Cauchemars.

Voilà deux nuits que Madame Pimpin dort très mal et que son sommeil léger est peuplé de rêves horribles.

Le cauchemar de la nuit dernière n’a pas duré longtemps mais il était très éprouvant. Madame Pimpin se faisait agresser par un type, et ne parvenait à lui échapper qu’en lui disant qu’elle avait accouché en mars. Le type, pris de dégoût parce que dans le monde de ce cauchemar accoucher représente la chose la plus sale du monde, s’en allait en courant comme s’il avait vu le diable.

Le cauchemar de cette nuit était pire, parce que Madame Pimpin a eu l’impression qu’il durait toute la nuit, qu’il se déroulait en temps réel, et que c’était la vraie vie. Au début, ce n’était pas un cauchemar. Madame Pimpin était enceinte, presque au terme, heureuse. Elle était allongée près de Monsieur Pimpin quand elle se rendait compte qu’elle allait accoucher. Le temps que Monsieur Pimpin aille chercher le Docteur Colley (mais noooon, pas lui !) les pieds du bébé étaient déjà sortis. Une partie de Madame Pimpin trouvait ça dégueu, l’autre partie trouvait ça trop mignon. Elle n’avait pas trop mal, c’était gérable, par contre elle était morte de trouille. Le médecin ne savait pas comment s’y prendre parce qu’il n’avait appris à s’occuper que des accouchements par la tête, alors il s’en allait.

Madame Pimpin s’évanouissait. A son réveil, le bébé n’était pas tout à fait né. Encore un effort et ça y était,  un petit garçon. La mère de Madame Pimpin prenait aussitôt le bébé et le donnait à quelqu’un d’autre (une cousine ou je ne sais qui). Madame Pimpin était très contrariée parce que même si ça la dégoûtait elle aurait bien voulu prendre le bébé sur elle tout de suite, elle avait peur que sinon, il ne l’aime jamais. Puis elle se rendait compte qu’il y avait un autre bébé, né pendant qu’elle était évanouie, une fille. A nouveau contrariée parce que personne ne lui avait dit quoi que ce soit, Madame Pimpin demandait à voir sa fille, et chassait tout le monde de la chambre. Monsieur Pimpin partait acheter du lait pour les bébés, parce qu’il avait peur que Madame Pimpin ne soit pas capable de leur donner le sein. Rapport au fait qu’allaiter lui faisait très peur et qu’elle trouvait ça sale.

Une fois seule avec les deux bébés, Madame Pimpin les regardait attentivement. La petite fille était en faite une grosse crevette très vigoureuse (une vraie crevette, avec des antennes et tout) et le petit garçon était minuscule, il mesurait à peine 10 centimètres, il était tout maigre. Ses bras et ses jambes étaient aussi décharnés que les pattes d’un oisillon malade. Madame Pimpin avait peur de les casser, peur de les faire mourir avant qu’ils soient assez grands pour ne plus craindre ses maladresses. Et pourtant elle ressentait déjà de l’amour pour ces deux créatures qui ailleurs que dans un rêve l’auraient juste épouvantée. Le réveil a sonné à ce moment là, avant le retour de Monsieur Pimpin, alors que les deux «bébés» hurlaient de faim et que Madame Pimpin ne savait pas quoi faire.

Ce serait rigolo comme cauchemar s’il n’avait pas profondément angoissé Madame Pimpin. Ce sont de vieilles appréhensions qui refont surface. Plus jeune, Madame Pimpin trouvait ça vraiment dégueu les accouchements, elle se disait qu’elle ne voudrait jamais passer par là pour avoir des enfants et que la seule solution serait l’adoption. L’allaitement aussi lui semblait contre-nature, barbare. Et puis elle s’est souvent dit qu’elle ne serait peut-être jamais capable de bien s’occuper de tous petits bébés sans les casser, dès lors qu’il s’agirait des siens. Peur de perdre ses moyens et de ne plus savoir faire les gestes qu’elle connait pourtant depuis longtemps. Elle pensait s’être débarrassée de ces angoisses stupides depuis longtemps et voilà qu’elles refont surface, accompagnées d’une nouvelle angoisse, celle de ne jamais réussir à mettre au monde un bébé à terme, un bébé en bonne santé, un bébé qui ne ressemble ni à une crevette ni à un oisillon mourant. Et c’est horrible.

Quand on accuse Madame Pimpin de ne pas réussir à avoir de bébé «parce qu’elle y pense trop», c’est à toutes ces angoisses qu’elle pense. Longtemps elle s’est dit qu’elle n’était pas normale, qu’elle devait bien être la seule femme au monde à avoir peur d’accoucher un jour, à trouver l’allaitement super weird, et à craindre de ne pas savoir s’occuper de ses enfants. Depuis qu’elle galère, elle s’est même dit plusieurs fois qu’il n’était pas improbable qu’elle se bloque toute seule à cause de ses angoisses. Ou que la nature la punisse.

Et puis elle a lu Simone de Beauvoir, qui dans «Le Deuxième Sexe II» aborde presque tous ces points, en parle comme de choses relativement normales. Elle explique que lorsque les «fillettes» (6 à 14 ans) sont élevées sans «castration», c’est-à-dire dans la liberté totale de se comporter comme un garçon ou comme une fille, la puberté et donc le spectre de la maternité leur apparaissent comme des choses d’une violence inouïe, un carcan étouffant. C’est un passage encore plus traumatisant pour ces «fillettes» qui n’ont pas été «castrées», «mutilées», que pour celles que l’on a forcées à devenir des filles à un âge beaucoup plus jeune (tenues vestimentaires, orientation des jeux, canalisation du comportement…).

Madame Pimpin a été élevée sans contraintes, au grain et en plein air. Petite, personne ne l’obligeait à porter des robes, personne ne s’étonnait qu’elle préfère jouer dehors plutôt que de coiffer des poupées, personne ne lui en voulait de détester le rose. Ado, elle avait le droit de fumer à la table des adultes et de boire un verre de vin de temps en temps. Elle a eu tout le loisir d’oublier qu’elle n’était pas un garçon, d’oublier qu’elle était vouée au même destin que sa mère : s’occuper de la marmaille et de la maison. Et puis ça lui est retombé dessus brutalement avec la puberté. Rappel à l’ordre d’autant plus cinglant qu’au même moment, la mère de Madame Pimpin donnait naissance au petit frère. Madame Pimpin trouvait ça obscène, ce gros ventre, ce nourrisson tout rouge qui tétait goulument. Madame Pimpin ne pouvait même pas soutenir du regard la vue de sa mère allaitant le bébé. C’était insupportable. Alors pendant 5 ans, elle a détesté sa mère, méprisé les femmes au foyer. Elle a tout fait pour conserver toute la liberté qu’ont les hommes, elle a tout fait pour s’assurer d’être économiquement indépendante, et elle est partie, croyant avoir réussi à se débarrasser de tout ça.

Avec le temps elle a arrêté de d’en vouloir à sa mère, le petit frère a grandi, elle a fini par considérer qu’être mère au foyer pouvait aussi être un choix et pas seulement une voie de garage, et aujourd’hui elle donnerait tout pour avoir un bébé à allaiter. Seulement voilà, il semblerait que DNLP elle, n’en ait pas terminé, il semblerait que Madame Pimpin doive payer très cher les mauvaises pensées de son adolescence. Il semble que le sujet de conversation de la prochaine consultation chez Docteur Roots, la psy-hypnothérapeute-naturothérapeute, soit tout trouvé. On va causer féminisme, karma, cauchemars et blocage psychologique. Fort à parier qu’elle sera ravie de vider le cerveau de Madame Pimpin de toutes ces croyances ridicules. Espérons que ça fasse partir les cauchemars, parce que rêver toutes les nuits que tu es enceinte quand tu n’as jamais été mère et que c’est ton désir le plus cher, au bout d’un moment ça devient usant.

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29 réflexions sur “Cauchemars.

  1. Ne serais tu pas en DPO pour avoir ces rêves si violents ? Je demande parce que chez moi les nuits sont agitées seulement après l’ovulation.
    Pour le contenu de ces rêves, je comprends que cela t’ait remué, c’est beaucoup d’événements pour un seul rêve et beaucoup de détails. Et puis tu as l’explication du pourquoi de ce rêve, ce sont tes peurs qui s’expriment. Je ne crois vraiment pas que ton inconscient puisse bloquer ton corps et t’empêcher d’avoir le bébé que tu attends mais je pense que tu as raison de vouloir aborder ce sujet avec Docteur Roots, cela t’aidera forcément. Il faut que tu poses ces peurs quelque part pour les comprendre et t’en débarrasser.
    Je t’envoie plein de jolis poussières de sommeil pour que cette nuit te laisse en paix.
    Gros bisous !

    • Bah, je dois être en DPO je suis à peu près à J23 mais avec le spotting de marde j’ai des doutes sur mon dernier J1 et je ne sais pas quand comptabiliser le prochain (pas cool vu que je dois commencer le traitement pour le huhner à J1…) Bordel avant en DPO je faisais surtout des rêves olé olé, c’était mieux !
      Je ne pense pas non plus que ce soit ça qui me bloque, mais je sens que ça me fait culpabiliser parfois ces vieilles peurs. Merci pour les jolies poussières ! Avec la journée d’aujourd’hui à Grande Ville (réveil à 4h30) (oui mon post était programmé, la vilaine :) ) j’espère dormir mieux cette nuit !
      Gros bisous à toi aussi et merci <3

  2. Moi je t’avoue que le jour où nous aurons notre Petit Oeuf bah l’allaitement ça me révulse … Je sais pas, je dis peut être ça maintenant mais pour moi les seins c’est pour l’intimité d’un couple [oh la coquine ! ] . Savoir que la bouche d’un bébé viendra me téter et me tripoter ça me fait pas envie du tout… C’est peut être bizarre d’écrire ça et de penser ça mais c’est la vérité… Et pourtant je crève d’envie d’avoir mon Petit Oeuf, pour des milliards d’autres raisons, mais pas pour celle là !

    • Pour être tout à fait honnête, il n’y a pas si longtemps que je ne suis plus écoeurée par la pensée de l’allaitement (sauf quand je vois des gens le faire). Au début de ma première grossesse, j’avais même dit à mon médecin traitant qu’il était hors de question que je le fasse. Et quand cette grossesse s’est finie en catastrophe, mes sentiments avaient complètement changé. Je pense que la maternité accomplie change encore plus… Après faut voir sur place, je suis pas à l’abri de rechuter parce que clairement quand je pense « nichon », pour le moment la première association d’idée qui me vient c’est « sesque »‘ :) en tous cas tu me rassures, je me trouve moins bizarre ! Ah, vivement qu’on en soit à considérer ces questions. Des bisous !

  3. Et bien, ‘sont pas drôles tes cauchemars…
    C’est sûr qu’il fait en parler à qqn, histoire que ça sorte ailleurs que la nuit tous ces soucis.
    Bises !

  4. Je compatis pour les cauchemars ma belle, ça n’a pas du être drôle.

    Pour le reste, je comprends tout à fait tes craintes et des angoisses, mais DNLP ne te punie pas de tes mauvaises pensées j’en suis sûre. Je le sais car moi, plus jeune, j’étais tout l’inverse, rêvant d’être enceinte, rêvant d’être mère, passant mon temps à m’occuper de bébés. Ne m’intéressant tellement pas aux garçons que je me demandais comme j’allais en faire, des bébés!!!

    Et pourtant, je suis punie aussi. Alors tu vois…

    • Merci Gribouillette. Je sais bien que tu as raison, on est pas « punies » on a juste pas de bol de devoir traverser ça. C’est juste ces idées fixes de karma et de culpabilisation qui me tournent toujours plus ou moins dans la tête, et il faut que je m’en débarrasse. L’écrire est une façon de le « purger » mais ça ne suffit pas, j’en parlerai à Dr Roots.
      Je croise les doigts pour toi !!!

  5. L’attente ça rend fou ma pauvre Micheline…

    Moi aussi je pensais être punie. Rapport à une IVG avec un chéri précédent, parce qu’il voulait pas d’enfant. Quand je suis partie (vu que moi j’en voulais 12, des enfants), il m’a dit: « Avec le prochain, si tu l’aimes aussi fort que moi, tu seras enceinte très vite ».
    Donc persuadée que:
    1/ Il m’avait jeté un sort
    2/ J’aimais pas mon Dawling assez
    3/ J’étais punie d’avoir avorté.
    Voilà voilà…

    Et sinon, ce genre de cauchemars, en plus moi à ta place je me dirais que c’est un symptôme de grossesse – bonjour je pense entâmer une cure afin d’arrêter doctissimo.

    Des tas de bisous en tout cas, j’espère que tes angoisses vont s’apaiser très vite.

    • Oh Drenka c’est terrible qu’il t’ait dit ça ! Comment traumatiser une Micheline… Si j’avais pas tant de spotting je me serais peut-être aussi dit que c’était des signes… Mais là, c’est mort.
      Une bonne journée par là-dessus et ça va déjà mieux.
      Des gros bisous à toi aussi !

  6. Madame Pimpin, si TOI tu devais être « punie », je pense que bien peu de femmes « mériteraient » de connaître la maternité… Perso, la nuit (en cauchemard hein…) j’ai déjà frappé une femme enceinte. J’ai honte de l’écrire, mais si cela peut rassurer quelqu’un sur son karma…
    Puis franchement, si la vie était « juste », on l’aurait vu là !!

    • C’est ce que je me dis quand je suis « lucide », que quand même, il y a des sacrées tarées dans la nature et elles pondent à tour de bras. C’est clair que c’est pas juste. Alors toi aussi tu fais des rêves trash ! Eh ben tu sais quoi… ça me rassure :) Bisous Milie

  7. Moui, elle a pas tout faux, la Simone : moi aussi j’ai été élevée au grain en liberté, à monter dans les arbres et construire des chateaux forts en lego, et aussi à faire la vaisselle et le ménage mais pas plus que mon frère, et la puberté a été une épreuve violente avec même une grosse part de honte et de rejet.
    Pourtant il y a peu j’ai reçu un véritable trésor, deux petites filles que j’allaite sans me poser de questions, et l’accouchement ne m’a pas du tout fait peur (et s’est d’ailleurs très bien passé). C’est peut-être parce que de part mes connaissances en biologie je me sais et me sens mammifère donc je trouve tout ça normal. Comme quoi tu es tellement intelligente que tu es trop éloignée de l’animal, pour ne pas avoir peur d’accoucher ou allaiter faut devenir un peu plus bête dans tous les sens du terme ;)

    • <3 <3 <3 ouh tu m'as touchée-coulée et tiré une petite larme !
      J'espère que l'instinct animal reprendra le dessus quand les questions existentielles laisseront place à un peu de tendresse et que j'aurai autre chose que mon nombril à contempler :)
      Sur ce coup là, la Simone m'a décomplexée autant qu'elle m'a fait cogiter !
      Des grosses bises à toi et à tes merveilles, poulette au grain !

  8. Tu es complètement normale, ou alors on est beaucoup de névrosées !!
    J’ai aussi une peur bleue de l’accouchement, je n’imagine pas être capable d’allaiter et savoir si je saurais gérer un petit être rien qu’à moi je terrifie. Malgré tout je meure d’envie de connaitre tout ca (sauf l’allaitement… je n’arrive pas à l’envisager je ne sais pas pourquoi), et je crois que tant qu’on ne porte pas ce petit bout nous sommes loin de savoir ce dont nous sommes capables.
    Bises.

    • :) Alors on est normales… Peut-être que c’est seulement qu’on a beaucoup beaucoup beaucoup trop de temps pour se poser des questions. Sûr qu’on en sera capables. Bises Little Wife !

  9. Oh la la, quelle nuit mouvementée tu as dû avoir! Quel cauchemar… Le monde onirique est étrange, tu te réveilles transportée par tes émotions, tu essaies de trouver le signification à tout cela, tu penses avoir compris… Ces angoisses ne réapparaissent pas pour signaler un quelconque blocage, mais parce que putain que c’est dur tout ce que tu vis et qu’il faut que ça sorte quelque part (note l’utilisation de « putain » qui ne fait pas du tout partie du voca québécois…). Si ce n’est pas dans tes larmes que ça sort, c’est dans tes cauchemars!
    Si tu savais les nuits agitées que j’ai eu après mon 2e essai de FIV raté: il y avait des corps démembrés, du sang, des gens qui me poursuivaient pour me faire du mal… Ça se replace peu à peu…
    Bises

  10. Ah ces cauchemars… si notre esprit pouvait un peu nous laisser tranquille quand on dort…mais en se formulant dans nos nuits, les angoisses « sortent » et tu peux ainsi trouver des armes pour les combattre !!
    Sinon je te rassure, j’ai pas été élevée « au grain » mais j’ai plus ou moins les mêmes flippes: accouchement, allaitement, ne pas assurer pour mon bébé etc… je crois que tout ça est bien normal au final, c’est le contraire qui ne le serait pas !
    Pleins de bises

  11. Coucou Madame Pimpin ! Moi j’ai eu trois enfants, et je n’en ai allaité aucun (si on excepte les première 24 heures foireuses avec ma fille au bout desquelles je me suis dit « plus jamais ça ! ») et je crois que je suis une Maman à part entière quand même… En tout cas, mon karma a du souci à se faire avec des trucs bien pires que ça !
    Pour ce qui est d’avoir peur de ne pas savoir s’occuper d’un petit… je dirai qu’au contraire c’est un signe qu’on est prête à s’y mettre ! S’il y avait un mode d’emploi ça se saurait, autant ne pas imaginer d’avance que tout coule de source :-)
    Et enfin, si c’était ton karma qui posait problème, je crois que ton docteur ne t’aurai pas donné de nouveau rendez-vous :-))) (m’étonnerait qu’il détecte les karmas foireux dans les prises de sang !)
    Voilou, j’espère que la nuit prochaine sera meilleure :-) Des bises :-)

    • :) dans l’absolu ça ne m’effraie pas et je suis sûre de savoir faire… ce sont des angoisses profondes qui s’attaquent à mon subconscient.
      LOL la pds pour détecter les karma foireux ce serait bien pratique ! Des bisous !

  12. Comme je l’ai lu dans l’un de tes commentaires, effectivement, je crois que nous avons beaucoup trop de temps pour nous poser des questions. C’est (encore !) l’un des côtés négatifs de la PMA. Mais tu verras, lorsque tu es enceinte, ton corps s’impose à toi tout naturellement. Moi, avant, je ne voulais pas non plus allaiter, je trouvais la maternité très archaïque et cet aspect me mettait très mal à l’aise… Serait-ce une conséquence du manque de spontanéité lié à la PMA ? Je n’en sais rien, en tout cas ma grossesse (qui touche à sa fin) m’a paru beaucoup plus naturelle et facile à vivre que ce que j’imaginais… Ma parenthèse enchantée ! Les transformations de mon corps ont fait évoluer ma vision de moi en tant que maman. Malgré cela, je sais que j’ai gardé quelques réserves (j’évite l’angélisme de la future mère, la niaiserie ambiante qui fait toujours souffrir les nanas dans notre cas et le manque de pudeur qui continue de me choquer).
    Alors, je crois que tes questionnements et tes angoisses sont tout à fait légitimes (le fait de ne pas en avoir le serait beaucoup moins) parce qu’on en a toutes eu. Donc, je crois que tu n’as pas d’autre choix que de faire avec (même si c’est difficile) et, tu as raison, le mieux c’est d’en parler, ce que tu fais très bien. Le naturel reviendra quand tu auras enfin la possibilité de prendre du plaisir et de lâcher prise, lorsque (j’en suis sûre) tu vivras une grossesse sereine !
    Allez, bonne nuit !

    • Ma première grossesse m’a vraiment changée de ce point de vue. Je suis passée de la working girl qui ne prétait pas attention à ça et qui ne voulait abîmer ni son corps ni sa poitrine, à une autre personne prête à toutes les concessions, le plus naturellement possible. Dommage qu’elle n’ait duré que trois mois, les bénéfices s’en sont trouvés quelque peu atténués :)
      Merci pour tes mots rassurants, et pour la dernière parenthèse de ton message, pleine de confiance en l’avenir.
      Bises

  13. Je pense que tu es tout à fait normale! Perso j’ai jamais pu rêver d’un bébé sans qu’il soit minuscule (qu’il tienne dans la main). Les femmes enceintes (jusqu’à qu’à la PMA) m’ont toujours dégoûtée, et je refuse d’allaiter. Après pour la punition.. je rejoins ce qui a été dit, et toutes ces femmes qui abandonnent leur gamin dans une poubelle, ou qui les battent à mort.. elle aurait du ne pas pouvoir être enceintes! Je verrais plutôt ça dans l’autre sens: tu penses avoir qqch à te reprocher, ce qui aboutit à ces rêves compliqués. Tes rêves traduisent tes angoisses.
    Allez zen.. t’as rien à te reprocher!

  14. Je le fais souvent ce cauchemar: j’accouche d’un enfant minuscule qui doit faire à peine 300gr, je le prends dans mes mains jointes mais j´ai peur de le faire tomber. C’est très angoissant je n’aime pas ce cachemar!!
    J’espère que tu n’en feras pas d’autre! Bisous

    • J’espère aussi ! Il a l’air récurrent parmi nous ce cauchemar de bébé trop petit. Ca doit vouloir dire quelque chose ! Et c’est vrai que c’est angoissant… Des bisous !

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