5SA + 6.

Tu constateras qu’on a gagné trois jours rapport au calcul savant du Caméléon, qui, après deux longues heures d’attente (dont une en compagnie de la Famille Groseille, trois gosses – présents et insupportables – la mère édentée et enceinte du quatrième, le père con comme un balai, qui à un moment donné a jeté un oeil circulaire sur le ventre de Madame Pimpin et celui de patiente N°3 en s’indignant « mais je pensais qu’il n’y aurait que des femmes enceintes, s’ils prennent tout le monde c’est pas étonnant qu’on doive poireauter aussi longtemps, pfffff ». Heureusement toi tu n’as pas l’odeur qui va avec le pfffff. Et tu ne vois pas le regard noir et méprisant que lui a jeté Madame Pimpin qui à ce moment précis se demandait où elle en était avec le fait d’être enceinte ou pas.)

Donc au bout de deux heures, le Caméléon a enfin appelé les Pimpin. Il leur a serré la pince façon winner, avec un grand sourire, et les a félicités d’entrée de jeu « alors bravo ça y est, vous avez fait un enfant ! ». Bon. A cet instant Madame Pimpin aurait bien aimé courir vers la salle d’écho, baisser son falzar de suite et s’auto-insérer la sonde avant de répondre. Mais ça n’aurait pas été très poli, elle s’est donc assise en souriant et a répondu « ouh la la, on espère on espère ».

Le Caméléon a ensuite déballé le dossier en demandant à Madame Pimpin si elle avait fait une pds (euh maaais comment sait-il que ça a marché s’il n’a pas vu les résultats de pds ?). Il extirpe le papier et quand Madame Pimpin lui dit qu’ils n’ont même pas voulu regarder le taux, se moque gentiment, regarde, et lui dit que pourtant il n’avait vraiment rien d’inquétant : à 4SA+ 6 on dépassait les 2500, bordal c’est quoi ce taux de ouf ?! Le Caméléon n’en paraît pas perturbé et propose à Madame Pimpin de passer à côté. Youpie. Les 2500 lui donnent la force de franchir les quelques pas qui l’en séparent.

Le Caméléon prépare le matériel, fait tomber son flacon de lubrifiant pour écho-endo (serait-il un peu ému ?) et c’est parti. D’entrée de jeu Madame Pimpin voit la forme de patate. Ce n’est pas une GEU. Ses talents d’échographiste s’arrêtent là, elle s’en remet complètement au Caméléon qui s’écrie au même moment « futur papa, vous pouvez venir ! ».

La visite guidée commence.

« C’est une grossesse intra-utérine, une grossesse embryonnaire, vous le voyez là il mesure… 2,7mm. Comme je vous disais, il est encore trop tôt pour déceler une activité cardiaque… Attendez…. Et non, il y a bien une activité cardiaque, regardez le point clignoter au dessus de la flèche verte… Il est parfalt ce petit… Bon et bien voilà, tout va bien, c’est une grossesse évolutive. »

Alors comme ça, les Pimpin étaient en train de vivre, pour la première fois de leur vie, une échographie qui se passe bien. Ils étaient en train de voir, pour la première fois de leur vie, cette Vie, qu’ils attendent depuis si longtemps… Ce beau miracle, qu’ils n’ont pas eu le droit ou la chance de voir les deux fois précédentes. A ce moment là ils ont échangé un regard tous les deux, par dessus la tête du Caméléon, et Madame Pimpin a senti ses yeux se remplir de larmes.

Le Caméléon a ensuite procédé à quelques vérifications qui ont permis de constater la présence d’un kyste de 27mm sur l’ovaire gauche, a priori sans gravité, Kyste que par ailleurs elle ne sent absolument pas.

De retour au bureau, le Caméléon a refait les ordonnances et demandé spontanément aux Pimpin s’ils désiraient programmer des « points de contrôle intermédiaires » avant l’écho officielle calée aux alentours du 24 mars… Euh comment te dire… La suite ce sera donc un prochain rendez-vous vers le 22 février, et un autre vers le 12 mars. Comme Madame Pimpin n’a plus de rétroviseurs rapport à ses rêves générés par le Reiki, elle n’est pas en mesure de flipper à cause de la concordance de ces dates avec d’autres évènements.

Alors il semblerait que le 3 janvier Madame Pimpin ait bien fait de se lancer dans cette stim clandestine. Il semblerait qu’une petite vie en forme de Patate ait décidé de s’installer. Cette Petite Patate imprimée en gros et en A4 par le Caméléon, il va maintenant falloir qu’elle continue de grandir, de palpiter et d’aller bien, qu’elle s’accroche… Ils le savent bien les Pimpin que la partie n’est pas gagnée. Mais ça ne les empêche pas de déjà donner beaucoup d’amour à cette petite vie, de croire en elle et d’espérer de tout leur coeur qu’elle soit là au prochain rendez-vous.

 

 

21DPO.

Trois jours après la fameuse découverte qu’elle ose à peine nommer, Madame Pimpin s’étonne toujours de l’absence de J1.

Elle n’a pas grand chose à raconter si ce n’est que J1 n’est pas là et c’est déjà bien. Ses seins lui font un peu mal, aussi, son utérus lui tiraille, et sans que l’on puisse parler de nausée elle sent quelque chose de différent dans son odorat et son estomac. Elle a beaucoup sommeil également, les yeux qui piquent et beaucoup d’appétit.

Madame Pimpin a du se ressaisir parce qu’elle se laissait aller à une très vilaine mauvaise humeur, hier et avant-hier, un vrai grizzly. Sans pour autant dire qu’elle soit d’humeur charmante, aujourd’hui c’est mieux. Ne pas oublier d’être contente.

A la Grande Boîte, le temps passe plus vite. Ceci dit il passe tout de même bien lentement. Demain elle donne à nouveau cours aux étudiants. La semaine dernière pendant le cours elle avait senti son utérus tirer, et avait pensé que J1 arrivait.

Madame Pimpin a terriblement envie de fumer, ça lui fait tout le temps ça quand elle est stressée. Là bien sûr, elle ne fume pas. C’est con, ça fait passer le temps, de fumer.

Ce matin, Madame Pimpin a téléphoné au secrétariat du Caméléon. Comme elle était cachée entre deux salles de réunion, elle n’a pas pu s’écrier « hiiiiii » de concert avec la secrétaire, et n’a même pas pu lui donner des indices montrant sa gratitude face à tant d’enthousiasme.

Au départ Madame Pimpin voulait attendre 6SA pour voir le Caméléon, ça tombait bien,  6SA c’était pile la fin de son stock d’utro.

Seulement à 6SA Madame Pimpin va enchaîner deux jours à Grande Ville (tranquilles, avec transits en taxi) et concert avec Petit Frère le soir (I AM, bordel, on peut pas rater ça depuis le temps qu’on attend). Alors la secrétaire a proposé 5SA+6 mais à 5SA+6 Monsieur Pimpin serait de garde et ne pourrait pas venir (même pas en rêve j’y vais seule).

Alors ce sera samedi, ce samedi vouivouivoui (Madame Pimpin n’est pas sûre d’être prête m’enfin faudra bien y aller) à 5SA+3 si d’ici là tout va bien. Et si tout va effectivement bien, elle espère avoir droit à une autre écho un peu plus tard parce que là à 5SA+3 il y a peu de chance qu’on voit grand chose et ça promet d’être super anxiogène. Madame Pimpin sait qu’il est ridicule de compter en SA quand on n’en est même pas à 5 mais ça donne l’impression d’avancer.

Bon. Ecrire tout ça était supposé permettre de verbaliser et moins stresser. En fin de compte pas tellement. Va peut-être rappeler le Reiki sous peu.

Mais s’il y a bien une chose qu’elle ne regrette pas, c’est d’avoir refusé de mongoliser sur le taux. Un souci en moins.

Sur cet article inutile qui lui fait se sentir un peu concon, elle va se coucher (c’est à dire que sinon elle risque de se lancer dans un compte-rendu de vaniuche, et soyons honnêtes, personne n’en a envie).

Freaky Friday.

Aujourd’hui 19dpo et hier donc, 18. Tu peux me croire hier, la journée ne partait pas pour être merveilleuse.

Il y avait déjà ce putain de SPM qui tiraillait le ventre de Madame Pimpin, et des sensations de coulées d’utro qui la précipitaient régulièrement aux WC de la Grande Boîte pour faire des points réguliers sur la situation.

Il y a eu une présentation importante le matin, pendant laquelle Madame Pimpin n’avait pas du tout la tête à ce qu’elle racontait au point à un moment donné de ne plus suivre le fil de ses propres propos (ça va que c’était vendredi, les Gougniafiers étaient fatigués et n’ont pas semblé remarquer le blanc qui a suivi, le temps qu’elle reprenne ses esprits).

Au déjeuner, ambiance de marde rapport à Madame Poulette (cf N. dans l’article « ironie« ) plombe l’ambiance et ne décoince pas un mot rapport à ses perpétuels bads injustifiés (foirage d’IAC1 ? Nan mais attends c’est rien par rapport au fait qu’elle, la pauvre, son mec ne s’est pas mis à pleurer de compassion quand elle lui a annoncé que la Grande Boîte allait étendre le périmètre de son service, alors ta gueule). Elle n’est pas au courant pour IAC2, mais qu’elle le sache ne changerait rien, il n’y a qu’elle qui compte. Heureusement il y a aussi un autre chouette collègue avec qui Madame Pimpin peut échanger deux ou trois calembours le long du repas (c’est chouette les garçons, c’est jamais ouin-ouin), utilisons comme toujours l’humour pour exorciser l’angoisse. Madame Poulette ne sourit même pas mais je peux te dire un truc, Madame Pimpin s’en tamponne le coquillard de ses états d’âme.

En sortant de la cantine, elle tombe sur LE Jean-Claude Convenant de la Grande Boîte. Quand il lui demande si elle se plait à Village Sur Mer, elle sent venir l’embrouille. Ça ne rate pas : « Bah et alors Madame Pimpin t’attends quoi pour te reproduire ?« . Le Chouette Collègue baisse la tête, Madame Poulette SOURIT presque. (connasse va). Madame Pimpin le revoie dans ses buts en lui demandant « et toi t’arrêtes quand, parce que vu ton âge………. » (il a cinquante piges et vient d’avoir un bébé avec une seconde épouse, tandis qu’il a largué il y a peu la première épouse et les deux gosses qui allaient avec), mais la réflexion de marde l’atteint comme une flèche en ce jour de pré-J1, et le comportement de Madame Poulette la laisse également plutôt perplexe.

Retour au bureau, nouvelle réunion téléphonique, ça se passe très mal. Madame Pimpin est obligée de passer un savon à un Gougniafier et une Gougniafière et elle déteste ça, passer des savons. Pendant la conversation elle sent son J1, autant te dire que pour le coup… le savon glisse tout seul entre ses mains.

16h39 un dernier pipi au bureau. Pas de J1. Décision prise de tester asap en arrivant à la maison, au risque de ne pas croire au négatif (oui mais c’est pas le pipi du matin alors peut-être il dit négatif mais il faudra refaire demain) (on en est toutes capables, de celle-là).

17h00 sortie du bureau, qu’est ce qu’ils ont tous à me retarder et vouloir absolument me souhaiter un bon week end, mais cassez vous là, bordel.

17h34 arrivée à la maison. Monsieur Pimpin n’est pas là.

17h36 le gobelet, le tg et Madame Pimpin sont dans les WC. Le TG tombe dans le pot, qu’est ce qu’il reste ?

UN FUCKING SABLIER QUI CLIGNOTE.

Ca n’en finit pas.

Bordel il clignote mais il affiche enceinte ? Chuis enceinte ? (crise cardiaque #1)

Ah non (crise cardiaque #2) chuis pas enceinte, c’est parce qu’il doit commencer par afficher le mot commun quel que soit le résultat (pas enceinte / enceinte 1-2 / enceinte 2-3 / enceinte 3+) (c’est la première fois que Madame Pimpin offre un TG décent à son pipi, elle n’est pas habituée).

Oh putain. Ca y est il s’est calmé. Enceinte 2-3 (crise cardiaque #3). C’est positif et c’est en ligne avec la datation alors que c’est un pipi du soir. Ouf.

Yeux humides, de joie. Vraiment, les premières minutes, seulement de la joie. Après deux fausses couches Madame Pimpin ne pensait jamais pouvoir ressentir seulement de la joie en faisant virer un TG.

Coup de fil à Monsieur Pimpin, pour savoir l’heure à laquelle il envisage de rentrer. 18h30, ça va. Madame Pimpin se force à parler d’une voix neutre. Elle a décidé qu’elle annoncerait la nouvelle dignement à son mari, dignement et joliment. Parce que même pour G1, c’était déjà la panique. Ils avaient regardé le test virer ensemble, contemplant à deux les gouttelettes de pipi les yeux dans le vague pendant de longues secondes. Puis Monsieur Pimpin, content de voir le test virer, avait regardé sa femme paniquée avec un grand sourire. Et je te dis pas comme il s’était fait engueuler en mode ouais ben ne nous réjouissons pas trop vite (visionnaire la mère Pimpin ? en tous cas sur le coup, aigrie par la peur, oui). Et pour G2, si tu ne t’en souviens pas je te laisse regarder les articles de fin février 2013, moi je n’y retourne pas.

Pendant la demi-heure précédent l’arrivée de son époux, Madame Pimpin a joué le même morceau sur son piano en boucle, ce morceau qu’elle aime tant. Elle ne pouvait s’occuper à rien d’autre. Seule cette activité mécanique et automatique lui permettait de rester en contrôle. Et à mesure qu’elle jouait, des frissons lui parcouraient les bras puis le dos. Elle a respiré très très fort et s’est dit qu’il fallait avoir confiance, que perdre confiance ne changerait en aucun cas les choses en bien. Que c’est une jolie nouvelle, et même si ce n’est pas la première fois, c’est tout de même une fois unique, à chaque fois, et quoi qu’il arrive. Elle s’est rappelé les fois où n’étant pas enceinte, elle regardait les photos d’elle prises au cours des si rares instants heureux où elle portait la vie. Elle s’est souvenue de l’envie ressentie en regardant ces photos. Et elle s’est dit qu’aujourd’hui, même si peut-être pas demain, elle pouvait être à la fois celle qui vit et à la fois celle qui regarde. Qu’il fallait savourer et faire, de chaque minute passée dans cette grossesse et qu’importe le temps qu’elle durera, une minute de conscience et de contentement. Pour celle qu’elle sera plus tard, pour celle qu’elle a été avant, parce qu’on n’a pas le droit de gâcher ça.

Alors quand Monsieur Pimpin est entré, elle a laissé la mélodie en suspens et s’est levée du tabouret de son piano. Le TG caché derrière son dos, elle a embrassé son mari et lui a dit qu’elle jouait pour son bébé parce qu’il allait être papa. Et elle lui a tendu le TG. Il ne s’y attendant pas parce qu’elle avait tu ses interrogations des derniers jours, parce qu’il pensait que la dead line ne serait que deux jours plus tard. Alors pour la première fois dans sa vie, il a eu cette jolie surprise, entendu ces jolis mots, ceux que prononcent les autres, les gens normaux. Et il a serré très fort sa femme dans ses bras.

Ils le savent bien les Pimpin que tout est incertain. Que dans ces mots il y a presque de la provocation envers DNLP. Qui d’autre, mieux qu’eux, peut savoir à quel point le fait qu’un TG vire ne garantit pas que le Monsieur sera papa… Mais rien ne peut le garantir… Alors il faut juste vivre au jour le jour et tirer de chaque moment ce qu’on peut y trouver de meilleur.

C’est aussi pour ça que Madame Pimpin a décidé de ne pas faire de prise de sang, enfin plutôt de ne pas se faire délivrer les résultats de la prise de sang faite tout à l’heure. Le résultat ira directement chez le Caméléon. En parallèle Madame Pimpin prendra rendez-vous avec lui pour d’ici deux ou trois semaines, pas avant qu’on soit supposé voir quelque chose à l’écho. Si d’ici là quelque chose va vraiment mal (saignements ou douleurs), ce n’est pas une pds qui sauvera la situation et il sera assez tôt d’aller aux urgences. Si le taux est inquiétant, le Caméléon l’appellera. Si d’ici là Madame Pimpin se met à baliser, elle prendra RDV avec le Maître Reiki. Si d’ici là tout se passe bien, eh bien, tant mieux, hein.

Alors voilà. Le follicule en patate, pour le moment, a fait le job. Étrangement, Madame Pimpin se sent très calme. Lucide et calme. Et c’est sûrement bien meilleur pour elle que d’aller se stresser la vie en faisait des courbes de BHCG comme l’année dernière. Seul l’avenir nous dira si la Patate est vraiment là et si elle décide de pousser, mais une chose est bien sûre : que quelqu’un s’approche prématurément de moi avec une seringue de MTX, et je le tue à mains nues, et avec mes dents, et je n’en laisserai rien.

Ironie.

17dpo. On est à trois heures de l’échec d’IAC1. La tension est à son comble. Et l’ironie est incroyable aujourd’hui.

Ironie de la vie qui décide que U. se fait plaquer après deux ans, comme un chien, alors qu’elle est un adorable petit bout de femme respirant la tolérance. U. n’a pas desserré les dents. Elle est restée belle et digne. Ironie de cette même vie qui rend au même moment N. odieuse avec son homme, et le reste de son entourage au passage, N. qui s’invente de faux problèmes, qui impose à tous ses amis de s’improviser psy exclusifs et disponibles H24.

Ironie de la vie qui veut que si ce soir Monsieur Pimpin était chafouin, c’est parce que B. lui a annoncé qu’il allait être papa. B. et R. se connaissent depuis moins d’un an. R. est stérile ou presque. Le bébé n’était pas à l’ordre du jour, mais quand ce serait le cas ce serait case PMA directe. B. et R. qui viennent d’emménager à Village sur Mer (chouette des amis zéro risque, qu’ils s’étaient dit), et qui il y a deux semaines ont demandé aux Pimpin le numéro de leur médecin traitant. C’était pour ça (quand Madame Pimpin ira mieux on reviendra sur cette histoire, elle a du bitchage en stock). Au même moment dans la chaumière, Madame Pimpin a mal. Son ventre annonce l’imminence d’un nouvel échec. Elle qui n’a soi disant aucun problème, qui devait se retrouver enceinte facilement une fois le petit coup de mou du spermo compensé par l’eau de cologne.

PUTAIN LA CIGOGNE, TU T’ES TROMPE DE MAISON, T’AS FUME OU BIEN ?

17dpo et Madame Pimpin est tétanisée. Elle n’a pas la force de tester pour en finir et d’affronter ensuite la dernière journée de la semaine. Disparue la force, disparu le courage.

Le bout des nerfs.

La balle est toujours armée dans la main du camp adverse, Lisbeth se les caille dans son short trop large et Britney vient de finir de flinguer son top coat glitter, du bout des dents, bientôt ses ongles seront nus. Pendant ce temps là Madame Pimpin tremble toujours.

Pendant ce temps là Madame Pimpin mène une vie infernale.

Deux heures d’attente dans le froid sur un banc hier matin parce que le train pour Frite -Ville était en retard, après une mauvaise nuit, un réveil à 4h30, départ a 5h30, et un avion plein de gougniafiers.

Des réunions qui s’enchaînent toute la journée, il faut lever le ton pour préserver les intérêts de la Grande Boîte pourtant la voix est cassée par le stress et la vilaine crève qui rend tout très chiant, et les pensées sont à des lieues de cette bouffonnade civilisée.

Un train pris après une course folle, coup de sifflet du chef de gare, valise, ordinateur, tout porté a bout de bras et a l’arrache et toujours cette maudite crève. Journée de 15 heures.

Une traversée de Grande Ville au pas de course entre averses glacées et metros bondés. Les pensées maniaques orientées sur une seule question, la terreur dans le ventre.

Une bulle de répit, la simplicité d’un repas simple mais élégant dans un endroit joli, avec une chouette amie. Secrets partagés, parler d’autre chose, sourire, rire, certaines bonnes choses ne prennent pas d’âge.

Une nouvelle nuit très mauvaise, nouvelles réunions, courbettes, nouveaux rush a travers les artères bouchées d’une ville saturée, puis nouvelle cavalcade dans ses entrailles. Un avion pris in extremis, le dernier de la journée, qui à l’heure ou elle t’ecrit ramène Madame Pimpin à Village Sur Mer. Il fend la nuit comme un couteau, elle ecoute Nina Simone. Il la porte et la berce doucement, bienveillant. Enfin de la bienveillance.

Demain soir, ce sera le soir ou l’IAC1 avait échoué. Alors la balle, dans la main du camp adverse, reste une plus que probable menace. Elle la sent venir comme si l’espace était déjà modifié par la trajectoire qu’elle s’apprête à prendre.

Mais ce soir Madame Pimpin est reconnaissante envers l’ordre des choses. Si depuis 3 jours elle en mange plein les dents, ce n’est rien. Pas grave. Rien de mauvais qui vaille qu’on s’en souvienne demain. Ne restera que le beau dîner et quelques chouettes sms échangés, quelques mails apaisants reçus de douces mains.

La seule chose qui pouvait vraiment atteindre Madame Pimpin n’a pas eu lieu. Elle sera dans sa zone de confort quand le J1 arrivera. Pas dans le métro. Pas seule dans la foule. Pas dans une triste chambre d’hôtel impersonnelle et froide. Pas en train de se battre comme une chiffonnière pour la Grande Boîte. Une belle mort se dessine pour le onzième cycle de cette tentative d’obtenir une troisième grossesse. Une mort douce, parmi les siens.  et il le mérite bien.

L’avion se pose juste quand il faut, doucement et avec bienveillance.

Hand Ball.

De toute sa vie, Madame Pimpin a rarement vécu d’expérience plus traumatisante que de séjourner dans une cage de Hand Ball. Si tu es un peu maladroite comme elle, et de surcroit pas très vive, tu dois bien comprendre cette sensation d’être plantée là, à la merci de la grosse patate que tu vas irrémédiablement te manger dans la face, que même l’esquiver t’es trop nulle pour y arriver, et que tu voudrais courir pour y échapper sauf qu’il y a toute la 4eme C en face de toi et que tu as un minimum de standing à assurer.

Bon. Eh bien les trois premiers jours de cette semaine ressemblent un peu à ces chouettes moments passés à attendre de se manger une balle de Hand Ball en pleine face.

Il y a d’abord eu l’évaluation chefesque, exercice annuel. Ah on en a déjà parlé, du Chef Sympathique. Autant te dire que hier matin Madame Pimpin s’est pointée au boulot la mort dans l’âme. Mais pourtant, figure toi qu’elle a arrêté le but ! Evaluation passée haut la main, notation maximum. Et de un. Si quota il y a on est mal.

Et puis il y a eu hier après-midi. Une classe de 20 djeuns endormis à qui il a fallu faire cours pendant 4 heures (______________________) (minute de silence en l’honneur de Lucette qui gère haut la main ce genre d’exercice). Horreur, en arrivant, Madame Pimpin s’est rendue compte que le responsable pédagogique, peinant probablement à trouver des intervenants, lui avait un peu survendu ses pioupious : ils n’avaient, pour la plus grande partie, jamais entendu parler du sujet que Madame Pimpin venait leur présenter. C’était une première expérience du genre pour Madame Pimpin et c’était super paniquant d’autant que ces jours ci elle ne tolère que la présence de son mari et de son chat. Même aller acheter du pain, c’est hyper violent pour elle. Et pourtant figure toi qu’elle a arrêté le but ! Tremblante face aux élèves elle a réussi petit à petit à les intéresser, à leur faire intégrer son charabia, et au moment du cas pratique elle n’arrivait plus à les arrêter ! Et de deux. Si quota il y a, on est vraiment mal.

Ce matin, c’est avion à 6 heures du mat, direction Grande Ville, puis Frite Ville, puis Grande ville à nouveau demain. Ce matin, c’est 15dpo, le quota de balles arrêtées et probablement atteint, J1 peut débarquer à tout moment et venir exploser dans la face tremblotante de Madame Pimpin qui l’attend dans sa cage. Avec l’Utro, il n’y a pas de préavis, il arrive, point.

Alors elle a essayé de se blinder le moral. Elle a essayé de se dire que quoi qu’il arrive elle allait survivre. Mais ce n’était pas convainquant. Elle a donc fini par convoquer ses deux copines.

Cette fois, elles se taisent et ne se disputent pas. Cette fois elles ne supposent rien, elles sont juste là, à côté. Elles tiennent la main de Madame Pimpin et elles seront là au moment de l’impact. Lisbeth a sorti son short et ses hautes chaussettes de sport, elle a même enlevé ses piercings. Britney a sorti sa jupe plissée et ses socquettes de tennis. Madame Pimpin a peur mais elle sait qu’au moment de l’impact, Britney lui fera un gros bisou et lui donnera un cupcake à la violette. Elle tremble mais elle sent que quand ses os se briseront, Lisbeth posera sa main froide sur son épaule, lui murmurera de rester digne bordel, puis lui servira une grande rasade de vodka.

C’est cool quand même d’avoir de vrais amis pour faire du sport, non ?

PS : Aujourd’hui et demain Madame Pimpin sera busy busy. Excuse d’avance son laconisme quand elle viendra t’annoncer la défaite. Ce sera court et ce sera pas lol, mais plus que jamais elle aura besoin de ton épaule virtuelle pour pouvoir virtuellement chialer sa race, tandis qu’IRL elle devra garder la face devant les Gougniafiers réunis et quelques industriels malotrus.

My Little PMette Box.

**  Billet inspiré par un commentaire de Milie à propos de ça **

Ce billet est très sérieux et s’adresse aux créateurs des Little Box(es). Nous les Pmettes de France, de Navarre et d’ailleurs, on voudrait des trucs rien que pour nous. Alors si vous êtes bien mignons, et comme c’est un marché porteur rapport au fait que l’infertilité gagne du terrain, la pollution, le stress, le tabac, la malbouffe, tout ça, vous allez nous pondre une Little Pmette Box juste pour nous, d’accord copain ?

Alors dans notre Little PMette Box, tu vas nous mettre :

–          Des seringues et des aiguilles, des mouchoirs, des TG et des TO. Ca c’est pour la base.

–          Des vaniuches et du PQ blanc (ça c’est pour la surveillance spottesque).

–          Une Mooncup qui chantent « I’m Still Standing » d’Elton John, quand on les enlève (ça c’est pour le moral).

–          Du chocolat (pour assurer un moelleux minimum au niveau des zones de piqûre.)

–          Du vernis à ongle (ça passe le temps).

–          Du mascara waterproof (bah oui hein. On chiale pas mal nous).

–          Un chat (tu te démerdes pour la logistique).

–          Un agenda avec affichage des jours du cycle.

–          Des culottes numérotées en DPO (histoire de pas se dévisser la rétine pour rien à 3DPO).

–          Un thermomètre qui raconte des blagues.

–          De la vodka.

–          Des fringues mais pas n’importe quoi : chaussettes, jupes, robes, écharpes. Cherche pas à comprendre.

–          Un coffret DVD contenant l’intégrale des Chtis, « Là Haut », « Vipère au poing ».

–          La compil’ de la PMette*.

–          Un voiture neuve / un Ipad / un séjour pour deux aux Maldives / un gros solitaire en diamant… Surprends nous bordel.

Prix d’appel dans les 20 boules (je te rappelle qu’une partie d’entre nous se fait régulièrement essorer le compte en banque rapport à des FIV DO / DPI / examens pas remboursés / dépassements d’honoraires…).

Voilà ! On vous donne le concept, à vous de jouer Messieurs. Pour les adresses de livraison, voir avec Julys ;)

* Playlist de PMette (toutes les suggestions sont les bienvenues) :

« Dernière Danse » (Indila)

– « Déjeuner en Paix » (Jean-Louis Aubert)

– « Siempre me quedara » (Bebe)

– « Pas toi » (Jean-Jacques Glodman)

« Blizzard » (Fauve)

« J’veux un Enfant » (Brigittes)

« I’m still standing » (Elton John)

– « Don’t Worry Be Happy » (Bobby Mc Ferrin)

La bouche des enfants.

Il y avait deux petites filles parmi tout un troupeau d’enfants, dans un car scolaire s’en revenant du parc animalier. L’une des deux petites filles portait un pull rose. L’autre petite fille portait un chemisier à carreaux. Elles étaient amie toutes les deux, déjà depuis trois ans, la moitié de leurs petites vies.

Le car va bon train, les enfants sont joyeux, agités, peut-être un peu fatigués de leur journée aussi. Un peu surexcitée, la petite fille au pull rose s’anime tout à coup et se précipite sur la fenêtre du car. Regarde, regarde ! S’exclame-t-elle toute fière à l’attention de son amie. C’est là que travaille mon papa.

La petite fille au chemisier à carreaux, un peu impressionnée par l’immensité du bâtiment en question, cherche quelque chose d’intéressant à lui répondre. Et ben moi, mon papa il travaille dans le collège des grands.

Pull Rose : – « Eeeeh n’importe quoi, ton papa il travaille pas d’abord il est à la retraite, il n’a même plus de cheveux ! ».

Chemisier à carreaux : – « Ben si hein il travaille, et puis il a quarante et un an il est pas à la retraite. »

Pull Rose : – « Han mais il est vachement vieux, moi mon papa il a trente ans. Ton papa quand tu iras au collège des grands, il sera un papy. »

Un peu plus loin, une dame écoute la conversation. Les deux enfants ne la remarquent pas. La dame sourit aux paroles de la petite fille au pull rose et ne perçoit pas la méchanceté dans les propos. Les mots de la petite fille au pull rose l’on fait sourire, elle ne semble pas voir pas le mal. La dame a vingt-neuf ans. Elle est la maman de la petite fille au pull rose.

Vingt-quatre ans plus tard, la petite fille au pull rose ne se rappelle pas de cette conversation. Mais on la lui a répétée, alors elle se l’est réappropriée et pourrait en restituer chacune des émotions. L’excitation du car, la fierté de parler de son papa, et la sincérité quand elle disait que le papa de l’autre petite fille était un vieux.

Vingt-quatre ans plus tard, la petite fille au pull rose va sur ses trente et un ans.

Elle ne se voyait certes pas déjà jeune maman d’une petite fille de six ans à trente et un ans.

Elle ne se voyait pourtant pas maman d’une petite fille de six ans à quarante et un ans.

Ce qui est bien loin d’être gagné.

Quand elle repense à ces mots d’enfant qui furent les siens, elle frissonne face à tant de présomption.

Elle sera probablement une « vieille maman » selon les critères de la petite fille au pull rose. Ce créneau de dix ans à l’échelle d’une vie, fait-il une si grande différence ? Non… Et ce n’est pas la question, ce n’est pas ce que Madame Pimpin cherche à démontrer. Ce n’est assurément pas l’âge qui fait de bons ou de mauvais parents.

Aujourd’hui, les prétentions de la petite fille au pull rose sont réduites à peau de chagrin, la seule chose qu’elle soit encore en droit d’espérer (et crois moi elle mesure sa chance de pouvoir encore espérer cela) c’est d’être mère tout court, un jour. La leçon d’humilité fut bien longue à venir, le temps que la petite fille au pull rose apprenne un peu la vie et devienne Madame Pimpin, qui ne prétend pas tout savoir encore, mais qui sait à présente qu’il faut se méfier de ce qui sort de la bouche des enfants.

Reiki #4.

Jeudi c’était Reiki. Je te le dis tout de suite, il s’est passé un truc étrange pendant cette séance de Reiki.

  • La papote préalable.

Madame Pimpin ressitue l’avancement des choses et commence par un lapsus : on a fait une IAC le 13, IAC qui a fonctionné… Euh pardon, je veux dire l’acte médical a bien fonctionné on a pas eu encore le résultat. Bon ça a bien fonctionné mais c’était très douloureux blablabla… Sors tes rames Madame Pimpin…

Madame Pimpin raconte le rêve où elle délaissait son bébé pour mieux profiter du concert auquel el assistait. Le Maître Reiki lui demande son interprétation. Madame Pimpin y voit :

–          La peur d’être une mauvaise mère, cultivée par cette attente qui dure si longtemps et laisse le champ libre à bien des interrogations. Le Maître Reiki lui répond qu’il n’y a pas de mères parfaites, qu’il ne faut pas cristalliser sur cette notion de perfection. Que les enfants rois à qui l’on cède tout ne font pas de meilleures personnes, qu’il ne faut pas tout faire pour son enfant. Juste faire ce que l’on peut.

–          L’infertilité comme une punition, une sorte de purgatoire dans lequel l’Ordre des Choses la laisse végéter le temps que son vilain état d’esprit évolue assez pour mériter de devenir maman. Le Maître Reiki oriente un peu la conversation sur le pourquoi du mauvais état d’esprit. Madame Pimpin ne le dit pas mais elle repense au sentiment de culpabilité ressenti dernièrement à propos de l’avortement quand elle s’est sentie obligée de justifier des raisons pour lesquelles oui, elle aurait avorté si il lui était arrivé d’être enceinte à un moment où elle considérait qu’avoir un enfant n’était pas possible (putain mais j’imagine même pas le mal que ces inquisitions peuvent faire à celles qui ont vraiment du se retrouver dans ce cas. Et ça me refout en rogne. M’enfin on va pas relancer le débat ça suffit comme ça). Ensuite elle lui parle de celle qu’elle était au début des essais. Son refus de l’allaitement. Ses critiques concernant le congé parental. Ce sont les deux points sur lesquels elle a le plus changé, mais il y a des tas de petites choses dans le fond qui font que cette attente l’a transformée.

–          Le Maître Reiki lui demande ce qu’elle pense de cette attente. Naturellement et sincèrement, Madame Pimpin lui répond que cette attente l’aura probablement rendue meilleure. Par prudence au cas où DNLP l’écoute, elle rajoute que ça ne vaut que pour le cas où ça finirait par fonctionner bientôt, et pas dans des années, sans quoi elle finirait par s’aigrir. Mais oui, il faut bien admettre qu’elle en est convaincue. Jusqu’ici le temps n’a pas été son ennemi. Et encore moins l’ennemi du bébé qui viendra peut-être un jour.

  • Le pendule.

Le pendule est plutôt sage. Madame Pimpin s’ennuie un peu pendant que le pendule oscille au dessus de la représentation du corps humain. A un moment Madame Pimpin se concentre sur le pendule en lui demandant de tourner si elle est enceinte. Une fois ça marche. Deux fois ça marche. Troisième fois, il désobéit. Mouerf. Connard de pendule.

A la fin du pendule, le Maître Reiki demande à Madame Pimpin si elle se sent plus les pieds sur terre en ce moment. Elle prend un peu de temps et répond que dans un certain sens oui, surtout dans sa façon de vivre l’attente cette fois-ci. Moins de questions existentielles. Plus de confiance dans la technique et dans son corps. Plus de confiance en elle concernant sa réaction en cas d’échec. Une attente moins investie qui du coup passe plus vite. Dans les autres domaines aussi, l’impression de s’être débarrassée d’une partie des questions existentielles qui lui polluaient l’esprit. L’impression d’être là à sa place, faisant ce qu’elle peut, et s’en satisfaisant. Dans le boulot comme dans les relations aux autres. Il hoche la tête et lui dit qu’effectivement il la sent « plus connectée ».

  • La manip.

Encore cette fois, l’heure de manipulation passe à la vitesse de la lumière, un quart d’heure en temps ressenti. Aucune senstation physique cette fois. Pas de chaleur dans les yeux ni de tiraillement dans l’utérus.  Ses pensées se baladent, tantôt du côté de son utérus, qu’elle essaie d’encourager au cas où quelque chose soit en train de s’y passer. Elle pense à l’haptonomie qu’elle aimerait vraiment pouvoir pratiquer un jour. Puis elle se balade dans un décor magnifique, au beau milieu des créations de Yosuke Oono (http://www.loftwork.com/portfolios/oonoyusuke) découvertes grâce à Little Miss Shrimp. Le maître Reiki passe les mains sous sa tête.

Elle sent qu’elle plonge plus profondément dans cet espère de coma bizarre. Un étrange image lui apparaît d’abord. Elle commence par la chasser, surprise, car elle ne l’a pas convoquée, l’image s’est imposée, sortant de nulle part. Puis elle saisit une notion d’ouverture, et retient l’image un moment pour mieux la voir. (ouais je sais, on nage en plein délire mais je te jure que c’est vrai et pourtant je suis plutôt sceptique).

L’image représente une sorte de pictogramme lumineux et animé. C’est une sorte de portail noir, plongé dans le noir, qui ne se distingue que par ses contours derrière lesquels on distingue une lumière jaune. Très nettement, d’un mouvement lent mais bien franc, le portail s’ouvre vers le bas, laissant progressivement passer la lumière. Truc de ouf nan ?

  • Le débrief.

Le Maître Reiki demande ce que Madame Pimpin a ressenti. Elle lui parle du portail avec hésitation, l’impression d’être zinzin. Forcément il lui demande de l’interpréter. Forcément, comme une évidence et c’est parce qu’elle le souhaiterait de toutes ses forces, Madame Pimpin lui répond qu’elle y voit le signe que quelque chose s’est ouvert, débloqué en elle. Que peut-être les tiroirs sont à présent rangés. En disant ça, elle baisse les yeux. Peur de paraître comme la fille présomptueuse qui prend ses désirs pour des réalités. Le Maître Reiki lui répond pourtant que son interprétation va dans ce sens également. Madame Pimpin a presque les larmes aux yeux.

On recale une date au 27 février. Le Maître Reiki rappelle à Madame Pimpin que si l’IAC fonctionne, il en faudra quelques unes pour la suite (mouiiii à 50 boules la séance on va pas se quitter comm ça hein ce serait balot). Le problème qu’il semble craindre, ce n’est pas l’infertilité des Pimpin. C’est le risque d’une nouvelle fausse-couche. Gloups. Madame Pimpin elle le sait bien, que quand bien même un jour ce serait gagné, ce ne serait qu’une bataille et pas la guerre. Et quoi qu’il en soit, si ses tiroirs sont maintenant rangés, l’angoisse serait tellement présente malgré tout qu’un peu de coma bizarre ne serait pas malvenu. Note l’emploi du conditionnel au cas où DNLP nous écoute.