimpin préférerait avoir de la glaire à gogo et pas tant d’honneur. Ou bien pas de glaire, et pas d’honneur. Comme ça, ça serait pas grave. Ouais elle est con Madame Pimpin, mais ça lui ferait plaisir d’avoir une belle glaire de chaudasse.

Eh ben non. Glaire moyenne, abondance moyenne, filance pas top, cristallisation de chiotte, le ph n’est pas indiqué. Et malgré tout, quelques rares bestioles égarées continuent à surnager dans ce magma inhospitalier. Ils ont bien du courage, les spermatozoïdes de Monsieur Pimpin. Comme lui, d’ailleurs. Lui aussi parfois il nage dans un milieu hostile, mais il reste, paré à toute épreuve. Bref, ça donne un 6/12. Madame Pimpin a toujours été une petite fayote à l’école. Elle ne supporte pas les mauvaises notes. Et là, c’est clairement de sa faute ce score tout pourri.

Mais bon, ça va hein y’a pas mort d’homme. On est en 2013, allô, la glaire ça sert à rien. Et puis Madame Pimpin se console dans sa bulle de mauvaise fois en se disant qu’hier, elle aurait sûrement eu une glaire de compèt’. Et au final, toutes ces petites contrariétés tombent plutôt bien, merci au Docteur Colley d’avoir condensé tous ces examens de marde sur le même cycle, et sans traitement. Ca traîne pas, on ne perd pas de temps. Et comme ça on ne gâche pas le clomid. Parce que bon, pas de poney dimanche, glaire de marde aujourd’hui, Monsieur Pimpin de garde ce soir… Mal barré pour une fécondation févrière. Au moins Madame Pimpin économisera son Espoir. C’est peut-être ça qu’il voulait lui dire, ce petit voilier qui se balançait dans le port de Village Sur Mer ce midi.