Gratitude.

Non ceci n’est pas encore un come back. Madame Pimpin a encore besoin de rester un peu au fond de sa grotte à soigner ses bobos. L’écriture ne lui vient toujours pas facilement, et là tout de suite, à publier sur son blog, elle se sent un peu à poil devant tout le monde. L’impression, depuis la fausse couche, d’être un escargot qui attend le retour de sa coquille. Mais l’escargot va bien. C’est juste la coquille qui est cassée.

Madame Pimpin s’est donc un peu tiré sur la couenne pour revenir écrire ici rien qu’une fois. Et ce n’est pas que pour te parler d’elle qu’elle est revenue. C’est surtout pour te dire merci.

Merci pour tous ces commentaires qui lui ont valu des torrents de larmes mais qui en même temps lui ont réchauffé le cœur. Elle n’a pas encore pris le temps de te répondre  sur les commentaires de son dernier article, elle ne s’en sentait pas la force et puis l’idée c’était de ne pas revenir, mais elle y mettra un point d’honneur maintenant que ça va mieux. Merci à toi qui ne commentait jamais, toi qui n’as pas de blog, de t’être manifestée quand même. Merci à toi qui es là depuis le début, à toi qui es arrivée en route, merci à toi qui as souffert en même temps que Madame Pimpin et as trouvé la force de lui faire parvenir des mots de soutien malgré tout. Merci à toi qui a pris le temps de lui écrire un mail, ou plusieurs, qui as cherché à prendre de ses nouvelles et apporté du réconfort. Merci à la soixantaine de toi qui continuent de venir s’assurer chaque jour que Madame Pimpin n’a pas pondu un article en douce, ou ne s’est pas barrée discrètement à Bora Bora, une palette de Puregon sous le bras.

Et puis aussi, merci d’avoir parlé sur ton blog de ce reportage que France 4 a diffusé hier, elle serait probablement passée à côté sinon. Là, Madame Pimpin est un peu grillée et bien obligée d’admettre qu’elle continue d’errer sur la blogosphère, en silence. Ce reportage, c’était une chance de pouvoir exprimer à ses proches ce désarroi que l’on ressent, sans avoir à s’exposer par des mots. Madame Pimpin en a parlé à ses amies, à sa mère, sa sœur, et sa grand-mère. C’est marrant, mais seuls les membres de sa famille se sont astreints à mater la télé jusqu’à minuit. Bref. Encore une fois, Madame Pimpin a versé des rivières de larmes, toute seule devant sa télé avec son verre de Madiran (Madame Pimpin a arrêté la vodka, ça la rendait trop triste). Partager l’expérience de ces quatre couples, c’était vraiment très intense émotionnellement. C’est fou comme on se retrouve. C’est fou comme les mots des médecins interviewés ont fait du bien. Et c’est bien dommage que le sujet n’ait pas été jugé assez « bankable » pour passer en première partie de soirée.

Alors Madame Pimpin a eu très envie de remercier les personnes qui ont permis au reportage d’exister. Blandine Maire, pour ce travail si délicat et si brillant, qui brise le silence. Ces couples qui ont livré courageusement leur intimité pour défendre cette cause qui nous est si familière. Et puis merci à Irouwen.

Irouwen, Madame Pimpin ne l’a suivie que de très loin, car au commencement de son blog Madame Pimpin était (encore, ou déjà) une sale petite conne, irritée par les grossesses des autres, toutes les autres (on a sacrément fait du chemin depuis, même si ce n’est pas toujours ça). Donc elle ne lisait pas le blog d’Irouwen et ne s’était pas vraiment penchée sur son histoire, jusqu’à ce que Lily écrive son article « Le don d’Irouwen ». Pour parler de ce don d’ovocytes qui a transformé ces deux vies et qui en a  permis deux nouvelles. Pour témoigner de l’espoir qu’il faut toujours entretenir. A travers cet article, et à travers ce qu’elle a livré dans le reportage, Irouwen a fait un don, à son tour. Un magnifique don, d’une valeur aussi inestimable que peut être celle d’un don d’ovocytes. Un don d’espoir, offert à tant de personnes. Un don que Madame Pimpin a reçu ce soir là, seule devant sa télé avec son verre de madiran. Un don qui l’a fait sortir de sa grotte pour écrire rien qu’une fois, un don qui contribuera dans quelque temps à l’en faire sortir pour de bon, pour reprendre le chemin vers le bébé Pimpin. Un don qui lui passe l’envie d’être une petite conne, de ceux qui font un peu grandir. C’était bon hier d’être seule avec ce verre de vin. Seule, mais tellement connectée avec vous toutes, que vous étiez dans ses pensées à chaque instant, chaque image, chaque phrase qui résonnait en elle. Tellement connectée qu’il aurait été impossible de ne pas chialer et de ne pas revenir pour vous dire un grand merci.

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23 réflexions sur “Gratitude.

  1. Merci à toi d’être comme tu es, tu vas te reconstruire (et ta coquille aussi) car nous sommes plus fortes qu’on ne l’imagine, ce don, reçoit le comme un message d’espoir, vous serez bientôt vous aussi les parents Pimpin, contre vents et marées.
    Toute mon affection,
    mille bisous

  2. Merci à toi Mme Pimpin, d’être toujours présente même du fond de ta grotte, de continuer à penser aux autres en plein dans ta souffrance à toi. Laisse ta coquille se refaire petit à petit – mais essaie de la reconstruire en souple; elle semblera plus fragile vu de l’extérieur, mais elle aura une capacité à encaisser puis rebondir bien plus élevée (tu sais, comme le roseau qui plie mais ne se rompt pas…).
    Je te souhaite tout plein de rire et de soleil dans ton quotidien.
    Bisous

  3. Ma belle, c’est à toi que je dis merci… Tu m’as beaucoup apporté…
    J’espère de tout coeur que tu vas reconstruire ta coquille en ce printemps/été qui va commencer à pointer son nez… Pour revenir avec Monsieur Pimpin encore plus forts, plus amoureux que jamais, et prêts à reprendre le chemin.
    Je pense fort fort à toi.
    Gros bisous

  4. Le printemps est là, la pluie avec, les escargots sortent… Leurs coquilles se reforment pour mieux avancer… Merci pour ce mot touchant… Pensez bien à vous… Des bises

  5. Après toute cette pluie j’espère que tu trouveras bientôt de quoi reconstruire ta coquille. Prends ton temps, prends pas du scotch premier prix.
    Je pense souvent à toi. Bises

  6. Courageux petit chat noir qui hante tout comme moi la blogosphère, c’est beau et c’est grand ce que tu écris! Je te souhaite une convalescence douce et tout le bonheur que tu mérites. Et puis, quand il sera temps, j’espère que tu te laisseras à nouveau porter par l’espoir. Bises

  7. Laisse toi le temps qu’il te faut… J’ai ressenti cette connexion en regardant le reportage moi aussi… Finalement c’est comme un lien invisible entre nous toutes. Ça a quelque chose de réconfortant…
    Je t’embrasse

  8. Pleins de douces pensées Mme Pimpin,et je l’avoue je ne peux m’empecher de passer prendre de tes nouvelles…Prend le temps de te reconstruire et prend bien soin de vous.

  9. Oh Madame Pimpin, tu m’aurais vue avant-hier ! Nous venions de finir de visionner Casino Royale, quand j’ai découvert que tu venais de publier. Je me suis prise pour Biscotte 007, et je suis partie discrètement et rapidement m’enfermer dans les toilettes pour te lire ! Non Madame Pimpin n’a pas changé bien sûr. Et je l’apprécie toujours autant !

    Je trouve incroyable cette symbiose qu’il existe entre nous toutes, ce soutien mutuel. Et d’ailleurs, je penserai aussi bien à vous toutes pendant la rediffusion jeudi prochain.

    Prends le temps dont tu as besoin petite Pimpin. Tu reviendras par ici dans 2h, dans 2 jours, dans 2 semaines, dans 2 mois, ou dans 2 ans, un jour…
    Peu importe, nous te soutenons !
    Merci à toi & Plein de bisous ;)

  10. Pimpim tu me manques… J’espère que tu vas bien, que peu à peu tu sors la tête de l’eau et que tu retrouves un peu d’espoir. Je t’embrasse…

  11. J’ai rejoint la « communauté » il n’y a que trois mois, mais me sens déjà en famille… Les bonnes nouvelles des unes qui donnent beaucoup d’espoir. Cette énergie virtuelle mais si grande et qui nous porte, nous porte… Merci pour tout ça les filles. Merci à toi Madame Pimpin. Ton mot est très touchant. Prend le temps qu’il te faut pour « guérir ». On sera là à ton retour ;)

  12. Je suis heureuse de te lire, je pense souvent à toi et j’espère que tu vas mieux. J’ai ressenti la même chose que toi devant le reportage… ça fait du bien. Merci à toi Madame Pimpin, toi aussi tu participes à tout ça. Grosses bises.

  13. Merci à toi.
    Tant que l’on sent que l’on peut avancer, il faut y aller, en se préservant un minimum quand même.
    Pas facile, mais c’est possible.
    Un chemin est là, mais il faut poser un pied après l’autre pour savoir ce qui se trouve au delà du virage, au delà de la colline…………..
    Bon courage pour la suite

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